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Le viager occupé favorise le rapprochement des générations

Lors de la pandémie, de nombreuses personnes âgées sont décédées. Ce drame a jeté une lumière crue sur la question du vieillissement. Tout le monde souhaiterait vivre le plus longtemps possible chez lui. Nul ne se résout de gaieté de cœur à placer un parent en Ehpad, de surcroît, lorsque l’on sait le coût élevé de ces établissements, et la disparité qualitative des prestations.

Une alternative à cette forme de placement de nos proches existe pourtant depuis longtemps, c’est le viager occupé. A lui seul, il apporte des réponses convaincantes à des questions diverses, d’ordre psychologique, financier ou fiscal.

Le viager occupé pour assurer le confort de ses aînés

Pour l’occupant, vendre son bien en viager occupé lui permet de rester dans son environnement, celui qui l’a accompagné si longtemps, parfois tout au long de sa vie.

« Un acquéreur va lui verser un capital, appelé le bouquet », explique Sophie Richard, fondatrice de Viagimmo, réseau d’agences spécialisées dans toutes les formes de viagers. « Mais surtout, poursuit-elle, il va lui verser toute sa vie une rente, et assumer une part non négligeable des charges et des taxes. »

Cette rente viendra utilement compléter la pension de retraite, et assurer la trésorerie pour payer, s’il y a lieu, le reste à charge de la Sécurité sociale, en matière d’aides familiales ou d’appareillages médicaux lorsqu’ils deviendront nécessaires.

Un « investissement locatif » avantageux

Pour l’acquéreur, comme le logement est occupé, son prix est décoté.

Le montant du bouquet (nom juridique du capital à verser à l’entrée) ne sera pas un problème. Souvent, il pourra être financé par la réserve d’épargne que possèdent les ménages et qui est placée sur des comptes peu rémunérateurs et soumis aux aléas boursiers. Un prêt peut aussi être envisagé.

Dans le cadre du viager occupé, l’acquéreur, réalise une forme d’investissement locatif à l’envers… il est propriétaire du bien, occupé par un sénior, mais ne perçoit pas de loyers pour autant ! L’acquéreur bénéficie en quelque sorte, d’un loyer théorique, sous la forme d’une décote d’occupation sur la valeur vénale du bien ! Cette décote sur le prix sera variable selon l’âge et sexe du vendeur.

Autre avantage, il peut être certain que l’occupant va entretenir le logement, « comme si c’était le sien ». Et pour cause, puisque c’est ainsi que l’occupant le voit. En attendant de pouvoir en prendre possession, l’acheteur est donc assuré de la valorisation pérenne de son bien.

En outre, l’acquéreur s’épargnera les soucis habituels de la gestion locative, des affres d’une éventuelle vacance des locataires ou des impayés de loyers … un investissement rimant avec sérénité et bienveillance.

Le viager dans les territoires ruraux : une opportunité pour les jeunes actifs

La formule est d’autant plus pertinente en régions que le patrimoine immobilier est riche de petites maisons de plain-pied, de pavillons faciles à vivre. Les personnes âgées y vivent confortablement et en sécurité. Le risque d’accidents domestiques tels que la chute dans les escaliers se trouve largement amoindri par rapport aux appartements urbains et la qualité de vie bien réelle.

Qui plus est, depuis la double expérience du confinement et du télé travail, ces maisons de villages ont retrouvé un attrait particulier auprès des jeunes ménages d’actifs. Le type de bien au sein des territoires ruraux convient davantage à leurs aspirations de vie. La formule du viager les libère aussi de l’angoisse de se voir refuser un prêt immobilier.

Le viager se révèle donc un puissant facteur de rapprochement des générations et de revitalisation des territoires.

Le plus surprenant dans tout ça au fond, c’est qu’il n’y a là rien de neuf. Nos ancêtres l’avaient compris bien avant nous. Le mot viager tire son origine de « viaje » qui signifie en vieux français « temps de vie ».  Cette forme de transaction immobilière existe depuis le moyen Age en France, cette notion juridique apparaît déjà chez les Romains.

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