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Les objectifs de développement durable de l’ONU

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Selon le récent rapport SDG Investment Case publié conjointement par les Principes pour l’Investissement Responsable (PRI) et PricewaterhouseCoopers (PwC), la communauté financière devrait s’engager davantage dans la prise en compte des Objectifs de Développement Durable des Nations Unies (ODD, aussi appelés SDG pour Sustainable Development Goals).

Ce rapport met en exergue au moins 5 bonnes raisons d’investir en respectant les ODD. Outre une dimension de quasi-obligation fiduciaire à respecter ces objectifs, ces derniers peuvent servir de guide aux investisseurs en matière d’allocation de capital.  Il détaille autant ce que sont les ODD des Nations Unies, que toutes les attentes qu’ils cristallisent. Il est crucial que les investisseurs se les approprient et tout aussi crucial qu’ils souhaitent contribuer d’eux-mêmes à leur succès. Comme Paul Polman, PDG d’Unilever le rappelle dans le rapport : « Les ODD sont l’une des plus formidables opportunités économiques qui puisse se présenter dans une vie ».

 


Ce qu’il faut retenir du rapport SDG Investment Case :

1/ Les ODD incarnent des enjeux mondiaux communément identifiés comme les plus urgents à adresser en matière environnementale, sociale ou économique. En tant que tels, ils pourraient être utilisés comme une liste de facteurs ESG concrets et faire partie intégrante des « devoirs » financiers qui incombent aux investisseurs.

2/ Les plus grands investisseurs institutionnels - qui pourraient être considérés comme des « actionnaires universels » - possèdent des portefeuilles exposés à des risques économiques croissants et de plus en plus étendus. Ils peuvent protéger la performance de long terme de leurs investissements en soutenant l’émergence de marchés et d’économies « durables ».

 

 Comprendre l'économie durable pour s'y investir

 

3/ Soutenir ces ODD va devenir l’un des moteurs fondamentaux de la croissance qui nourrira, en retour et à long terme, les chiffres d’affaires des entreprises et leurs bénéfices, ainsi que les actions et les autres classes d’actifs.

4/ Une part importante des coûts actuellement identifiés comme « externes » tels que les dommages écologiques ou les bouleversements sociaux, pourrait bien, dans le futur, faire son entrée dans le bilan des entreprises. Les ODD fournissent, en ce sens, un cadre éclairant sur les risques encourus à terme tant par les entreprises que les investisseurs.

5/ Offrir des solutions aux défis du développement durable ouvre autant de pistes d’investissement attrayantes.  Les investisseurs peuvent intégrer des stratégies ciblant les thèmes et secteurs des ODD, avec des opportunités réelles dans la plupart des classes d’actifs.

« Les investisseurs institutionnels, qui se considèrent eux-mêmes comme des ‘actionnaires universels’, pourraient bien nourrir des risques macroéconomiques majeurs en faisant le choix de ne pas tenir compte de ces ODD. Or, ces ODD sont de véritables moteurs de la croissance globale : ils sont de facto pertinents pour l’ensemble des investisseurs et leur offrent des opportunités d’investissement significatives », explique Kris Douma, Directeur Investment Practice & Engagement des PRI.

« Les ODD portent en eux un énorme potentiel de croissance tant pour les investisseurs et les organisations, que pour l’économie mondiale dans son ensemble. Tenter d’y  répondre va nécessairement et mécaniquement réduire les risques qu’ils posent à toutes les entreprises ou activités économiques », conclut Louise Scott, Directrice Global Sustainability chez PwC. 

www.unpri.org/

 

 

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