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88% des recruteurs jugent que l’intelligence émotionnelle est importante

Robert Half, cabinet de recrutement mondial spécialisé, a réalisé une étude dans laquelle des directeurs généraux, directeurs financiers et directeurs informatiques ont été interrogés sur l’importance de l’intelligence émotionnelle (IE) - ou intelligence sociale - chez les candidats.

En lien avec les fameuses « soft skills », elle se concentre sur les relations humaines et correspond à la capacité d’être conscient de ses émotions afin de les contrôler et les exprimer de manière efficace. Plus notable encore, il s’agit de comprendre ce que ressentent les autres pour mieux interagir avec eux.

Celle-ci joue un rôle de plus en plus important dans une économie de services. En interne, bien sûr, à travers les relations entre les collaborateurs et managers, mais aussi en externe, puisqu’elle influe directement sur la marque employeur et la performance globale de l’organisation.

Daniel Goleman, Docteur en psychologie et Codirecteur du Consortium pour la recherche sur l’intelligence émotionnelle au sein des organisations a identifié 5 qualités permettant de parler d’IE : la conscience et le contrôle de soi, la motivation, l’empathie et la maîtrise des relations humaines.


L’intelligence émotionnelle compte mais …

- 88% des recruteurs considèrent qu’il est important que les collaborateurs bénéficient d’une Intelligence émotionnelle élevée c’est-à-dire :
- comprendre, exprimer et contrôler ses émotions ainsi que comprendre et réagir aux émotions des autres pour 41% ;
- être capable d’adapter ses connaissances à de nouveaux contextes pour 35%.


Pour autant,
53% du panel pense que l’IE n’est pas assez considérée et mesurée dans les processus d’embauche.

Quand on leur demande comment leur entreprise mesure l’IE : Ils évoquent des options viables : des questions axées sur le comportement (63%), la vérification des références (39%) ou encore les tests de personnalité (37%).


Quelques axes d’évaluation du quotient social d’un candidat lors d’un entretien

- La façon dont le candidat évoque ses échecs : est-il conscient de sa responsabilité ou condamne-t-il les autres ?

- Sa capacité à entendre les critiques : voit-il ses lacunes ou est-il sur la défensive ?

- Sa vision du travail en équipe : résolutions des problèmes en équipe, ou ses réponses sont-elles plus individualistes ? De même pour les réussites.

- Sa façon d’interagir avec vous : est-il ouvert où se borne-t-il à ne rien évoquer qui sorte du cadre professionnel ?

- Son réel intérêt pour le poste et les personnes avec qui il travaillerait ?

- Le candidat communique-t-il dans un langage facile à comprendre qui pourrait témoigner d’une adaptation aux autres ?

- Que dénote son langage corporel : il écoute avec attention ou distraction ?

« De plus en plus d’entreprises intègrent l’intelligence émotionnelle à leur processus de recrutement pour les mêmes raisons qui les poussent à prendre en compte celles de leurs équipes. Ceux qui sont dotés d’un bon quotient émotionnel sont capables de gérer plus efficacement les changements au travail, les situations difficiles et surtout ils collaborent mieux avec leurs collègues. Ils sont plus enclins à partager les informations et œuvrer pour une bonne ambiance sur le lieu de travail. De même ils font de bons leaders et de meilleurs managers », constate Aurélia Pavillon, directrice associée chez Robert Half France.

 

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