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La lettre de motivation, un prérequis pour le recrutement ?

Pour une majorité d’experts de Robert Half, la réponse est formellement négative. Ils n’attendent plus des candidats qu’ils mettent à l’écrit leur motivation, leurs attentes et leurs qualités pour décider de l’intérêt à leur accorder. Ce désamour pour la lettre de motivation dans la première phase du recrutement s’explique par plusieurs facteurs, comme le besoin de raccourcir efficacement le processus, et aussi et surtout la remise en question de sa pertinence au regard de l’entretien qu’ils jugent bien plus fiable.


1/ Pourquoi les recruteurs de Robert Half ne veulent pas de lettre de motivation avec le CV

Si la lettre de motivation peut rester une condition sine qua none de la candidature pour certaines entreprises, chez Robert Half, ils ne la demandent plus en première instance :

- Elle constitue une perte de temps compte-tenu du peu de fiabilité que l’on peut lui accorder ; elle est devenue progressivement le résultat d’un condensé de copié/collé issu de sites de conseils, plus qu’une production personnelle véritable. De fait, les lettres de motivation se ressemblent toutes, beaucoup.
Les candidats ne sont pas à blâmer, les sites d’emploi (jobboards, agrégateurs, réseaux sociaux pro) impliquent plus de rapidité dans l’exécution de la candidature, car les algorithmes ne garantissent pas systématiquement de diffusion, donc de connaissance de l’annonce, en temps réel. Pourtant, le temps est une donnée précieuse dès qu’il s’agit de candidater et accrocher l’attention d’un recruteur.

- De fait, beaucoup de candidats choisissent de ne pas en envoyer, voire de ne pas du tout considérer, les offres d’emploi des entreprises qui en demandent. Clairement, ils estiment que c’est une perte de temps, à savoir trop d’investissement pour trop peu de garanties qu’elle soit effectivement lue. Pour les recruteurs, cette tendance présente le risque de les priver de candidats intéressants.

- Un CV bien renseigné convient très bien aux professionnels du recrutement. Ils y voient les éléments essentiels pour l’exercice d’un job et détectent toutes les données techniques nécessaires à enclencher la seconde phase primordiale et bien souvent décisive.


2/
L’entretien de motivation s’impose haut la main

- L’entretien permet d’avoir un avis fiable et rapide d’un candidat tant sur ses compétences techniques que soft et plus largement interpersonnelles ; en effet, et selon ce qui est communément admis il faut environ 15 secondes pour se faire une première impression. Dans la même veine, 274 managers et recruteurs interrogés par l’Université américaine de Yale, disent en apprendre davantage sur un candidat en discutant avec lui qu’avec des mots écrits. 
Les recruteurs Robert Half précisent que la lettre de motivation ou mieux encore un écrit, un email, résumant la compréhension des missions et de l’entreprise est très régulièrement demandé post-entretien.

- Enfin, l’émergence de l’IA porte un coup dur à l’intérêt de la lettre de motivation. Les chatbots questionnent déjà les motivations d’un candidat et analysent les compétences pour présenter les meilleurs profils aux responsables et/ou chargés du recrutement.

 

 

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