Pour Quideos, spécialiste de la gestion des risques de prix agricoles, le renforcement de la souveraineté alimentaire passe aussi par une meilleure sécurisation économique des producteurs.
Alors que la France
voit reculer son autonomie sur plusieurs productions agricoles, une autre
menace fragilise son agriculture : la volatilité des prix. Entre cours
instables et marges imprévisibles, les producteurs peinent à investir et à se
projeter. Pour Quideos, spécialiste de la gestion des risques de prix
agricoles, reconquérir la souveraineté alimentaire passe aussi par la
sécurisation économique des exploitations. Car pour continuer à produire en
France, encore faut-il pouvoir vivre durablement de son activité.
La souveraineté
alimentaire française montre des signes de fragilité
Longtemps considérée
comme l'une des grandes puissances agricoles européennes, la France voit sa
capacité à répondre à sa propre demande s'éroder dans plusieurs filières
stratégiques. En 2025, le taux d'auto-approvisionnement en viande porcine
serait passé sous le seuil symbolique des 100 %, tandis que celui de la
volaille serait descendu sous les 80 %. La situation est particulièrement
préoccupante dans la filière du poulet, où ce taux serait passé de 70,7 % à 67
% en seulement un an.*
Les fruits et légumes
ne sont pas épargnés : selon le ministère de l'Agriculture, la France serait
passée en vingt ans de 65 % à 51 % d'auto-approvisionnement, renforçant sa
dépendance aux importations.
Au-delà de ces
chiffres, la souveraineté alimentaire ne se résume pas aux volumes produits.
Elle dépend aussi de la capacité des exploitations à maintenir leur activité et
à investir. Or, un facteur reste encore insuffisamment pris en compte :
l'instabilité économique à laquelle les agriculteurs sont confrontés.
La volatilité des prix,
une menace pour la pérennité des exploitations
Produire davantage en
France suppose de préserver et moderniser les exploitations existantes et de
permettre aux agriculteurs de préparer l'avenir. Pourtant, leurs prix de vente,
comme ceux de leurs matières premières, peuvent varier fortement en quelques
mois.
Pour un éleveur, une flambée du prix de l'alimentation animale peut rapidement dégrader sa rentabilité.
À l'inverse, une chute des prix de vente réduit ses revenus alors
que ses charges fixes restent élevées. Cette double exposition rend les marges
difficiles à anticiper et fragilise les décisions de long terme. Sans
visibilité financière, les agriculteurs peuvent être contraints de reporter la
modernisation de leurs bâtiments, le renouvellement de leur matériel ou
l'augmentation de leurs capacités de production.
Cette incertitude
dépasse donc la seule question de la rentabilité individuelle : elle peut, à
terme, compromettre le maintien des capacités agricoles françaises et renforcer
la dépendance du pays aux importations.
Sécuriser les marges
agricoles pour préserver la souveraineté alimentaire
Face à cette
instabilité, la couverture des risques de prix constitue un levier encore
insuffisamment exploité. Distincts de l'assurance et des aides publiques, ces
instruments permettent aux acteurs agricoles de mieux maîtriser leur exposition
aux fluctuations des marchés et de gagner en visibilité sur leurs revenus ou
leurs coûts d'approvisionnement.
C'est précisément
l'approche développée par Quideos, entreprise française spécialisée dans la
gestion des risques de prix agricoles. Grâce à ses solutions de couverture
adaptées à l’ensemble des matières premières agricoles, elle accompagne les
exploitants, coopératives et industriels agroalimentaires dans la sécurisation
de leurs marges. Entreprise d'investissement agréée et supervisée par l'AMF et
l'ACPR, Quideos entend démocratiser l'accès à ces outils financiers pour
permettre aux acteurs agricoles de mieux anticiper les fluctuations des marchés
et de sécuriser leurs décisions économiques.
Pour un producteur
souhaitant moderniser son exploitation, cette visibilité peut notamment
faciliter l'élaboration d'un plan de financement et les échanges avec ses
partenaires bancaires. À plus grande échelle, elle peut contribuer à préserver
les investissements et les capacités de production sur le territoire français.
« La souveraineté alimentaire ne se résume pas à produire davantage en France. Encore faut-il donner aux agriculteurs les moyens économiques de continuer à produire demain. Un exploitant peut être performant, mais voir sa rentabilité fragilisée par des variations de prix qu'il ne maîtrise pas. Sécuriser les marges agricoles, c'est aussi préserver notre capacité collective à produire sur le territoire », explique Mikaël Delmas, CEO et cofondateur de Quideos.


