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ER - Analyses de marchés
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La dynamique économique Européenne moins forte qu’aux Etats-Unis

Tandis qu’au 2ème trimestre, le PIB a accéléré aux Etats-Unis, soutenu principalement par la force de la consommation domestique, il a légèrement ralenti en Europe. Ceci s’explique surtout par une plus grande rigueur budgétaire sur le vieux continent.

Ainsi l’analysent Guy Wagner, Chief investment Officer de BLI - Banque de Luxembourg Investments, et son équipe, dans leur étude mensuelle, les ‘Highlights’.

Au 2ème trimestre, le PIB américain a progressé de 2,8% en glissement annuel. L’activité économique a été soutenue principalement par la force de la consommation domestique, qui a bénéficié de la réforme fiscale de décembre 2017, et par l’augmentation des dépenses publiques. Dans la zone euro, la croissance du PIB a légèrement ralenti au second trimestre, s’établissant à 2,1% en glissement annuel. Pour Guy Wagner, « La dynamique moins forte en Europe qu’aux Etats-Unis s’explique surtout par une plus grande rigueur budgétaire. »


Les perspectives boursières à court terme dépendent de l’évolution du conflit commercial entre les Etats-Unis et la Chine

En juillet, les marchés boursiers ont évolué favorablement. Sur l’ensemble du mois, le S&P 500 aux Etats-Unis (en USD), le Stoxx 600 en Europe (en EUR), le Topix au Japon (en JPY) et le MSCI Emerging Markets (en USD) ont respectivement progressé. « Les actions ont bénéficié de la publication de résultats trimestriels favorables des entreprises et de l’apaisement du conflit commercial entre l’Europe et les Etats-Unis », affirme l’économiste luxembourgeois. Le président américain Donald Trump avait manifesté sa volonté de ne pas appliquer de nouveaux tarifs douaniers sur les importations de voitures européennes aux Etats-Unis. « Les perspectives boursières à court terme dépendent principalement de l’évolution du conflit commercial entre les Etats-Unis et la Chine dont l’application de tarifs douaniers sur des importations chinoises à hauteur de 200 Mds$ sont en suspens. »


Les taux directeurs sont restés inchangés en Europe et aux Etats-Unis

Conformément aux attentes, la Réserve fédérale américaine n’a pas modifié le taux des fonds fédéraux lors de sa réunion fin juillet début août. Dans son communiqué, elle qualifie la croissance économique désormais de « forte » (contre « solide » précédemment), suggérant une augmentation de son principal taux directeur lors de la prochaine réunion à la fin du mois de septembre. En Europe, la Banque centrale a également laissé inchangée sa politique monétaire. Comme annoncé précédemment, elle réduira les achats nets d’actifs de 30 Mds€ aujourd’hui à 15 Mds€ à partir du mois d’octobre et mettra fin au programme d’assouplissement monétaire quantitatif fin de cette année.  


Les obligations d’Etat demeurent une classe d’actifs peu attrayante

Les rendements sur les marchés obligataires se sont légèrement tendus en juillet. Etant donné l’apaisement du conflit commercial entre l’Europe et les Etats-Unis suite à la visite du président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker chez le président américain Donald Trump, les investisseurs ont montré peu d’intérêt pour les obligations d’Etat. « En raison de la faiblesse généralisée des rendements offerts, les obligations d’Etat demeurent une classe d’actifs peu attrayante. Leur principal intérêt pour les investisseurs résulte de leur caractère de valeur refuge en cas de crise », conclut Guy Wagner.

www.banquedeluxembourg.com

 

 

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