Baromètre des TPE T3 2026 - Syndicat des
Indépendants et TPE.
Synthèse des résultats
de l’enquête réalisée du 21 au 27 septembre 2026 auprès de
1 378 adhérents du
SDI.
Des TPE qui ne
cherchent plus à se développer, mais à résister
Le troisième trimestre
2026 confirme une tendance désormais profonde : les TPE ne cherchent plus à se
développer, mais à tenir.
61% des dirigeants
constatent une baisse de leur chiffre d’affaires, plus de 7 sur 10 une
contraction de leur marge nette et 66 % une diminution de leur trésorerie. 55 %
rencontrent désormais des difficultés de trésorerie et, pour 42 %, les réserves
disponibles ne permettraient pas de faire face plus de trois mois à activité
inchangée.
Cette fragilité
s’accompagne d’une crise de confiance massive. 98% considèrent que la France
traverse une crise économique et 93% anticipent une nouvelle dégradation dans
les douze prochains mois. Faute de visibilité, plus d’un dirigeant sur deux a
déjà reporté ou abandonné un investissement.
Les conséquences
dépassent désormais la seule santé de l’entreprise. Seuls 4% des dirigeants
expriment un état d’esprit positif, 88% subissent un stress élevé ou fréquent
et 51% disposent d’un revenu personnel inférieur au SMIC. Plus significatif
encore, 58% déclarent que, si c’était à refaire, ils ne choisiraient
probablement ou certainement plus de devenir indépendants ou chefs
d’entreprise.
Dans ce contexte, toute
nouvelle contrainte est vécue comme une charge supplémentaire.
La facturation
électronique en fournit une illustration : seuls 5% y voient une
simplification, quand 66% la considèrent comme une contrainte et 58% comme une
source de coûts.
Face à cette situation,
une priorité se détache nettement : le coût du travail. Il est cité par 67% des
dirigeants comme le sujet à traiter prioritairement, très loin devant la
simplification administrative. Les baisses de cotisations patronales et
salariales, l’exonération des heures supplémentaires ou encore l’allègement de
la fiscalité des TPE recueillent des niveaux d’adhésion très élevés. Après
plusieurs années de crises successives, les dirigeants de TPE ne demandent plus
seulement les moyens de se développer. Ils demandent désormais les moyens de
résister, de retrouver de la visibilité et de préserver leurs marges, leur
trésorerie et leur capacité à employer.
À cet égard, le Budget soumis au Parlement est en totale contradiction avec, plus que des attentes, des impératifs de survie exprimés.


