Connexion
/ Inscription
Mon espace
Etudes & Enquêtes
ABONNÉS
Suivez-nous sur feedly

[Etude] Les performances des fonds de Private Equity sont proches de leurs niveaux record

Selon le dernier Baromètre Global Private Equity de Coller Capital, la proportion d’investisseurs qui déclarent des performances nettes annuelles de plus de 16% pendant la durée de vie de leurs portefeuilles de private equity a pratiquement atteint un niveau record.

42% des Limited Partners (LP) obtiennent maintenant des performances nettes annuelles de plus de 16% pendant la durée de vie de leurs portefeuilles. Ce pourcentage a été dépassé une seule fois depuis la première publication du Baromètre en 2004 : dans le Baromètre de l’été 2007 à l’approche de la crise financière mondiale.

Plus de 70% des LP indiquent que depuis la grande crise financière, leurs actifs de private equity surpassent leurs portefeuilles d’actions cotées. En effet, la plupart des LP déclarent qu’ils atteindraient leurs objectifs de performance de private equity si chacun de leurs fonds réalisait seulement la performance médiane obtenue par ce type de fonds lors de l’année vintage.

Francois Aguerre, Partner et Co-Head of Investment chez Coller Capital constate : « La supériorité de la performance du capital investissement par rapport aux marchés cotés est à nouveau mise en lumière.
Cela va s’accentuer compte tenu de la sévère correction des marchés cotés depuis le début de l’année. Cependant, le paradoxe inexorable est que l’effet de dénominateur va ralentir la capacité des LPs à investir dans la classe d’actif. »

L’ESG est un moteur de valeur

Dans toutes les régions du monde, la plupart des investisseurs de private equity pensent que l’investissement ESG crée de la valeur, que ce soit à l’échelle des entreprises détenues en portefeuille ou pour l’ensemble du portefeuille, en excluant les investissements et les pratiques commerciales à haut risque.

« L’impact positif de l’ESG sur chaque entreprise fait écho au modèle de gestion pratique associé au private equity », affirme Jeremy Coller, Directeur des Investissements chez Coller Capital. « Les gérants de fonds de private equity sont aux commandes du changement dans les entreprises dans lesquelles ils investissent, contrairement aux gérants de fonds de sociétés cotées. »

L’ESG, outil de gestion des risques

Pour les investisseurs qui se concentrent sur les risques ESG individuels, le changement climatique est de loin le premier enjeu environnemental. De fait, cette préoccupation est presque universelle : 93% des LP engagés en faveur de l’ESG considèrent cette question comme une priorité. En revanche, les investisseurs européens s’intéressent davantage aux enjeux environnementaux plus spécifiques (tels que la biodiversité et la déforestation), en comparaison avec leurs homologues d’autres régions du monde.

Un schéma similaire est observé en ce qui concerne l’approche des investisseurs visant à exclure certains secteurs d’activités sur la base de critères ESG. Les investisseurs européens sont beaucoup plus nombreux que leurs homologues des autres régions à exclure le charbon thermique et le défrichage non durable. Par ailleurs, les investisseurs européens sont beaucoup plus enclins à exclure des secteurs pour des raisons non liées à l’environnement. Sur le seul sujet de la pornographie, les LP semblent du même avis, quel que soit le lieu où ils se trouvent. Près des trois quarts des investisseurs de toutes les régions du monde excluent les investissements associés à la pornographie. 

Très peu d’investisseurs ont jusque-là demandé à leurs GP (General Partners ou associés commandités) de se conformer à l’initiative Science-Based Target (SBTi) pour évaluer l’impact de leurs portefeuilles sur l’environnement. Néanmoins, entre un quart et deux tiers des LP des différentes régions du monde envisagent de le faire.

Marchés du crédit privé

Les investisseurs voient les marchés du crédit privé de l’Amérique du Nord et de l’Europe comme plus attrayants que ceux des autres régions, sur un horizon de deux ans. Toutefois, les investisseurs sont conscients de la volatilité économique qui prévaut aujourd’hui. Un investisseur européen sur cinq, et un sur trois en Amérique du Nord pense que la montée des taux d’intérêt fera grimper les taux de défaut dans ses portefeuilles de crédit privé.

