Connexion
/ Inscription
Mon espace
BE - Entreprises & initiatives
ABONNÉS

Annulation des charges pour les TPE : satisfecit mesuré du SDI

Dans le prolongement des annonces d'Édouard Philippe du 4 mai devant le Sénat, confirmées par Gérald Darmanin, le SDI (Syndicat des Indépendants) se félicite de la reprise par les pouvoirs publics de sa proposition visant à l'annulation des charges reportées, au-delà du seul secteur des Cafés-Hôtels-Restaurants. Pour autant, des trous subsistent dans la raquette.

Il convient en premier lieu de saluer la reprise de notre proposition issue du terrain. En effet, selon la dernière enquête du SDI, il ressortait que 400 000 entreprises représentant 1,2 millions de salariés risquaient de ne pas être en capacité d'assumer le paiement des charges courantes et des charges reportées au moment de la reprise.

Cette crainte s'est naturellement renforcée au constat des modalités du déconfinement qui annoncent une progression lente (trop lente) des chiffres d'affaires.

Pour autant, le gouvernement n'a pris en compte que partiellement des besoins et attentes des entreprises de proximité.
L'exonération des charges reportées ne doit pas seulement s'entendre pour les entreprises obligatoirement fermées, mais aussi pour les TPE qui n'ont eu d'autre choix que de baisser le rideau faute de clients du fait du confinement. Cet aspect de ce que doit être la mesure gouvernementale, dans un souci d'équité et de reprise, est vital.

Si cette mesure d'exonération sur la période de confinement est essentielle, elle reste insuffisante : au regard des conditions drastiques imposées aux entreprises et consommateurs pour la reprise d'activité, le SDI soutient qu'il est nécessaire que la période retenue pour les exonérations soit prolongée de 3 mois à compter du déconfinement. 

Le prix de ce dispositif peut paraître élevé, bien que les contours exacts des charges annulées, et donc leur coût final, restent inconnus à ce stade !                                                                                                                                                                                                                                                                          
En tout état de cause, le message est clair : les sommes abandonnées dans le contexte de crise actuelle au bénéfice des TPE constituent pour l'État un investissement sur l'avenir de centaines de milliers de TPE, de leurs responsables et de leurs salariés.

Lire la suite...


Articles en relation