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Les entreprises du mid market anticipent une baisse de leur chiffre d’affaires

Selon les derniers indices du Rapport d’activité international de Grant Thornton les entreprises du mid market ou de taille intermédiaire à travers le monde redoutent une baisse d’activité sur l’année en cours. Particulièrement inquiètes pour près des deux tiers, elles prévoient globalement un recul de leur chiffre d’affaires de l’ordre de 20%. Un quart d’entre elles craignent une baisse supérieure. Et, en moyenne, les entreprises redoutent une baisse en valeur de leur chiffre d’affaires de l’ordre de 9,7%. A une dimension mondiale, l’étude démontre que la situation des entreprises localement n’est pas corrélée à certains éléments comme la rigueur passée du confinement, l’impact économique, le niveau de développement ou encore la vulnérabilité perçue de la zone géographique. L’Inde et les Etats-Unis ont ainsi les dirigeants les plus « optimistes » alors que cela s’inscrit à contre-courant de la situation actuelle dans ces deux pays. Toutefois, il est à noter que les niveaux de pessimisme affichés par tous les pays restent très proches, ce qui souligne la tendance internationale et systémique des conséquences du Covid-19.

L’analyse par secteur apporte quant à elle plus de précisions concernant les fortunes contrastées des différents acteurs de l’économie internationale. Le secteur du tourisme et des loisirs subit un choc important, préjudiciable et probablement durable, avec plus de 80% des dirigeants qui prévoient une baisse de leur chiffre d’affaires. Le secteur pétrolier et gazier a également souffert d’une forte baisse des prix et de la demande de combustibles fossiles. En revanche, cela est moins marqué pour les technologies, médias et télécommunications qui ont vu la période de confinement augmenter la consommation de contenus de divertissements (vidéo, jeux vidéo, services de streaming) mais qui souffrent des investissements publicitaires en chute libre. Tout comme celui des soins de santé qui semble avoir résisté avec une hausse des hospitalisations à domicile, très sollicitées par les établissements spécialisés.

Concernant la solidité financière des acteurs du mid market, moins de 2% des entreprises prévoient à date des difficultés mettant en cause leur pérennité. Près d’un tiers prévoient même de continuer leur activité sur la base de leur solidité actuelle tandis que pour la majorité, il s’agirait de réduire les coûts, de restructurer et d’activer éventuellement du financement supplémentaire. Durant le confinement, la gestion de flux de trésorerie a d’ailleurs été un problème majeur, les entreprises préférant généralement pour mémoire solliciter les aides publiques plutôt que des financements externes. Cependant, ce phénomène reflète plutôt les conditions plus favorables du financement public, qui inciteraient ces dernières à recourir aux régimes d’emprunts publics même si elles sont en bonne santé financière.


Vivre avec la pandémie et préparer l’avenir

L’étude souligne également que la majorité des entreprises ont déjà pris des mesures effectives pour vivre les effets de la crise dans la durée. Situation exceptionnelle oblige, plus de 50% des entreprises ont mis en place des dispositions de travail flexibles, notamment pour ce qui concerne les secteurs comme celui des services financiers et professionnels où ces mesures sont plus accessibles. Environ 30% ont à la fois réduit les coûts de main d’œuvre (diminution des salaires, des effectifs ou les deux) et réduit ou suspendu leurs opérations. Près de la moitié ont également adapté leur stratégie commerciale en faisant de la gestion de crise, l’utilisation de la technologie et la flexibilité organisationnelle, les fondamentaux de leur future stratégie. À peine plus d’un tiers des entreprises ont également identifié la résilience de la chaîne logistique comme un enjeu majeur de relance de leurs activités. Les secteurs primaires comme l’agriculture et secondaire à l’image de l’industrie manufacturière, ont identifié ce besoin comme « criant » à contrario du secteur tertiaire, moins sensible à ces enjeux. Enfin, témoignant d’impacts plus profonds du Covid-19, plus d’un quart des entreprises estiment qu’un changement de fond dans les produits et services est nécessaire et souhaité pour le futur.

Les dirigeants s’interrogent sur les ressources auxquelles donner la priorité dans un contexte de reprise. Environ 40% des sondés ont déjà commencé à identifier les marchés et services à adresser en priorité pour les semaines à venir. Par ailleurs, le flux de trésorerie restera une préoccupation ou, plus positivement, un axe majeur. Plus de 40% des dirigeants ont également commencé à planifier les ressources financières nécessaires pour le rebond tant attendu. Savoir quand et comment mettre fin aux divers programmes d’aide va devenir une question très complexe pour les États… et donc les entreprises.

« L’agilité est un atout bien connu du tissu des entreprises de taille intermédiaire. Largement orientés vers les marchés internationaux, ces acteurs ont comme principale caractéristique leur capacité d’adaptation.
Notre étude internationale l’illustre avec précision. La moitié des ETI ont revu leur stratégie, notamment dans les secteurs où des impacts négatifs plus importants sur le chiffre d’affaires sont attendus. Dans un contexte de reprise, les dirigeants sont déjà à pied d’œuvre pour assurer un cadre de travail sécurisé et pérenniser les flux de financement pour soutenir leurs ambitions de croissance », rappelle Grant Thornton.

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