Selon le Baromètre
européen des ODD 2026 du Pacte mondial - Réseau France, publié récemment
(réalisé auprès de 5 793 entreprises adhérentes dans 21 pays européens, dont 1
370 en France), les entreprises françaises étudiées obtiennent un peu moins de
50/100 sur les ODD liés à la biodiversité terrestre et aquatique, en dessous de
la moyenne européenne.
À l’approche de la COP17 Biodiversité, qui se tiendra du 19 au 30 octobre 2026 à Erevan et marquera la première revue mondiale des progrès réalisés depuis l’adoption du Cadre mondial pour la biodiversité de Kunming-Montréal, ces résultats indiquent que les engagements sont là,
et doivent servir de bases pour produire des
résultats concrets pour la préservation des écosystèmes.
Nils Pedersen, délégué
général du Pacte mondial de l’ONU - Réseau France, commente : « La biodiversité
conditionne la résilience des entreprises, de leurs chaînes d’approvisionnement
et des territoires où elles opèrent. Ces résultats invitent à en faire une
priorité stratégique et à traduire les engagements en actions mesurables »,
Les entreprises ont
bien intégré la réduction de la pollution, mais doivent renforcer l’action
directe sur la gestion des écosystèmes
A travers un bon degré
de prise en compte de la gestion des déchets et des pratiques de circularité,
les entreprises françaises et européennes adhérentes au Pacte mondial agissent
favorablement pour réduire la pollution plastique aquatique (ODD 6), terrestre
(ODD 15) et marine (ODD 14).
Cependant, les scores plus faibles sur les cibles relatives à la gestion de l’eau, des écosystèmes marins et terrestres montrent que ces sujets ne sont pas encore pris en compte par la majorité des entreprises.
Les données indiquent notamment que les grandes
entreprises industrielles sont nettement plus nombreuses à le faire, en raison
d’une matérialité plus forte. Tout l’enjeu est donc désormais d’accompagner les
plus petites entreprises et de sensibiliser davantage celles du secteur
tertiaire qui peuvent se sentir moins concernées.
Aires clés de
biodiversité : les entreprises concernées doivent se saisir davantage du sujet
Les données utilisées pour l’ODD 15 – Biodiversité montrent que parmi les entreprises françaises et européennes répondantes concernées, seulement un tiers ont fait la démarche de mesurer la superficie de leurs sites à proximité d’aires de biodiversités protégées. Une démarche nécessaire pour établir des plans d’action concrets au résultats tangibles.


