À l’occasion de la Foire de Châlons 2026,
Franck Leroy, Président de la Région Grand Est, et Christoph Büren, Président
du Groupe VIVESCIA, ont signé une charte d’engagement mutuel destinée à
renforcer leur coopération en faveur de la souveraineté alimentaire, de la
décarbonation et de la compétitivité des filières agricoles et agroalimentaires
du Grand Est.
Première région agricole de France et territoire majeur de transformation agroalimentaire, le Grand Est dispose de filières stratégiques pour la souveraineté alimentaire et industrielle du pays.
Face aux bouleversements climatiques, économiques et
géopolitiques, la Région Grand Est et le Groupe Vivescia font aujourd’hui le
choix de renforcer leur coopération autour d’une conviction commune : produire
davantage et mieux sur nos territoires, y transformer nos productions et
accompagner les transitions sont indissociables de la compétitivité de notre
agriculture et de nos filières.
Profondément ancré dans le Grand Est, son berceau historique, le groupe VIVESCIA rassemble
9 000
agriculteurs-coopérateurs et 4000 collaborateurs et intervient de la production
agricole à la transformation, notamment dans les secteurs du malt, de la meunerie,
de la maïserie et des biotechnologies végétales, à l’échelle du territoire, de
la France et de l’international. Premier acteur agricole régional, VIVESCIA
collecte près de 3,5 millions de tonnes de céréales et d’oléoprotéagineux, dont
25% d’orges brassicoles en France, entre la Marne, la Haute Marne, les Ardennes
et l’Aube notamment, grâce à un maillage de 180 points de collecte. Avec sa
dizaine d’outils industriels présents sur le territoire, VIVESCIA transforme le
blé, l’orge, le maïs avec ses entreprises Malteurop, Grands Moulins de Paris,
Kalizéa et Néalia.
Pour Franck Leroy,
Président de la Région Grand Est : « Avec ce partenariat, nous faisons le
choix collectif de miser sur la souveraineté alimentaire, la décarbonation et
la compétitivité de nos filières agricoles. Notre ambition est de créer de la
valeur, des emplois, et des solutions concrètes pour les agriculteurs et les
industriels. Ce n’est pas un vœu pieux, c’est un engagement chiffré, avec des
investissements concrets et une méthodologie agile pour passer de la parole aux
actes. ».
Christoph Büren,
Président du Groupe VIVESCIA, souligne : « Dans un monde de compétition et face aux
défis climatiques, innover, investir dans les filières en partant de la demande
des clients et des consommateurs est essentiel. Le futur de notre groupe
coopératif céréalier est intimement lié aux dynamiques régionales et à son
développement, avec ses 9000 agriculteurs-coopérateurs, ses grandes filières,
ses entreprises du malt, de la meunerie, de la maïserie, et des biotechnologies
végétales, sa marque Francine. Ce partenariat illustre une même ambition : donner
à nos territoires, à ses agriculteurs, et aux acteurs de l’industrie, les
moyens de rester une grande région de transformation des céréales et
oléoprotéagineux et de production agricole résolument tournée vers l'avenir !
».
Produire et transformer
davantage dans le Grand Est
Premier axe de cet
engagement : conforter la capacité du Grand Est à produire et à transformer sur
son territoire.
La Région poursuivra
ainsi son soutien à l'installation, à la modernisation des exploitations et aux
investissements agro-industriels. Elle entend également défendre, dans les
négociations sur la future Politique agricole commune, un budget agricole sanctuarisé
et des moyens renouvelés pour les filières agro-industrielles.
De son côté, VIVESCIA réaffirme sa confiance dans le Grand Est comme territoire d'investissement. Dans le cadre de son projet stratégique VIVESCIA 3.0 à horizon 2030, le Groupe prévoit 250 millions d'euros d'investissements pour développer ses projets agricoles et renforcer ses outils industriels de transformation dans la région.
Les deux partenaires
travailleront également à l'adaptation des productions au changement
climatique. Une démarche commune sera notamment engagée pour identifier de
nouveaux potentiels de cultures dans le Grand Est, en particulier pour le blé
dur, dont les zones traditionnelles de production évoluent sous l'effet du
réchauffement climatique.
Décarboner sans perdre en compétitivité
La transition
environnementale ne peut réussir que si elle accompagne, plutôt qu'elle
n'affaiblit, la capacité des agriculteurs et des entreprises à produire,
investir et créer de la valeur.
VIVESCIA a engagé
pro-activement une stratégie climat depuis 2022, qui s’appuie sur deux piliers
interdépendants : atténuation des gaz à effet de serre et adaptation. Le Groupe
poursuivra notamment son programme d'agriculture régénérative TRANSITIONS (carbone,
sols, biodiversité), 1er programme à impact en France et en Europe avec ses 585
agriculteurs engagés, correspondant à 100 000 hectares et 600 000 tonnes de
céréales. Les actions menées auprès de la première promotion de 182
agriculteurs-coopérateurs depuis 2023 ont déjà permis d'éviter 10 000 tonnes
d'émissions de gaz à effet de serre en deux ans (soit l’équivalent de 5000
trajets allers-retours Paris/New York en avion).
Cette ambition de
décarbonation de ses activités concerne également ses process industriels avec
des projets engagés notamment sur sa malterie de Vitry le François (200 000
tonnes de malt produites chaque année), vaisseau amiral de sa filiale
Malteurop. Et aussi les transports.
Aujourd'hui, 20 % de la flotte régionale de 160 camions de VIVESCIA est équipée
pour rouler au B100, permettant une réduction de 60 % des émissions de GES par
rapport au gazole. L'objectif est de porter cette part à 50 % d'ici 2030,
tandis que la Région renforcera ses aides au verdissement des flottes et au
développement des biocarburants.
Repenser toute la
chaîne logistique
La compétitivité
agricole dépend enfin de la capacité à acheminer les productions, depuis les
exploitations jusqu'aux sites de transformation et aux marchés. Route, rail,
voie fluviale : c'est donc l'ensemble de la chaîne logistique, de l'amont à
l'aval, qui doit être pensé dans une stratégie cohérente.
Face à la dégradation
des infrastructures routières, la Région Grand Est prévoit ainsi 1 milliard
d'euros d'investissements d'ici 2035 pour moderniser les infrastructures de
transport régionales. Ces investissements seront notamment financés par une
écocontribution poids lourds intégralement réinvestie dans les infrastructures.
Des mesures d'accompagnement des filières agricoles sont parallèlement à
l'étude lorsqu'aucune alternative crédible au transport routier n'existe.
VIVESCIA et la Région travailleront parallèlement à une stratégie logistique de long terme intégrant fret ferroviaire, hubs et plateformes multimodales, ainsi que le verdissement des flottes agricoles.


