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[Expertises] Des reportings plus solides : la CSRD gagne en rationalité

KPMG France publie pour la 27ME année consécutive son étude « CSRD 2026 – Enseignements tirés des publications des grandes entreprises françaises » et apporte une analyse approfondie des premiers états de durabilité via des publications de 54 entreprises du CAC 40 et du Next 20.

 

L’étude met en lumière une nouvelle étape dans l’appropriation de la CSRD : celle de la consolidation, de la rationalisation et de la montée en maturité des dispositifs de reporting de durabilité.

 

Après une première année marquée par la découverte et la mise en conformité avec les exigences ESRS, les entreprises cherchent désormais à stabiliser leurs processus, renforcer la robustesse des données publiées et améliorer la lisibilité stratégique de leurs états de durabilité.

 

Les entreprises ne sont plus uniquement dans une logique de conformité : elles entrent progressivement dans une dynamique de pilotage et de rationalisation du reporting ESG.

 

Une double matérialité désormais ancrée dans les processus de gouvernance

 

91 % des entreprises ont actualisé leur analyse de double matérialité au cours de l’exercice, principalement via des révisions ciblées plutôt que des remises à plat complètes. La gouvernance de ces analyses se renforce également : les conseils d’administration, comités d’audit et directions générales sont de plus en plus impliqués dans la validation des résultats.

 

Autre évolution notable : le nombre moyen d’Impacts, Risques et Opportunités (IRO) matériels a baissé de 25 % par rapport à 2024.  Regrouper, réduire, rationaliser les IRO matériels ne signifie pas que les enjeux de matérialité sont moins couverts, au contraire. En effet, les EDD contiennent en moyenne 8 normes thématiques matérielles, soit 1 de plus par rapport à 2024.

 

Des états de durabilité plus structurés, plus lisibles et moins volumineux


Les entreprises ont engagé un travail significatif de rationalisation de leurs publications. Les états de durabilité atteignent désormais 130 pages en moyenne, soit une baisse de 11 % par rapport à l’exercice précédent.


Les publications gagnent en lisibilité grâce à :

-       Une structuration plus claire par « Disclosure Requirement » ;

-       Un recours accru aux annexes et à l’incorporation par référence ;

-       L’apparition progressive de résumés exécutifs ;

-       Une meilleure transparence sur les dispositions transitoires et les retraitements de données.

 

Climat : des plans de transition plus robustes et davantage intégrés à la stratégie

 

Le climat demeure le sujet le plus structurant des publications ESG.

85 % des entreprises du panel publient un plan de transition climat, avec des trajectoires de décarbonation plus détaillées, plus lisibles et mieux articulées avec la stratégie d’entreprise.


Principaux enseignements :

•   79% des entreprises disposent de cibles validées par la Science Based Targets initiative (SBTi) ;

•   90% des entreprises déclarent leurs plans de transition compatibles avec une trajectoire 1.5°C ;

•   75% détaillent les réductions quantitatives des émissions de GES permises par les principaux leviers de décarbonation mobilisés ;

•   2/3 des états de durabilité contiennent des allégations Net-Zéro.

Les entreprises progressent également sur le chiffrage des investissements nécessaires à leur transition climatique, même si le financement des trajectoires reste un axe de progression important.

 

Une dynamique de progrès désormais engagée

 

L’étude souligne enfin une évolution culturelle importante : les entreprises commencent à transformer la CSRD en outil de pilotage stratégique. Les informations publiées sont plus ciblées, plus cohérentes avec les modèles d’affaires et davantage connectées aux enjeux opérationnels.

 

Sarah Bagnon-Szkoda, Associée KPMG France, en charge de l’ESG au sein de la direction technique : « Nous observons une montée en maturité réelle des états de durabilité. Les entreprises cherchent désormais à produire des reportings plus utiles, plus décisionnels et plus alignés avec leurs enjeux stratégiques ».


Pour aller plus loin, KPMG publiera prochainement un second tome consacré spécifiquement à l’analyse des publications relatives à la taxonomie européenne.

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