Alors que les
investisseurs considèrent que leur épargne personnelle deviendra la principale
source de revenus à la retraite, seuls 15 % des investisseurs français se
disent très confiants quant à leur capacité à assurer leur sécurité financière
à long terme. En revanche, le recours à un conseil professionnel a un
impact significatif : les trois quarts (74 %) de ceux qui y ont recours
déclarent avoir confiance dans leur capacité à financer leur retraite, contre
55 % pour ceux n’ayant jamais bénéficié de conseil.
27 % des épargnants
français prévoient de commencer à investir au cours des 12 prochains mois, mais ils sont 37 % à
être freinés par la peur de perdre de l’argent et à privilégier le cash ou les
actifs sans risque. En pratique, cela conduit souvent les épargnants à
conserver davantage de liquidités que nécessaire plutôt que d’investir sur les
marchés de capitaux : pour un tiers des épargnants, un fonds d’urgence
inférieur à six mois de revenus suffit à faire face aux imprévus, mais la
plupart conservent bien plus de liquidités. Interrogés sur les freins à
l’investissement, 28 % des investisseurs français citent le manque de
ressources financières (contre une moyenne européenne de 25 %) et 24 % évoquent
l’incertitude liée à l’environnement économique ou politique.
42 % des investisseurs
particuliers se considèrent comme débutants, contre 27 % pour les Européens. Et parmi ceux qui se
décrivent comme « experts », seuls 22 % ont répondu correctement à trois
questions de culture financière, se plaçant à l’avant-dernière place du panel
mondial, contre 47 % en Europe.
Le conseil professionnel, sollicité par 58 % des investisseurs, reste central et s’accompagne de nouveaux usages, mais dans une moindre mesure qu’en Europe : 58 % des investisseurs français ont déjà utilisé l’IA pour les aider à orienter leurs décisions d’investissement (contre 70 % en Europe), et seulement 28 % s’informent via des influenceurs (contre 39 % en Europe). Ces nouvelles sources d’information ne remplacent pas le conseil professionnel ; elles viennent plutôt le compléter, en aidant les investisseurs à confirmer des idées ou à valider des recommandations.


