Baromètre IA, Entreprise et
Durabilité 2026 - ESSCA & Forvis Mazars.
Un phénomène appelé « Shadow AI », qui progresse plus vite que les
règles mises en place pour l’encadrer.
Utiliser l’assistant conversationnel de son choix pour résumer un
document ou analyser des données, sans passer par les outils validés par son
entreprise : cette pratique, appelée Shadow AI, est désormais largement
répandue.
Selon le deuxième Baromètre IA Entreprise et Durabilité de l’ESSCA et de Forvis Mazars,
66 % des professionnels interrogés la constatent dans leur
organisation. Les entreprises semblent encore hésiter sur la réponse à apporter
: 24 % la tolèrent et, dans 12 % des cas, elle persiste malgré une interdiction
claire.
Les règles peinent à suivre. Moins d’une entreprise sur deux (44 %) a
défini des principes éthiques pour encadrer l’IA et seuls 28 % des répondants
estiment que leur organisation connaît bien l’AI Act.
Dans le même temps, les usages progressent rapidement : 80 % des
entreprises utilisent les modèles de langage pour des tâches bureautiques, 35 %
ont déjà recours à des agents autonomes et 58 % prévoient d’augmenter leurs
investissements.
Le baromètre souligne également le retard pris dans la mesure de l’impact environnemental.
Si 61 % des répondants considèrent que l’IA contribue
positivement au développement durable de leur entreprise, seuls 30 % suivent sa
consommation énergétique.
Réalisée auprès de 826 professionnels de l’IT et du digital en France, au Royaume-Uni, en Allemagne et en Espagne, l’étude permet aussi de mesurer les évolutions depuis la première édition publiée en 2024.