Cette incertitude se reflète dans les objectifs d’allocation des investisseurs : 35% des LP ont augmenté leurs objectifs d’allocation en faveur du crédit privé, et 19% les ont réduits au cours des deux dernières années.

Les cryptomonnaies et le metaverse

Bien que seulement 19% des investisseurs soient déjà engagés (ou comptent s’engager) dans des fonds qui investissent à l’aide de cryptomonnaies, près d’un tiers des LP ont des engagements dans des fonds qui investissent dans des entreprises utilisant les cryptomonnaies, et 13% de plus prévoient de s’engager dans ce type d’investissement.

De manière similaire, un tiers des LP sont déjà engagés (ou comptent s’engager) dans des fonds qui investissent dans le metaverse (un espace de réalité virtuelle dans lequel les utilisateurs peuvent interagir avec un environnement généré par ordinateur et avec d’autres utilisateurs).

Fonds ciblant les entreprises fondées par des femmes ou des personnes issues de minorités ethniques

Les investisseurs nord-américains sont en avance sur leurs homologues des autres régions pour ce qui est de s’engager dans des fonds de capital-risque axés sur les entreprises fondées par des femmes ou des personnes issues de minorités ethniques. Bien plus de la moitié des LP nord-américains ont pris ou prévoient de prendre des engagements dans de tels fonds, contre environ un tiers des investisseurs dans les autres régions.

Conditions de travail et concurrence sur le marché des talents

Environ la moitié des LP doivent modifier leurs barèmes de rémunération ou leurs conditions de travail pour attirer de nouvelles recrues, car les marchés privés se développent alors que les marchés du travail restent tendus.

Toutefois, le port d’une tenue formelle dans le monde du private equity ne devrait pas faire les frais de cette tendance. Seuls deux LP sur cinq s’attendent à ce que les tenues formelles disparaissent et, ce qui est encore plus révélateur, la moitié des investisseurs seraient mécontents si ces vêtements venaient à disparaître.

Engagements lors des premières tranches de fonds de private equity

Presque tous les investisseurs du marché privé sont prêts à s’engager dans la première tranche d’un fonds si les incitations sont correctes. Au cours des deux dernières années, 91% des LP se sont engagés dès la première tranche en réponse aux incitations offertes par les GP (par exemple, bonus réservé aux premiers investisseurs). En fait, la moitié des investisseurs sont coutumiers du fait.


L’engagement du Limited Partner dans la classe d’actifs

Les LP reconnaissent l’existence des opportunités et défis inhérents à la classe d’actifs du private equity :
La proportion d’investisseurs qui investissent ou comptent investir dans des fonds qui acquièrent des intérêts minoritaires dans des sociétés de gestion de GP a sensiblement augmenté. Dans le Baromètre de l’été 2018, un peu plus d’un tiers des investisseurs investissaient de la sorte, ou prévoyaient de le faire – cette proportion avait atteint près de la moitié des LP à l’été 2022.

Les investisseurs institutionnels gardent un œil attentif sur la montée en puissance des sources alternatives de capitaux pour les fonds du marché privé (comme les investissements de détail ou les primes d’assurance). Si un tiers seulement des investisseurs considèrent ces nouvelles sources de capitaux comme un risque pour leur accès aux fonds de private equity, près de deux tiers les voient comme une menace pour leurs rendements de private equity.

Les investisseurs « politiquement exposés » voient un risque grandissant pour leur réputation, face aux commentateurs et activistes qui observent les liens des LP avec les entreprises détenues par des capitaux privés. Plus de la moitié des régimes de retraite publics, des fonds de dotation et des fondations considèrent qu’il s’agit d’un risque croissant, contre moins d’un quart pour les autres types d’investisseurs institutionnels.

Lire la suite...


Articles en relation