Dans sa dernière étude sur la sécurité du
cloud hybride, Gigamon met le doigt sur une réalité préoccupante pour les
services financiers : les cyberattaques sont désormais la norme, non plus
l’exception. L'intelligence artificielle joue un double jeu, pilier des
stratégies de défense mais aussi accélérateur de nouvelles menaces.
Au cours des 12
derniers mois, 59 % des responsables de la sécurité et de l’IT dans les
services financiers déclarent avoir subi une violation de données, dont 77 %
impliquant l’IA. Plus inquiétant encore, près d’une organisation sur quatre
(23 %) touchée par une violation n’a pas été en mesure d’en identifier la
cause. Cela met en lumière les profondes lacunes en matière de visibilité dans
des environnements toujours plus complexes.
L’utilisation
croissante de l'IA ouvre également de nouvelles brèches. Un tiers des
dirigeants des services financiers rapportent que leurs systèmes d'IA ou LLM
ont été directement ciblés lors de violations. Plus d'un quart (26%) pointent
l'usage non autorisé de l’IA, le shadow AI, comme facteur de risque ou de fuite
de données. Et ils sont désormais 91 % à s'appuyer sur des fonctions de
sécurité basées sur l'IA capables d'agir sans validation humaine, une autonomie
qui pose question.
À mesure que l’IA
accélère à la fois les attaques et les mécanismes de défense, les responsables
en sécurité réévaluent leurs certitudes. 46 % évoquent le manque de visibilité
comme l’un des principaux défis pour sécuriser les infrastructures cloud hybrides,
tandis que 74 % considèrent désormais le cloud public comme l’environnement
présentant le plus grand risque de sécurité, en raison de l’adoption rapide de
l’IA par les attaquants comme par les défenseurs.
Les risques de long
terme gagnent également en visibilité. 88 % des dirigeants du secteur financier
se disent préoccupés par les attaques de type “harvest now, decrypt later”, qui
pourraient permettre à des données financières chiffrées volées aujourd’hui
d’être décryptées demain grâce aux capacités de l’informatique quantique.
Dans ce contexte la
réponse du secteur est claire : voir pour mieux protéger. 94 % des dirigeants
financiers placent la télémétrie réseau au cœur de l'efficacité et de la
sécurité de leurs data lakes. Et ils sont tout autant à considérer
l'observabilité avancée comme indispensable dès lors qu'il s'agit de déployer
l'IA en toute sécurité.
À l’heure où les systèmes d’IA agissent de manière autonome et où les menaces cyber deviennent de plus en plus opaques, les institutions financières se trouvent à un point d’inflexion. Le défi ne consiste plus seulement à investir dans de nouveaux outils de sécurité, mais à retrouver visibilité et contrôle dans des environnements où le risque se propage à la vitesse grand V.


