Une étude réalisée en avril-mai 2026 auprès de 13 000 personnes dans 8 pays européens,
dont la France.
Alors qu'une nouvelle vague de chaleur s’installe sur la France, l'Observatoire de l'Habitat Domofinance (ex-Observatoire Cetelem de l’Habitat) 2026 révèle un basculement inédit.
Interrogés au printemps 2026, avant même les épisodes
caniculaires de ces dernières semaines, 51 % des Français considéraient déjà la
chaleur comme le principal risque climatique pour leur logement. Celui-ci
apparaît désormais comme un espace particulièrement vulnérable face aux
extrêmes climatiques.
Les
canicules révèlent une transformation déjà engagée
• 57% des
Français déclarent être exposés à plusieurs risques climatiques.
• 51%
d’entre eux (contre 40 % des Européens) citent la chaleur comme le risque
climatique auquel leur logement est le plus exposé, devant le vent (tempêtes,
rafales, tornades) à 38 % et le froid (vagues de froid, neige, gel) à 28 %.
• La France est le pays où la crainte des conséquences des canicules sur l’habitat est la plus forte, devant l’Espagne (49 %) et le Portugal (45 %). A l’inverse, le Royaume-Uni fait figure d'exception :
les Britanniques sont deux fois moins
nombreux à citer la chaleur (27 %) comme principal risque et c’est le seul pays
où le froid arrive en tête des préoccupations (38 %).
La
chaleur, nouveau marqueur de vulnérabilité du logement
La
vulnérabilité à la chaleur dépend aussi des caractéristiques du logement. Les
habitants de logements collectifs (53 % en Europe), d’appartements (44 %), et
de logements anciens (43 %) sont ceux qui identifient le plus fortement la
chaleur comme un risque pour leur habitation.
Des
logements encore insuffisamment préparés face aux risques climatiques
• Plus
de 2 Européens sur 3
(68 %) estiment que leur logement est suffisamment équipé pour faire
face aux risques climatiques. Pourtant, seuls 16 % se déclarent « tout à fait »
satisfaits, signe d'une confiance fragile.
•
L’Espagne et le Royaume-Uni se considèrent comme les mieux préparés (73 %),
tandis que la France (63 %) et le Portugal (62 %) ferment la marche.
• En
France,
seuls 14 % se disent « tout à fait » satisfaits de l’équipement de leur
logement pour faire face aux risques climatiques.
• Le
paradoxe est frappant : les Français, qui sont les plus nombreux à se percevoir
exposés à la chaleur et à la sécheresse, figurent également parmi les moins
convaincus de la capacité de leur logement à résister à ces risques.
L’un
des principaux enseignements de l'Observatoire de l'Habitat Domofinance est que
cette prise de conscience de la vulnérabilité du logement face à la chaleur
précède les épisodes caniculaires du début d’été 2026. Les fortes chaleurs ne
créent pas l’inquiétude : elles révèlent une évolution profonde du rapport des
Français à leur habitation.
Longtemps
conçu pour protéger du froid, le logement doit désormais être pensé pour
résister à la chaleur. Les résultats de l’Observatoire montrent ainsi que
l’adaptation de l’habitat dépasse désormais la seule question météorologique :
elle devient un enjeu majeur de résilience face au changement climatique.
Ces
données sont issues de l'Observatoire de l'Habitat Domofinance dont l’ensemble
des résultats paraîtra en septembre.


