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BB - Analyse du marché immobilier
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Financement immobilier : vers la fin des taux bas ?

La persistance des taux bas déjoue tous les pronostics alors qu’ils étaient censés ne pas durer. Leur hausse a d’ailleurs été régulièrement annoncée. C’est dire à quel point prévoir des tendances concernant l’évolution des taux s’avère périlleux.

Suite aux annonces de la BCE, les courtiers du réseau PresseTaux dressent un bilan et partagent leur analyse pour l’année 2019.

« Il est difficile de prévoir les prochaines tendances en matière d’évolution des taux car depuis presqu’un an, on nous rabâche qu’ils vont augmenter alors qu’ils ont par exemple à nouveau baissé en mars 2019… », introduit Christophe Lamand, PresseTaux à Douai « La BCE prévoit une remontée des taux à partir du second semestre 2019. Nous ne connaissons pas le rythme des remontées à venir. Toutefois, cela laisse présumer un effet de ralentissement mais qui ne devrait pas durer, le temps de recaler le marché et les attentes des emprunteurs vis-à-vis des taux, explique Carine Reymond, courtier PresseTaux à Montpellier.

En matière de taux bancaire, prévoir des tendances est pour le moins hasardeux, selon Benjamin Clément, courtier PresseTaux à Metz : « Nous supporterons les décisions macroéconomiques majeures de l'année 2019, avec notamment l’actualité autour du Brexit. Quelques économistes s'accordent à dire qu'une bulle environnementale risque d'éclater avec un impact majeur au niveau financier mondial. Pour le moment, la BCE continue de prêter à taux bas, espérons que cela continue. Une chose est sûre : s'il y a un moment pour acheter et profiter des taux bas, c'est maintenant ! Car nous sommes dans le flou concernant l'après. »

Même si elle préconise de “rester prudent”, les taux devraient “rester stables en 2019”, selon Isabelle Venzal, PresseTaux à Poissy. « Fin 2018, on pensait que les taux allaient remonter dans les six mois. Mais il semble que le ton ait changé et que la remontée des taux directeurs de la BCE soit retardée voire reportée, ce qui aurait pour conséquence un maintien des taux bas. D’ailleurs, certains partenaires bancaires ont déjà mis en place une nouvelle baisse de taux depuis début mars alors que d’autres n’ont pas bougé et ont reconduit leur grille de taux depuis le mois de janvier. »

Les taux bas n’ont pas que des bons côtés, ils ont aussi entraîné des effets pervers sur le marché de l’immobilier. S’ils restent une aubaine pour les acquéreurs, « ce sont leurs conséquences sur le prix de l'immobilier qui l'est moins », nuance Carine Pradelles de PresseTaux Montpellier. Globalement, la persistance des taux bas a donné du pouvoir d'achat et permis d'acquérir des mètres carrés supplémentaires.

« Mais l'effet inverse s'est produit dans des villes où les prix ont progressé proportionnellement plus que la baisse des taux. Ainsi à Bordeaux, Lyon, Rennes, Paris ou Strasbourg, on perd quelques mètres carrés de pouvoir d'achat malgré les taux bas », relativise Cédric Leroy de PresseTaux à Sannois. Un effet pervers confirmé par Geoffrey Mazouzi, courtier PresseTaux à Reims : « Les taux bas entraînent une augmentation des prix alors qu’une augmentation des taux entraînent une baisse des prix car le marché immobilier perd alors de sa fluidité. Ces deux curseurs sont intimement liés. »

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