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3ème épisode de la saga estivale du Crédit Foncier : « Les lieux connus associés à l’histoire du Crédit Foncier…»

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Après la publication la semaine dernière du 2ème récit « Les hommes célèbres associés à l’histoire du Crédit Foncier », le Crédit Foncier publie le 3ème épisode de sa saga de l’été « Les lieux connus associés à l’histoire du Crédit Foncier ou financer par le Crédit Foncier ». Au cours de ces récits, sont mêlés l’histoire de l’immobilier en France avec celle du Crédit Foncier.

Intimement lié à la rénovation de Paris sous la houlette du préfet Haussmann, le Crédit Foncier en a financé nombre de chantiers essentiels. En sont sortis les bâtiments parmi les plus prestigieux et les plus élégants de la capitale française, ceux qui frappent la ville de son empreinte unique au monde. Et le Paris haussmannien commence logiquement dans le 1er arrondissement, quartier place Vendôme.

C’est d’abord là que le Crédit Foncier a investi dans un siège social digne de son statut de financier de l’immobilier en France. Dès 1854, le gouverneur Charles de Germigny se porta acquéreur de l’hôtel Castanier, 19 rue des Capucines, rue neuve des Capucines à l’époque, édifié en 1726 par Michel Tannevot, architecte de Louis XV. L’établissement multiplia ensuite les acquisitions dans un étroit périmètre délimité par la place Vendôme, le futur Opéra Garnier et l’église de la Madeleine, dont le chantier interminable commencé à la fin du XVIIIe siècle, ne s’était achevé qu’une dizaine d’années auparavant.

La plus prestigieuse de ces acquisitions fut, évidemment, l’hôtel Ritz.
Le Crédit Foncier en était encore propriétaire il y a moins de vingt ans, avant qu’il ne le cède à Mohammed Al-Fayed en février 1999, qui vient d’en achever la rénovation de fond en comble. Le Ritz est la plus glorieuse façade sur la place Vendôme d’un ensemble d’immeubles qui abrite aussi bien le siège historique du Crédit Foncier, rue des Capucines, que, juste à côté, l’ancienne entrée de la clientèle de la banque, à l’angle de la rue Cambon.
Le Crédit Foncier s’intéressa à cet ensemble immobilier dès 1912 en confiant à l’architecte Charles Méwès, qui venait d’achever la construction du Ritz, le soin de bâtir un nouveau bâtiment qui abriterait, entre autres, la salle des coffres sous un hall d’accueil typique de l’architecture bancaire de la belle époque rappelant l’aménagement des paquebots de luxe dont Méwès était un spécialiste.

De l’autre côté du boulevard des Capucines, l’Opéra allait jouxter le Grand Hôtel construit entre 1860 et 1862 à l’initiative des frères Émile et Isaac Péreire qui multipliaient les investissements dans le centre de Paris au travers de leur établissement, la Compagnie Immobilière. Le Crédit Foncier dont Émile Péreire fut administrateur de 1852 à 1867 et qui avait des administrateurs communs avec la Compagnie Immobilière, fut le premier financier du Grand Hôtel. L’établissement continuera d’ailleurs à être le créancier du Grand Hôtel après la liquidation de la Compagnie Immobilière en 1873.


Laval

« Gouverner c’est prévoir », avait dit l’un des inventeurs de la presse moderne, Émile de Girardin. Roger Guérin, gouverneur du Crédit Foncier de 1936 à 1945 fut particulièrement prévoyant : dès avril 1938, c’est-à-dire immédiatement après que Hitler eut envahi l’Autriche, il prit les mesures nécessaires pour transférer les titres hors de Paris et établir le plus vite possible un plan d’éloignement des services de la banque en cas de malheur.
Le Crédit Foncier acquit donc des terrains à Laval, dans la Mayenne, durant l’été 1938 pour y construire de nouveaux locaux. Dans l’attente d’achèvement des travaux, Roger Guérin loua le château de Pouancé, dans le Maine-et-Loire, pour y mettre les titres à l’abri. Simultanément, un abri souterrain fut aménagé sous le siège de la rue des Capucines. Lequel siège fut ensuite déménagé après la débâcle de juin 1940 à Laval d’abord, à Bordeaux ensuite et, enfin, à Châtelguyon, non loin de Vichy. Le Crédit Foncier revint à Paris en novembre 1944.


Le château de Chenonceau

Il arrive aussi, et tous les banquiers le savent, que des emprunteurs ne remboursent pas leurs dettes. Un malheur ne venant jamais seul, la famille d’un certain Wilson les a collectionnés à la fin des années 1880.
Il faut dire que la fratrie avait bien cherché les ennuis. Daniel Wilson, député radical d’Indre-et-Loire, est resté dans l’histoire non pour la qualité de son travail à la Chambre, mais uniquement pour avoir épousé Alice Grévy lors d’une fastueuse cérémonie en octobre 1881, au château de Chenonceau, qui appartenait à sa sœur. Pour être plus précis, le Wilson en question n’était pas célèbre pour son mariage mais parce qu’en 1887, il a acculé à la démission son beau-père, le Président de la République Jules Grévy.
Entre autres occupations, Monsieur Gendre avait, en effet, mis à profit ses entrées à l’Élysée pour faire attribuer à tout individu en quête de respectabilité, légions d’honneur et autres distinctions plus ou moins convoitées, moyennant espèces sonnantes et trébuchantes. Voilà pour le frère. Quant à la sœur, Marguerite, épouse Pelouze, elle acquiert en 1864, le sublime château de Chenonceau, offert par Henri II à Diane de Poitiers. Ce sublime joyau bâti sur les deux rives du Cher, n’était pas assez éclatant pour la nouvelle châtelaine. Elle engagea immédiatement des travaux pharaoniques et fit de sa demeure un lieu de villégiature prestigieux où séjournèrent aussi bien Claude Debussy que le Kronprinz, futur et éphémère empereur d’Allemagne, Frédéric III.
Hélas, au moment même où Daniel Wilson était en délicatesse avec la justice, les créanciers commencèrent à se faire plus pressants avec sa sœur. Jusqu’au jour où le château est saisi et adjugé début 1889 au Crédit Foncier pour une somme dérisoire en regard des dépenses de la Dame Pelouze. C’est ainsi que l’établissement en devint propriétaire pendant plus de deux ans, le temps qu’il trouve un acquéreur à un prix raisonnable.


Les domaines viticoles du Crédit Foncier

Chenonceau ne fut, loin de là, pas la seule propriété dont le Crédit Foncier devint adjudicataire suite à des défaillances. Nombre de domaines viticoles furent victimes à la fin du XIXe siècle de l’épidémie de phylloxera. C’est ainsi que dans le bordelais plusieurs domaines qui produisaient à l’époque plus de 700 000 bouteilles de Graves, Médoc, Entre-deux-Mers, entrèrent au patrimoine de l’établissement : le Château Saint Robert (Graves) acquis en 1879 s’étend sur un terroir peu fertile composé de sables et de graviers, les fameuses « graves » qui ont donné leur nom à l’appellation. A ce domaine, s’est adjoint, près de 60 ans plus tard, en 1936, l’acquisition sur saisie du Château Bastor-Lamontagne (Sauternes) situé sur un terroir sablo-graveleux. Le vignoble, d’un seul tenant, est l’un des plus beaux de la région viticole du Sauternais.

Accéder à l’intégralité du récit
http://creditfoncier.com/lieux-connus-associes-a-l-histoire-du-credit-foncier/


 Comprendre l'économie durable pour s'y investir

 

 

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