Connexion
/ Inscription
Mon espace
Etudes & Enquêtes
ABONNÉS
Partager par Linked-In
Partager par Twitter
Partager par Xing
Partager par Facebook
Partager par email
Suivez-nous sur feedly

[Etude] GP Bullhound publie son premier rapport sur l’activité du secteur SaaS en Europe

GP Bullhound, banque d’affaires internationale et de conseil dans le secteur technologique, publie son premier rapport dédié au secteur SaaS en Europe. Dans une période d’incertitude économique persistante, ce dernier fournit une analyse approfondie des métriques et de l'activité des transactions dans la région pour guider les acteurs de l’écosystème sur la façon de faire face aux défis à venir.

Pour réaliser son étude, la firme londonienne s’est alliée à Sage afin d’interroger plus de 100 fondateurs et PDG d'entreprises SaaS (startups, scaleups et corporates) à travers l'Europe. Ensemble, ils ont analysé les tendances et comparé les indicateurs clés (croissance, rentabilité des capitaux, rétention des revenus…) essentiels pour naviguer dans l’environnement macroéconomique actuel.

« Étant donné que la période en cours a eu un impact significatif sur les valorisations du marché public SaaS, les entreprises publiques, comme privées, se concentrent de plus en plus sur la rentabilité et l'efficacité du capital. L’ensemble des données recueillies indique de forts niveaux de résilience parmi une proportion significative d'entreprises SaaS européennes », affirme Guillaume Bonneton, Partner France chez GP Bullhound.

« Cela explique en partie pourquoi 80% des PDG interrogés considèrent la croissance du chiffre d'affaires comme leur objectif le plus important au cours des 12 prochains mois et que plus d'un tiers d’entre eux prévoient de lever des fonds en 2023 », confirme Joy Sioufi, Partner France chez GP Bullhound.

Des chiffres clés pour un marché paneuropéen en pleine croissance

Le rapport démontre le nombre sans précédent de licornes SaaS européennes créées entre 2021 et 2022. Malgré la baisse du volume des levées de fonds, l'écosystème SaaS européen ne montre aucun signe de ralentissement dans la création de champions sectoriels. En effet, plus de licornes sont apparues au cours des trois premiers trimestres de 2022 qu’au cours des années 2018, 2019 et 2020 réunies.

GP Bullhound explique ce boom par les chiffres : la croissance médiane de l’ARR (revenu annuel récurrent) a doublé, passant de 20 à 40%, lorsque les entreprises sont passées de 20M à 40M€ d’ARR ; si le taux de rétention du CA net est comparable pour les entreprises et les PME, le taux de rétention du CA brut est beaucoup plus élevé pour les entreprises (95%) ; enfin, les coûts de vente et de marketing dépassent les coûts de R&D en tant que proportion du CA à environ 5M€ d’ARR, pour atteindre un pic de 40% du chiffre d'affaires. Cette dynamique positive pousse alors les entrepreneurs et les PDG à envisager une levée de fonds au cours des 12 prochains mois.

Les fusions et acquisitions en forte hausse

L’élan du secteur attire en parallèle les fusions et acquisitions (M&A). Bien qu’il y ait actuellement un ralentissement de l’activité M&A sur le Vieux Continent, le volume des transactions réalisé reste supérieur à celui de 2019 et 2020 combinés. En effet, après la fin de la 1ère vague de la pandémie, le volume des transactions SaaS en Europe a augmenté quasi consécutivement pendant tous les trimestres en 2021. Depuis, un certain nombre de facteurs, dont l'incertitude économique, ont entraîné une diminution du nombre de transactions d'un trimestre à l'autre. Concrètement, il y a eu 26% de transactions en moins au 3ème trimestre 2022 par rapport à la même période en 2021, ce qui indique que l'activité de transaction pourrait revenir aux niveaux d'avant la pandémie.

Malgré cela, la valeur des transactions a continué d'augmenter, en partie grâce aux méga-transactions : 32,3 Mrds€ de fusions et d'acquisitions ont été réalisés en 2022, grâce à une augmentation d'environ 90% de la taille moyenne des transactions en 2022 par rapport à 2021. La raison ? Avant 2022, des niveaux record de capitaux et une dette historiquement bon marché ont créé un environnement quasi-optimal pour que le capital-investissement s'engage dans des méga-deals. Et ce sont le Royaume-Uni, la France, l'Allemagne et les Pays-Bas qui représentent 65% du volume des transactions en Europe.

Lire la suite...


Articles en relation