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La discrimination fondée sur l’âge, un obstacle majeur à l’emploi 

LinkedIn, le plus vaste réseau professionnel au monde, avec plus de 675 millions de membres, publie les résultats de « l’Opportunity Index 2020 »*. Cet indice est un indicateur composite visant à comprendre la manière dont sont perçues les opportunités économiques et, plus particulièrement, les conditions d’accès à ces opportunités.

Selon cette étude, les professionnels à l’échelle mondiale veulent trouver des opportunités qui leur permettent de poursuivre leur passion, d’avoir un équilibre entre vie professionnelle et personnelle, et qui leur assurent la sécurité de l’emploi. Cependant, le ressenti général est que l’âge et un marché de l’emploi complexe sont des obstacles importants pour accéder à ces opportunités professionnelles.


Un regain d'optimisme dans un contexte économique incertain pour 2020.

À l'échelle mondiale, les personnes interrogées sont pessimistes quant à l'état de leur économie, mais certains signes indiquent que cette perception est en train de changer. Bien que 46% des personnes interrogées estiment que leur situation économique s'est dégradée au cours des 12 mois précédant l’étude, seuls 40% des répondants pensent que la situation s'aggravera au cours des 12 prochains mois. De plus, cet optimisme est souligné par celui de de 45% des sondés, qui pensent que de meilleures opportunités s’offriront à eux cette année.

Cette année, les actifs des marchés en développement, tels que l'Inde, l'Indonésie ou les Philippines se sont montrés les plus optimistes quant aux opportunités. Ainsi, portés par la confiance dans le potentiel de croissance économique de leur pays, ces actifs sont également convaincus qu’ils accéderont à des opportunités intéressantes pour eux mais surtout qu’ils seront capables de les saisir. Les habitants du Mexique et du Brésil ont également fait preuve d'un grand optimisme dans l'ensemble.

En revanche, les marchés les plus développés tels que le Japon, la France, l'Italie, l'Espagne et le Royaume-Uni ont affiché un état d’esprit mois optimiste, avec un résultat en dessous du score de référence (100). En effet, les personnes interrogées sur ces marchés ont exprimé des inquiétudes quant aux perspectives économiques et sont généralement plus prudentes quant à leurs chances d’accéder à des opportunités qui les intéressent et leur capacité à les saisir.

Pour la France, il convient donc de se concentrer sur certains enseignements de l’étude plus particulièrement liés à l’emploi, notamment les principales motivations des actifs ainsi que leurs principaux obstacles pour poursuivre une nouvelle opportunité professionnelle.

Les Français recherchent avant tout un métier passionnant (44%) qui respecte l’équilibre entre vie professionnelle et privée (41%) et leur permette de passer du temps avec leurs proches (37%).

L’exercice d’un métier que l’on aime est au niveau mondial et européen ce que les actifs recherchent le plus dans le cadre d’une nouvelle opportunité professionnelle. Cependant, ce critère semble tout particulièrement important en France. En effet, il est cité comme facteur le plus déterminant par 44% des Français, soit un score supérieur à la moyenne globale (40%) et européenne (39%). Par ailleurs, à la question « qu’est-ce qu’une bonne vie pour vous ? » les Français sont avec les Italiens et les Suisses ceux qui répondent le plus fréquemment (22%) « un emploi que j’aime ». En Allemagne, pays voisin souvent comparé à la France, la passion du métier n’est que le 4ème facteur guidant la recherche d’emploi.

Les critères arrivant en 2ème et 3ème position en France sont l’équilibre entre vie professionnelle/vie privée et la perspective de pouvoir passer des moments privilégiés en famille ou avec ses amis. Ainsi, la stabilité/sécurité de l’emploi, citée par 33% des actifs, n’arrive qu’en 4ème position et constitue en moyenne une source de préoccupation moins importante que dans le monde (39%) et en Europe (35%), notamment en Italie (42%) et en Espagne (50%) où il s’agit du critère le plus déterminant.

La discrimination fondée sur l’âge et la complexité du marché de l’emploi font partie des obstacles les plus souvent cités lors de la poursuite des opportunités suivies.

Ces résultats sont similaires aux scores européens, où les principaux obstacles empêchant les actifs d’accéder à des opportunités seraient sa situation sociale et financière (24%), l’âge (23%) puis la difficulté du marché de l’emploi (22%). À l’instar de leurs homologues européens, les actifs français font ainsi preuve d’une certaine anxiété face à des perspectives macro-économiques incertaines, à laquelle viennent s’ajouter les inégalités liées notamment à l’âge. Contrairement aux idées reçues, les actifs français considèrent que la capacité à accueillir le changement est une compétence essentielle pour avancer dans la vie (70%).


Les Français considèrent que les relations professionnelles sont primordiales pour l’accès à l’emploi (72%).

Le réseau (72%) est perçu comme un élément plus déterminant encore que le niveau d’éducation (70%) ou les compétences (64%) par les actifs français. Par ailleurs, 57% des actifs français pensent que l’absence ou le manque de réseau est un obstacle difficile voire très difficile à surmonter contre 46% pour le manque d’expérience professionnelle ainsi que de compétences professionnelles

Cette barrière est moins visible en Île-de-France où l’accès au réseau professionnel est plus fort que dans le reste du pays.


L’une des principales lacunes dans la construction d'un réseau professionnel est le manque de conseils et de motivation.
« Cette étude montre que les professionnels français peuvent ressentir des difficultés dans leur recherche d’emploi liées à des discriminations fondées sur l’âge ou au manque de réseau professionnel. Nous travaillons aux côtés des entreprises pour plus de diversité dans les recrutements. Nous souhaitons aussi développer des actions pour permettre à chacun, à compétences égales, d’avoir accès aux meilleures offres d’emploi et permettre aux entreprises d’accéder à des talents qu’elles ne contacteraient pas spontanément mais dont elles ont besoin. De manière générale, il appartient à chacun d’entre nous de créer un environnement qui aide les actifs à atteindre leurs ambitions, à acquérir de nouvelles compétences et à construire des relations qui les aident à obtenir les emplois qu'ils souhaitent », conclut Fabienne Arata, Country Manager de LinkedIn France.

*Etude réalisée par GfK pour LinkedIn auprès de plus de 30 000 personnes dans 22 marchés à travers le monde.

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