La rénovation
énergétique du parc immobilier résidentiel est non seulement un impératif
réglementaire mais aussi un enjeu patrimonial majeur pour les copropriétés.
Malgré les aides publiques, de nombreux ménages rencontrent des difficultés à
s’acquitter du reste à charge. Pour les resolvabiliser, permettre la
réalisation des travaux et éviter les impayés, Synergiec, AMO financier
spécialisé dans la rénovation énergétique en copropriété, lance une offre de
rachat de crédits.
Une rénovation
souhaitée mais difficilement finançable
MaPrimeRénov’
Copropriété, CEE, subventions locales, éco-PTZ collectif, tous ces dispositifs
permettent de réduire significativement la facture finale d’une rénovation
énergétique en copropriété. Mais un reste à charge demeure pour chaque
copropriétaire, y compris ceux qui sont financièrement les plus modestes. Pour
ces derniers, cette somme vient souvent intensifier un budget déjà contraint
dans un quotidien sous tension : inflation, hausse des charges de copropriété,
augmentation des primes d’assurance, coût de l’énergie, crédit immobiliers ou
conso en cours…
« Le sujet n’est plus
seulement de convaincre les copropriétaires de l’intérêt des travaux, mais de
leur permettre de les financer. Aujourd’hui, ce sont souvent les classes
moyennes qui se retrouvent en première ligne : elles ne remettent pas en cause
la rénovation, mais elles n’ont plus la marge de manœuvre financière pour
absorber un reste à charge qui arrive au mauvais moment », explique Sylvain
Lefèvre, président de Synergiec.
En effet, financer ce reste à charge implique généralement de mobiliser une épargne ou d’emprunter.
Or l’accès au crédit s’est durci, et les ménages ayant déjà eu recours à des
prêts (immobilier, auto, consommation…) se retrouvent rapidement au-delà de leur
capacité d’emprunt.
Résultat : des
copropriétaires décrochent, des votes sont reportés, et des projets pourtant
essentiels se retrouvent gelés. Non pas faute de solutions techniques, mais
faute de solvabilité. Synergiec constate qu’en moyenne, dans une copropriété
d’environ 40 lots, un à deux copropriétaires se trouvent concernés, ce qui
représente 5% de taux d’impayés en moyenne.
Un rachat de crédits en
amont pour débloquer les projets présentés en AG
Afin de répondre à la
demande des gestionnaires de copropriété, Synergiec a décidé de lancer une
offre dédiée à la solvabilisation des copropriétaires fragilisés, via des
solutions de rachat et de regroupement de crédits. « L’objectif est
d’intervenir en amont des assemblées générales, avant que la fragilité
individuelle ne devienne un blocage collectif. L’accompagnement est
confidentiel, personnalisé, sans engagement, et vise à restructurer les charges
mensuelles : crédit immobilier, crédit auto, prêts personnels, crédits
renouvelables, assurances », explique Sylvain Lefevre. Cette nouvelle brique
complète l’intervention de Synergiec en AMO financier, déjà centré sur la
structuration des prêts collectifs et la mobilisation des aides publiques
(MaPrimeRénov’, CEE, subventions locales…).
Derrière cette
restructuration, un principe simple : regrouper plusieurs crédits en un seul,
réétaler la dette et alléger la mensualité globale. Une solution qui permet non
seulement de clarifier la situation financière du ménage, mais surtout de
retrouver une capacité d’investissement. Dans certains cas, ce rééquilibrage
suffit à rendre possible ce qui ne l’était plus : participer à la rénovation
énergétique de l’immeuble. Et conserver le bien, dans une France de
propriétaires.
« En 2024, Synergiec a
déjà contribué au financement de 150 M€ de travaux, dont 55 M€ de subventions
mobilisées. Cependant la réalité de terrain est que la transition énergétique
ne pourra pas reposer uniquement sur des dispositifs techniques ou des aides.
Elle devra aussi intégrer l’humain et la réalité des ménages copropriétaires.
Une copropriété, c’est une addition de situations très différentes : un
retraité, un jeune couple, un bailleur, une famille monoparentale. Dans un même
immeuble, certains peuvent avancer, d’autres non », témoigne Sylvain
Lefèvre.
Exemple :
Un couple, avec 4 340 €
de revenus et un taux d’endettement de 34 %, avec un crédit immobilier, un
crédit auto, et un crédit à la consommation.
Un accident de la vie (chômage, interruption temporaire de travail...) et les revenus peuvent tomber à
2 200 €. Les charges, quant à elles, ne bougent pas. 1 480 € de mensualités
et près de 70 % d’endettement : chaque mois devient une épreuve. Pourtant ils
sont propriétaires et le toit est une sécurité. Alors, pour certains, la
question d’une vente finit même par se poser. Au-delà de l’endettement, le
reste à charge des ménages (crédits déduits) reste un marqueur fort pour les
banques.
Avec un accompagnement adapté et une restructuration de crédits, les mensualités tombent à 400 €, le taux d’endettement redescend à 19 %, et plus de 1 000 € de reste à vivre sont retrouvés.


