Lancement du projet de Ligne à
grande vitesse entre Bordeaux et Toulouse et présentation du contrat de
performance Etat-SNCF Réseau.
En déplacement jeudi 7
mai à Toulouse, le Premier ministre a confirmé, en présence de Philippe Tabarot
ministre des Transports, la réalisation avec le soutien de l’Etat de la ligne à
grande vitesse Bordeaux-Toulouse et la stratégie d’accélération de la
régénération et de la modernisation du réseau ferré national, en cohérence avec
les ambitions du projet de loi-cadre pour les transports en cours de discussion
au Parlement.
Le Premier ministre, en
présence de Philippe Tabarot, ministre des transports, de David Amiel, ministre
de l’Action et des Comptes publics, de Françoise Gatel, ministre de
l’Aménagement du territoire et de la Décentralisation, et de Jean Castex
Président-directeur général du Groupe SNCF, a rappelé que le réseau ferroviaire
est un patrimoine stratégique pour la Nation, indispensable à la cohésion des
territoires, à la transition écologique, à la souveraineté nationale et à la
compétitivité économique du pays.
Il a souligné la
nécessité de poursuivre simultanément deux ambitions complémentaires :
préserver et moderniser le réseau existant afin d’améliorer la sécurité et la
régularité des circulations, tout en préparant l’avenir par la réalisation de
grands projets structurants de transport répondant aux enjeux démographiques et
d’aménagement du territoire.
À cette occasion, le Premier ministre a rappelé la volonté du Gouvernement de rendre « irréversible » le projet de ligne à grande vitesse Bordeaux-Toulouse. Initié il y a plus de 30 ans, ce projet prévoit la création d’une ligne nouvelle à grande vitesse reliant Bordeaux à Toulouse. Ce projet essentiel pour les
6 millions
d’habitants du Grand Sud-Ouest permettra de relier Toulouse à Bordeaux en près
d’une heure et à Paris en environ trois heures. Il répond aux besoins
croissants de mobilité d’un territoire porté par une forte dynamique
démographique et économique.
L’État et les
collectivités territoriales ont matérialisé cet engagement par la signature
d’un nouveau protocole de financement, prévoyant la mobilisation de 150
millions d’euros en 2026 puis de 260 millions d’euros en 2027 de la part de
l’État. Ces financements permettront l’entrée du projet dans sa phase
opérationnelle, avec le lancement des premiers travaux préparatoires ainsi que,
à brève échéance, des appels d’offres nécessaires à la réalisation de la ligne
nouvelle entre Bordeaux et Toulouse et des futures gares d’Agen et de
Montauban.
Le Premier ministre a
également rappelé à cette occasion que la régénération et la modernisation du
réseau ferroviaire national constituent une priorité de l’action
gouvernementale.
Cet engagement se
traduit concrètement par l’annonce de la mise en consultation du contrat de
performance entre l’État et SNCF Réseau pour la période 2024-2033. À travers ce
contrat, l’État confirme une augmentation significative des investissements
consacrés à la régénération et à la modernisation du réseau ferroviaire, afin
d’atteindre dès 2028 un niveau d’investissement annuel de 4,5 milliards
d’euros, soit une hausse supplémentaire de 1,5 milliard d’euros par an,
maintenue jusqu’au terme du contrat.
La nécessité d’une
hausse des investissements à ces niveaux dans la régénération et la
modernisation du réseau ferroviaire national avait été soulignée par la
conférence « Ambition France Transports », lancée par le ministre des
Transports entre mai et juillet 2025. Cette concertation a réuni l’ensemble des
acteurs du secteur afin de construire un modèle de financement durable, capable
de répondre aux besoins à moyen et long terme du système de transport français.
Elle a abouti à la présentation d’un projet de loi-cadre pour les transports
adopté le 28 avril à une très large majorité au Sénat, sécurisant les
investissements futurs dans les réseaux ferroviaires, routiers et fluviaux.
L’adoption du projet de loi-cadre permettra la présentation à venir d’une loi
de programmation pour les transports.
Cet effort sans
précédent permettra notamment de porter à 1 000 kilomètres par an le volume de
voies ferrées rénovées, contre 750 kilomètres aujourd’hui. Il permettra
également d’accroître de 25 % les opérations industrielles de régénération des
caténaires, pour atteindre un rythme de 330 kilomètres par an. Ces
investissements bénéficieront directement aux usagers grâce à une amélioration
de la qualité de service, notamment par une meilleure ponctualité des trains.
Compte tenu de
l’ampleur de ces investissements, l’État mettra en place un suivi renforcé de
l’exécution du contrat par SNCF Réseau, reposant sur des objectifs précis de
performance, de qualité de service et de disponibilité du réseau, afin de
garantir aux usagers un système ferroviaire plus fiable.
Philippe Tabarot, ministre des Transports, a déclaré lors de ce déplacement : « Avec les annonces en faveur du projet de ligne TGV Bordeaux-Toulouse et la présentation du contrat de performance Etat-SNCF Réseau, le Gouvernement montre qu’il fait le choix du train pour les prochaines décennies. Ces deux décisions traduisent la stratégie d’investir fortement à la fois pour la régénération et la modernisation de nos 28 000 kilomètres de voies ferrées, sans pour autant renoncer aux grands projets d’infrastructure à même de transformer durablement les territoires desservis et la qualité de vie des Français. »


