Connexion
/ Inscription
Mon espace
BB - Analyse du marché immobilier
ABONNÉS
Suivez-nous sur feedly

Covid-19 et impact sur l’immobilier haut de gamme en stations de sports d’hiver  

Cimalpes, expert de l'immobilier haut de gamme, publie de bilan de l’impact sur le marché locatif et de la transaction, ainsi que les premières tendances émergentes...

En accueillant entre 87 et 89 millions de visiteurs étrangers chaque année, la France - première destination touristique mondiale - a été inévitablement touchée par l’épidémie du Coronavirus Covid-19.

Les Alpes françaises et nos stations de sports d’hiver - Courchevel, Méribel, Saint Martin de Belleville, Val d’Isère et Megève - sont internationales et furent naturellement très exposées sur les plans sanitaire et économique. La fermeture anticipée des domaines skiables, le 15 mars dernier, a mis notre activité en pause.

Si la crise est d’abord sanitaire, elle est aussi économique. Certaines prévisions - comme celle du FMI - évoquent une récession mondiale de 3% en 2020 qui pourrait être suivie d’une croissance de 5,8% en 2021. Si la France est le 6ème pays de la planète le plus impacté par cette pandémie, son économie pourrait être résiliente, car plus diversifiée (moins dépendante de son industrie manufacturière ou du tourisme que ne le sont certains de ses voisins européens).

En attendant le déconfinement, le 11 mai prochain, le secteur immobilier a marqué une pause après une année 2019 et un début d’hiver 2020 particulièrement dynamiques, marqués par une augmentation du volume de transaction comme des prix, le retour de la clientèle britannique motivé par la ratification d’un accord fixant les modalités du Brexit et la hausse de la livre sterling.

Cette conjoncture a été spécialement favorable dans nos stations où les conditions de ski, la qualité de l’enneigement des saisons précédentes ont séduit des clients et des investisseurs internationaux. La fermeture tardive dans la saison d’hiver de nos stations nous permet de nous projeter et de vérifier la force, la résilience du marché immobilier, globalement plus solide que de nombreux autres, sa capacité à surmonter cette crise qui n’est pas la première à bousculer notre secteur…


Pour mémoire, rappel des 3 dernières crises financières

1/ Crise financière, 2008-2009

Véritable déflagration, le krach boursier d’octobre 2008 est une crise financière et bancaire, notamment alimentée par la spéculation et les crédits toxiques, qui s’étend ensuite à l’ensemble de l’économie dite réelle. Ses conséquences sont profondes et durables. Les réponses apportées par les institutions politiques et monétaires accompagnent la transformation du système bancaire et la régulation financière.
Malgré ce contexte critique, la stratégie attentiste des propriétaires (pariant sur un retour rapide de la demande) est gagnante : les prix se stabilisent, la pierre reste une valeur refuge au rendement raisonnable et rassurant. Le marché locatif - essentiel en stations de sports d’hiver - connait une croissance soutenue et l’arrivée de nouvelles clientèles touristiques internationales compense l’érosion de certaines autres.

2/ Crise de Crimée, 2014

En février et mars 2014, la crise de Crimée est une crise diplomatique qui impacte les relations entre l’Union Européenne et la Russie, victime de sanctions économiques et de la chute des cours du pétrole. Si la clientèle russe - importante à Courchevel, Méribel et Megève, semble moins présente, la tendance ne dure qu’une année pendant laquelle les clients français, belges, anglais, moyen-orientaux et asiatiques sont plus nombreux, évitant au secteur immobilier de subir les conséquences de cette crise géopolitique dont l’impact fut court et uniquement notable sur le locatif.


3/ Brexit, 2016-2020

Le 23 juin 2016, les Britanniques votent en faveur de la sortie du Royaume-Uni de l’UE Commence alors un long processus permettant de définir les conditions de ce retrait et les relations futures entre Londres et les états membres. Pendant cette période de transition, la clientèle britannique, historiquement très présente dans les stations alpines, est prudente ; certaines ventes sont reportées et une baisse de l’activité est observée.
Avec la ratification d’un accord de retrait, en janvier 2020, la tendance commence à s’inverser. De nombreux investisseurs confirment leur détermination et leur volonté de réaliser un achat plaisir, de s’offrir "a piece of Europe" où ils pourront skier en famille et venir vivre leur retraite.

 

Lire la suite...


Articles en relation