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Le Droit : un secteur qui recrute !

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Tribune de Denis Simon, Co-responsable du Career Centre des Facultés de l’Université Catholique de Lille

La formation en droit est souvent perçue comme très généraliste, on lui rattache classiquement plusieurs métiers types. Cependant, beaucoup d’étudiants ne savent pas exactement quelle profession ils exerceront avec un tel cursus de formation. Dans les faits, un parcours universitaire en droit offre une formation complète et rigoureuse. Avec une formation juridique de bon niveau, un étudiant peut travailler dans les secteurs d’activités de son choix et envisager une très belle carrière.


Une formation qui mène à plusieurs métiers

En France, plus de 80 000 personnes travaillent dans le domaine de la justice, auxquelles il faut ajouter environ 63 000 Avocats, 9 800 Notaires ou encore 16 000 Juristes d’Entreprises. Chaque année plus de 200 000 étudiants se répartissent dans les différents programmes de licence et de master proposés par les Facultés de droit. Ce choix de cursus est « difficile » mais les débouchées sont très larges.

Certains étudiants deviendront fonctionnaires de l’Etat.
Ils seront magistrats, directeurs d’établissements pénitentiaires, éducateurs de la protection judiciaire de la jeunesse ou encore officiers de police judiciaire.

D’autres s’orienteront vers les professions dites d’auxiliaires de justice
(avocats, notaires, mandataires judiciaires,…). et choisiront d’exercer leur métier en libéral. 

D’autres enfin se dirigeront vers l’entreprise : les directions juridiques, celles des ressources humaines voire d’autres directions opérationnelles.
Les métiers du droit exigent de réaliser des études supérieures longues et de passer, parfois, différents concours (concours de la magistrature, de la fonction publique…). La plupart de ces concours ou examens requièrent en général d’être titulaire d’un master 1 ou l’équivalent (Bac +4) en droit. Cependant plus de 80 % des candidats reçus sont titulaires d’un master 2 (Bac +5).

En faisant du droit, un étudiant trouvera toujours un emploi et sa place dans la société.
Le droit « traverse » tous les secteurs d’activités ; il est de plus en plus nécessaire d’avoir recours aux compétences d’un juriste.


Nouvelles lois et mondialisation : un environnement favorable aux juristes

Certaines professions juridiques, accessibles par voies de concours ou d’examens, sont soumises à un numérus clausus, pour limiter le nombre de personnes habilitées à les exercer en considération des besoins estimés par les professionnels concernées.

Pour les autres grandes familles de juristes, c’est la loi du marché qui fixe la demande. A ce jour, le marché de l’emploi pour les aspirants juristes est dynamique. En effet, de nombreuses entreprises (grands groupes et PME) se sont dotées d’un service juridique pour gérer leurs échanges commerciaux, leur développement ou leurs difficultés, leurs impôts, … au sens large « leur business ». Dans le même temps, en interne, la gestion de leurs ressources humaines est elle aussi devenue très « juridique ». C’est pourquoi, certaines spécialités telles que le droit des affaires, le droit fiscal ou encore le droit social ont actuellement le vent en poupe. Prenons le droit social par exemple, il est probable que dans un futur très proche les accords négociés entre la direction et les salariés d’une entreprise auront une valeur supérieure aux dispositions « communes » du code du travail. Il apparait donc nécessaire pour les entreprises de recruter des collaborateurs capables de négocier et de préparer ces accords, précisément des juristes !

Le juriste a un bel avenir car les textes de lois ont des sources multiples, changent (trop ?) souvent et sont naturellement contraignants. Un travail de veille et d’interprétation est en permanence requis pour que l’entreprise soit « en conformité » avec son environnement légal. En outre, la plupart des entreprises se développent aujourd’hui « à l’international » : fournisseurs, clients et marchés étrangers, s’exposant ainsi à des réglementations étrangères et à des pratiques commerciales originales. Avec la mondialisation, on constate une montée en puissance des juristes d’affaires version « business maker », qui facilitent le business, qui rendent possible la mise en œuvre des stratégies.

Il faut ajouter que la culture anglo-américaine a fortement percé dans l’organisation et le management de l’entreprise. Le juriste travaille activement avec le ou les dirigeants. Il identifie les risques potentiels, les anticipe voire il les prévient. Grâce à des formations juridiques plus ouvertes à d’autres disciplines et plus techniques, le juriste développe des connaissances en gestion des organisations, en stratégie d’entreprise, en finance, le tout aussi bien en français qu’en anglais. Ainsi les doubles formations en droit et commerce ou droit et management-finance sont de plus en plus demandées par les recruteurs.

Il faut enfin noter que les métiers du droit seront concernés, eux aussi, par les prochaines vagues de départs en retraite de la génération des baby-boomers. Cet état de fait, annoncé et attendu, ne constituera cependant pas l’unique levier d’un accroissement de la demande de juristes sur le marché.


Emergences et développement de nouveaux outils

Nous l’avons vu, la mondialisation génère un besoin accru de juristes. Dans le même temps, le développement du numérique, du web, des logiciels, de l’intelligence artificielle et de la robotique fait apparaître de nouvelles problématiques juridiques. Le droit suit les évolutions de la société.

Prenons l’exemple de la data. Les entreprises qui développent notamment leurs activités via le web ou le e-commerce recueillent désormais tout un tas de données sur leurs utilisateurs ou leurs clients. Leur collecte, leur stockage ainsi que leur utilisation sont soumis parfois à des réglementations, parfois à des « vides juridiques ». De nouvelles problématiques juridiques sont ainsi soulevées notamment lorsqu’un géant mondial tel que Facebook revend ces données à d’autres entreprises. Quelles sont les limites ? Comment notre intimité est-elle scrutée ? Est-ce que la sécurité et l’éthique sont respectées ?

Les enjeux environnementaux ont aussi des conséquences sur les fonctions juridiques. Désormais, les entreprises et les administrations doivent montrer que leurs activités sont réalisées dans le respect de normes environnementales et sociales, qu’elles empêchent le blanchiment d’argent et que leurs salariés ne peuvent pas être corrompus !

Les juristes sont de plus en plus sollicités quel que soit le domaine et notamment ceux émergeants pour guider les entreprises dans leur développement grâce à leur expertise.

Grâce à son ouverture et aux différentes initiatives proposées comme l’innovation pédagogique ou encore la clinique du droit, la Faculté de Droit des Facultés de l’Université Catholique de Lille prépare ses étudiants à leur futur métier. Elle leur offre une formation théorique et pratique ainsi qu’un suivi par le corps professoral qui donne aux étudiants toutes les clés pour s’insérer rapidement et facilement dans la vie professionnelle.

Le taux de placement est de 87,4% dans les 6 mois suivant l’obtention du diplôme de master en 2015.
http://www.faculte-libre-de-droit-lille.fr/


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