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[Initiative] Numérique responsable : Lancement du podcast “Déclic ou des claques ?” 

1ère entreprise en France labellisée “Numérique responsable” le Groupe ISIA lance le podcast “Déclic ou des claques ? : le podcast donne la parole à des personnes qui œuvrent au sein de leur organisation pour tendre vers un numérique plus sobre, plus éthique et plus inclusif.

Sans langue de bois et sans filtre, les invités partagent leur expérience de cette mise en mouvement : les réussites, les écueils éventuels, ou encore l’acculturation du sujet en interne. Dans un contexte de bascule où la sobriété énergétique s’impose comme une nécessité sociétale, ce podcast tombe à point nommé. 1er épisode : Philippe Derouette, directeur adjoint de la stratégie à l’Institut du Numérique Responsable (INR). 2ème épisode : Julien Rousseau du groupe Pierre Fabre (cosmétiques).

Le Plan sobriété énergétique du gouvernement prévoit de réduire de 10% les consommations d'énergie d'ici 2024 avec des premiers effets cet hiver, et de 40% d'ici à 2050. En marge de ces annonces, les entreprises du numérique ont signé un « Engagement sobriété » pour accélérer leur transition énergétique. A lui seul, le numérique compte pour 10% de la consommation électrique française et génère 2,5% de l'empreinte carbone nationale.

Fabienne Amadori, co-présidente du Groupe ISIA, explique : « Ce podcast a vocation à sensibiliser les organisations sur ce qui peut concrètement être mis en œuvre et comment s’y prendre. Par exemple commencer par mener un audit de maturité numérique responsable et un calcul d’empreinte carbone en lien avec l’infrastructure IT, pour identifier les principaux postes d’émission carbone et les leviers de réduction. Parce qu’il n’existe pas de recette miracle ni une seule façon d’y aller, nous avons invité des décideurs de divers horizons, des grands groupes, en passant par des collectivités et des PME. L’objectif est de montrer que des leviers existent, que ce n’est pas forcément très compliqué, dès lors que l’envie de faire bouger les choses est là. Avec tout un tas de bénéfices en retour pour les organisations qui ont décidé de sauter le pas. »

La mise en place d'une démarche du numérique responsable permet aux organisations d'être plus résilientes et plus performantes sur un plan opérationnel, économique et environnemental.

Parmi les leviers d'actions on peut citer :

  • l’achat d’équipements reconditionnés ou disposant d’éco-labels.
  • l’allongement de la durée de vie des équipements (Ils représentent à minima 65% des impacts et jusqu’à plus de 90 % pour l’épuisement des ressources abiotiques naturelles).
  • la rationalisation du stockage des données et suppression des dark data.
  • le développement d’applications et de sites web en respectant les principes d’éco-socio-conception.
  • le choix d’hébergeurs/solutions de stockage à haute performance environnementale.

« Plus que de réemployer, il faudrait surtout chercher à moins produire. »

Pour favoriser l'adoption du numérique responsable en interne, il faut que les collaborateurs s'approprient le sujet, estime Philippe Derouette, Directeur adjoint de la stratégie du think tank l’Institut du Numérique Responsable et Architecte d’entreprise au sein du Groupe BPCE (110 000 collaborateurs), invité du premier épisode en ligne depuis le 13 octobre dernier. Il confie un premier échec il y a quelques années : dans un important projet d'éco-conception mené par l’IT, les responsables produits n'ont pas été embarqués, rendant difficile le passage à l’échelle de la démarche.

Jean-François Caplat, co-président du Groupe ISIA, poursuit : « De plus en plus d’organisations comprennent l’intérêt et la nécessité d’initier une démarche numérique responsable. Mais c’est un sujet encore mal compris, qui suscite beaucoup d’interrogations, qui véhicule aussi beaucoup d’idées reçues comme celle de penser que c’est un sujet technique, qui doit être piloté et pensé par des ressources IT. L’idée de ce podcast est aussi de déconstruire certains clichés et de montrer que oui, c’est un sujet technique mais c’est aussi et surtout un sujet qui nécessite de remettre l’humain et l’environnement au centre des prises de décisions. Qui nécessite d’avoir une approche systémique et de mener une véritable conduite du changement en mobilisant le plus grand nombre si on veut avoir des résultats tangibles et qui s’inscrivent dans la durée. »

Le deuxième épisode du podcast sortira le 24 novembre avec le témoignage de Julien Rousseau du Groupe Pierre Fabre (groupe pharmaceutique et dermo-cosmétique français).

Le podcast sans langue de bois

Pour parler d’un sujet de fond à la croisée de la RSE et de l’IT, rester accessible et pédagogue, le Groupe ISIA a choisi le format podcast avec des épisodes de 30 minutes. Un temps nécessaire pour permettre aux experts du numérique responsable de livrer leurs inspirations, leurs succès ou leurs faux-départs dans une interview sans tabou. Cette première saison, qui prévoit un épisode par mois, a été réalisée par Aparté studio (studio basé à Montpellier avec des réalisations pour Deezer, Louis Média ou Swiss Life). L’habillage et la postproduction ont été réalisés par Le Son de l’Encre, autre studio montpelliérain.  

« Nous ne voulions pas d’un podcast trop corporate et ennuyeux. Pour réussir à mettre à l’aise les invités et les inciter à parler vrai, nous avons choisi un format intimiste, le tutoiement et une première question rituelle : quand as-tu eu le déclic qu'à force de cliquer on allait se prendre des claques ? », poursuit Cécile Lombardie, fondatrice d’Aparté Studios.

Et si l’on questionnait l’empreinte carbone d’un podcast, d’une vidéo ou d’un site web ?

Le Paris Podcast Festival du 20 au 23 octobre dernier à la Gaîté Lyrique à Paris a questionné l’empreinte carbone d’un podcast. Au-delà de l’intérêt du contenu diffusé, l’empreinte environnementale du podcast est très inférieure à celle de la vidéo en ligne : un milliard de vidéos regardées chaque jour dans le monde sur YouTube génèrent dix millions de tonnes de C02 par an, l’équivalent des rejets d’une ville comme Glasgow. Quelques chiffres : un podcast audio de 3 min = 4,2 MO alors qu’une vidéo 720p de même durée équivaut à 12 MO. En utilisant 1 byte model du Shift Project pour un format de 3 minutes, cela donne en CO2 0,11g pour le podcast et 0,22g pour la vidéo soit le double !

Du côté des sites web, depuis 50 ans, les capacités de stockage, la puissance de calcul des microprocesseurs, le débit des réseaux ont progressé de manière exponentielle et les coûts associés se sont effondrés.

2 indicateurs pour illustrer cette tendance :

  • Une page web pèse aujourd’hui 155 fois plus qu’il y a dix ans.
  • Le volume des datas produites et stockées est multiplié par 4 tous les 5 ans.

D’après une étude a été menée par GreenIt.fr et Razzorfish au mois de septembre 2022, l’empreinte environnementale des 90 sites web les plus significatifs de l’économies française est colossale : ils émettent 8 Millions keqCO2 et 119 Millions de litres d’eau, soit 2244 années de consommation d’eau pour un Français

Quand on pense qu’en 1969, l’Apollo Guidance Computer a permis d’envoyer le premier homme sur la Lune avec seulement 4 ko de mémoire vive !

 

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