La France compte entre 200.000 et 250.000 ponts, dont
100.000 communaux. Pour les plus petites communes, l’entretien de ces
infrastructures clés constitue, en raison de leurs ressources limitées, une
charge lourde au fur et à mesure de leur vieillissement.
Lancé en 2021 et doté d’un budget initial de 110 millions
d’euros, le programme national ponts (PNP), piloté opérationnellement par le
Cerema, établissement public du ministère des Transports, répond à un enjeu
crucial : le nécessaire renforcement de l’entretien des ponts et murs de
soutènement présentant des enjeux de structure à court terme, à travers un
soutien financier et technique aux plus petites communes dans la gestion et
l’entretien de ce patrimoine.
Le programme poursuit des objectifs concrets :
• Recenser et
évaluer le patrimoine en matière d’ouvrages d’art des communes volontaires de
moins de 10 000 habitants, soit 32 000 communes éligibles ;
• Renforcer l’offre
d’accompagnement technique auprès de ces collectivités ;
• Engager les
travaux visant à réparer ou reconstruire les ouvrages les plus dégradés et
posant à court terme des questions de sécurité.
Salué par les élus locaux, cette première phase de
déploiement du Programme a permis en cinq ans de :
• Recenser et
évaluer plus de 64 000 ouvrages (41 300 ponts et 22 700 murs) ;
• réparer ou
reconstruire plus de 400 ouvrages, avec un taux moyen de subvention de 55 %,
soit environ 115 000 euros. Dans certains cas, la part des subventions pouvant
aller jusqu’à 80%.
Face à l’adhésion des collectivités concernées, aux besoins
pérennes, et à l’efficacité démontrée du dispositif, et alors que l’enveloppe
initiale touche à sa fin, Philippe Tabarot se félicite de l’inscription d’une
enveloppe désormais annuelle de 50 millions dans la loi de finances 2026, qui
permettra de sortir d’une logique de financement ponctuel pour inscrire
l’action menée dans la durée. Chaque année, cette dotation dédiée au Programme
permettra de réparer ou reconstruire près de 400 ouvrages parmi les plus
dégradés, et venir ainsi en aide aux communes disposant de faibles ressources.
Le programme reste piloté par le Cerema, dans le cadre d’une convention renouvelée en 2026 avec
le Ministère des Transports et l’agence de financement des infrastructures de transport de France
(AFIT-France).
« Entretenir un pont est une charge financière lourde, difficile à supporter pour nos plus petites communes. Face au vieillissement de ces infrastructures, il était urgent d’apporter un soutien financier et technique. Le succès de la première phrase du programme national ponts a démontré qu’il répondait efficacement aux besoins des communes. La sécurité de nos infrastructures, au cœur du projet de loi cadre pour les transports, est essentielle et nécessite de s’inscrire dans la durée. La transformation du budget initial en une dotation annuelle permettra d’inscrire l’action sur le long terme, au bénéfice de la sécurité de nos concitoyens. D’ici à 2035, ce sont 600 millions qui seront consacrés à la sécurité des ponts communaux. Je salue la mobilisation des sénateurs qui ont permis au moment des débats budgétaires de mettre en avant l’importance de l’enjeu et de garantir des financements à la hauteur des besoins », déclare Philippe Tabarot.


