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ER - Analyses de marchés
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Le cycle de resserrement de la Fed fait, comme d'habitude, quelques victimes....

Il convient de rester vigilant vis-à-vis de ces acteurs - tant des entreprises que des États - surendettés sur les marchés qui dépendent d'un financement facile et bon marché. 

Fabrizio Quirighetti, CIO & Co-Responsable de l'équipe Multi-Asset de SYZ AM, commente la crise turque.

Dans le contexte de la chute de la livre turque, la dette émergente en devise locale est évidemment la classe d'actifs la plus à risque, mais aux prix actuels, en partant du principe que son exposition n'est pas prépondérante, il est déjà trop tard pour vendre. De toutes les façons, une attitude sélective s'impose car les risques de contagion devraient se limiter à seulement une poignée d'états et d'entreprises mal gérés. Les fonds passifs ou ceux qui font face à des problèmes de liquidité devraient être surveillés attentivement, même si nous soupçonnons qu'ils exacerbent déjà les baisses des prix de certains actifs depuis quelques jours en raison de ventes « forcées ».

Nous ne pensons pas que la Turquie et une éventuelle crise des marchés émergents (même si celle-ci est enrayée) présentent un risque systématique. Il y a encore bien d'autres raisons de s'inquiéter lorsqu'on gère un portefeuille. L'épisode récent vient de confirmer qu'il faut toujours "se préparer au pire, tout en espérant le meilleur". La diversification, en conservant des obligations de bonne qualité en matière de crédit (que tout le monde aimait détester il y a quelques mois seulement) ou bien une exposition au yen japonais, devrait permettre de limiter certaines pertes, en attendant un contexte plus favorable pour les actifs risqués.

Tout cela s’inscrit dans un contexte où la conjoncture mondiale se complique. La Turquie n’est que la partie émergée de l’iceberg. La livre turque avait d’ailleurs déjà chuté en début de l’année, sans que cela n’ait d’impact sur les autres devises. Mais aujourd’hui, nous sommes aux prises avec le ralentissement de la croissance chinoise et des pays émergents de manière générale. Ces derniers, ainsi que leurs entreprises, peinent à se financer à l’heure où les taux remontent aux Etats-Unis, et où l’Europe mettra bientôt fin à sa politique monétaire ultra-accommodante. Sur le plan de la croissance économique, les Etats-Unis sont le seul pays à surprendre à la hausse.

www.syzassetmanagement.com/

 

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