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Financement et féminisation des postes de direction

Seulement 7% de femmes PDG et DG dans les entreprises françaises accompagnées par le capital-investissement, contre 15% pour le reste de l’économie

Alors qu’une loi sur l’égalité hommes-femmes dans la vie économique sera discutée au Parlement cette année, le constat sur la sous-représentation des femmes aux postes de direction et de gouvernance des entreprises françaises est manifeste. Les entreprises cotées (CAC 40, SBF 120) ont été analysées à la loupe et l’univers des start-up a récemment fait l’objet d’études. Reste la grande majorité des entreprises non cotées, qui contribuent fortement à la vitalité de notre économie mais pour lesquelles peu d’informations sont disponibles. Le Boston Consulting Group (BCG) et France Invest, l'Association française des investisseurs pour la croissance, se sont associés pour combler ce manque. Ils ont mené une enquête inédite - Les femmes aux postes de direction et de gouvernance : Sous-représentation dans les entreprises françaises accompagnées par le capital-investissement - sur 5 000 sociétés françaises de toutes tailles, accompagnées par du capital-investissement, représentant plus de 200 Mds€ de CA.

Les résultats dans ces 5 000 entreprises sont sans appel :

  • Moins d’un quart de femmes membres du conseil d’administration (ou équivalent), contre plus de 40% pour les entreprises du CAC 40 et du SBF 120 soumises à la loi Copé Zimmerman ;
  • Seulement 7% de femmes PDG ou DG, contre 15% pour l’ensemble des entreprises de 20 salariés ou plus d’après l’INSEE ;
  • 26% de femmes membres des comités de direction, mieux que le CAC 40 (autour de 20%), mais ce taux est inversement proportionnel à la taille de l’entreprise ;
  • Au sein des comités de direction, les femmes dirigeantes occupent très souvent les mêmes fonctions : directrice des ressources humaines ou directrice du marketing (55% du total) ;
  • La présence de femmes aux postes de PDG, DG ou présidente du conseil d’administration n’a aucun impact sur la diversité de genres au sein des organes de direction.  En effet, lorsque le PDG est un homme, on compte 70% d’hommes au sein des comités de direction, contre 69% lorsque le PDG est une femme.

« Les entreprises non cotées accompagnées dans leur croissance par les investisseurs en capital et en dette privée affichent encore actuellement un taux de femmes très faible aux postes de direction. Pour sortir de cet état de fait, France Invest a rédigé une Charte d’engagements, dont certains chiffrés, destinée à ses membres afin qu’ils se mobilisent et agissent en faveur d’une plus grande mixité dans ces entreprises. Le temps de l’action est arrivé, l’ambition est de donner aux femmes un rôle plus important dans l’économie », souligne Dominique Gaillard, Président de France Invest. 

« Le fait que les femmes occupent presque toujours les mêmes postes au sein des comités de direction n’aide pas à faire face aux enjeux de diversité au sein des entreprises non cotées. D’autant plus que ces postes ne sont pas ceux qui conduisent naturellement aux fonctions de PDG et DG. Une femme à la tête de l’entreprise permettrait d’émettre un signal fort pour l’ensemble des postes de direction, il n’en est malheureusement souvent rien. La diversité est l’un des 5 piliers à l’agenda des PDG pour les années 2020. Cet objectif guide nos réflexions et nos actions en interne, comme les discussions stratégiques que nous avons avec nos clients », concluent Jessica Apotheker et Gwenhaël Le Boulay, Directrice Associée et Directeur Associé Senior au BCG.

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