Etude IPSOS-Macif.
Alors que la transformation du
parc automobile français vers l’électrique s’accélère (38% de véhicules
électriques sur les ventes de véhicules neufs en août1), portée autant par les
enjeux économiques que par la hausse du prix des carburants, une étude Ipsos
pour la Macif révèle un paradoxe : la voiture demeure profondément ancrée dans
le quotidien des Français, mais pour près d’un Français sur deux, l'acquisition
d’un véhicule est devenue un véritable casse-tête.
Acheter une voiture
n’est plus un acte banal
La voiture est
omniprésente dans les foyers français, mais son acquisition est loin d’être
devenue une formalité. 45 % des détenteurs du permis B considèrent aujourd’hui
que l’achat d’une voiture est compliqué. Une difficulté qui touche
particulièrement les générations les plus jeunes : 64 % des 18-24 ans, contre
32 % des 60-75 ans, souvent plus expérimentés.
Cette difficulté
traduit un changement de fond dans l’achat d’un véhicule. Choisir un modèle,
une motorisation, déterminer son budget, comparer les offres de financement,
comprendre les garanties, anticiper l’entretien ou encore évaluer le coût futur
du véhicule : l’automobiliste doit aujourd’hui prendre une succession de
décisions techniques et financières dont les conséquences s’inscrivent sur
plusieurs années.
Et derrière cette
complexité se cache une autre réalité : 54 % des automobilistes ont peur de faire un
mauvais choix au moment d’acheter une voiture. Chez les 18-24 ans, cette
crainte atteint même 67 %. Les femmes sont également davantage concernées, avec
57 %.
L’automobile n’est donc
plus seulement un objet de consommation. Elle devient un choix à risque, dans
lequel l’erreur peut coûter cher.
Jean-Philippe Dogneton,
Directeur Général de la Macif, rappelle : « Leader de l’assurance
automobile, nous observons que le rapport à la mobilité a profondément changé.
Dans un contexte économique toujours plus contraint, l’acquisition d’un
véhicule et la chaîne de décisions qui en découlent sont beaucoup plus engageantes
et anxiogènes pour les ménages. L’enjeu n’est plus seulement d’accéder à un
véhicule, mais de pouvoir faire les bons choix, au bon moment, de manière
sereine. »
Derrière la voiture,
c’est le pouvoir d’achat qui se joue
Cette complexité serait
sans doute moins préoccupante si elle ne s’accompagnait pas d’une pression
financière croissante. Or, 66 % des Français titulaires du permis estiment que
l’achat d’une voiture est devenu moins accessible qu’il y a cinq ans. Et pour
ceux qui possèdent déjà un véhicule, 70 % déclarent que leur budget automobile
pèse sur leur quotidien.
La pression ne s’arrête
d’ailleurs pas au prix d’achat. Le coût d’utilisation – carburant, assurance,
entretien – pèse sur le budget mensuel de nombreux automobilistes, tandis que
le renouvellement du véhicule devient lui-même une perspective anxiogène. 56 %
déclarent avoir déjà renoncé ou reporté l’achat d’un véhicule pour des raisons
financières et 42 % avoir déjà repoussé des réparations ou de l’entretien faute
de budget.
Ce phénomène révèle une
transformation profonde du rapport à la voiture : lorsque l’automobile devient
trop coûteuse, les ménages ne renoncent pas nécessairement à se déplacer. Ils
arbitrent ailleurs. Loisirs, vacances, sorties, achat d’un nouveau véhicule ou
entretien de celui qu’ils possèdent : le coût de la mobilité entre directement
en concurrence avec les autres dépenses du quotidien.
La voiture devient
ainsi un révélateur des fractures économiques françaises.
Ceux qui disposent des
ressources nécessaires peuvent absorber le coût d’un véhicule plus récent, plus
sûr et plus efficient. Pour les autres, conserver son ancienne voiture plus
longtemps, reporter une réparation ou se tourner vers le marché de l’occasion peut
devenir la seule manière de maintenir une mobilité indispensable.
L’occasion s’impose
comme un compromis économique… mais pas toujours comme un choix serein
Dans ce contexte, le
marché de l’occasion apparaît comme une voie de sortie naturelle. 41 % des
Français choisiraient un véhicule d’occasion s’ils devaient acheter une voiture
dans les douze prochains mois, contre 33 % pour un véhicule neuf. Chez les 25-34
ans, cette préférence atteint même 48 %.
Mais cette recherche
d’accessibilité financière s’accompagne d’un paradoxe : l’occasion est le choix
qui rassure le moins.
La principale
inquiétude est très concrète : 73 % craignent de subir des pannes ou des
réparations coûteuses après l’achat. Plus d’un sur deux redoute également de ne
pas connaître l’historique du véhicule, tandis que 45 % s’inquiètent de
l’absence de garantie ou du manque de confiance envers le vendeur.
L’occasion résume ainsi
le dilemme auquel sont confrontés les automobilistes : acheter moins cher, sans
nécessairement acheter avec davantage de sérénité.
C’est précisément dans
cet espace que se dessine un besoin nouveau : celui d’un accompagnement capable
de relier les différentes étapes du parcours automobile plutôt que de les
traiter séparément.
Face à la complexité,
les Français ne demandent pas nécessairement plus de services : ils demandent
surtout moins de dispersion
Aujourd’hui, 68 % des
automobilistes considèrent que le fait de se rendre sur place, chez un
concessionnaire ou un particulier, est le canal le plus rassurant pour acheter
une voiture. Seuls 4 % citent Internet comme canal privilégié, tandis que 25 %
recherchent une combinaison des deux.
À l’heure où le
parcours d’achat automobile se digitalise, cette préférence pour le contact
humain dit quelque chose d’essentiel : face à une décision complexe et
coûteuse, les Français ne cherchent pas seulement de l’information. Ils
cherchent de la confiance.
Avec Cosmobilis, la
Macif veut faire évoluer la relation à l’automobile
Les résultats de
l’étude confortent ainsi l’intérêt d’une approche plus intégrée du parcours
d’achat automobile. Le partenariat entre la Macif et Cosmobilis s’inscrit dans
cette logique : proposer un accompagnement permettant de rendre plus lisibles
les différentes étapes de la vie automobile et faciliter les arbitrages
auxquels les automobilistes sont confrontés, à travers une nouvelle plateforme
proposée à ses sociétaires : “Macif Projet Auto”.
L’enjeu n’est pas
d’ajouter une nouvelle offre à un parcours déjà complexe, mais au contraire, de
réunir autour d’un même interlocuteur des réponses aujourd’hui dispersées :
choix du véhicule, financement, assurance, reprise et entretien.
À travers ce dispositif, la Macif entend ainsi répondre à une évolution profonde du rapport des Français à leur voiture : dans un contexte où celle-ci reste indispensable mais où son coût, sa complexité et sa transformation rendent chaque décision plus engageante, le rôle de l’assureur peut évoluer de celui qui protège le véhicule à celui qui accompagne l’automobiliste tout au long de son parcours.


