Connexion
/ Inscription
Mon espace
Initiatives
ABONNÉS
Partager par Linked-In
Partager par Xing
Partager par Facebook
Partager par email
Suivez-nous sur feedly

[Initiatives] Présidence du G7 : la France mobilise la communauté internationale pour accélérer la réduction des émissions de méthane

À l’occasion de sa présidence du G7, la France a organisé ce lundi à Paris une conférence internationale de haut niveau consacrée à la réduction des émissions de méthane, réunissant ministres, décideurs publics, acteurs économiques, institutions financières, experts scientifiques et représentants de la société civile.

 

Dix ans après l’Accord de Paris, cet événement vise à accélérer la mobilisation mondiale dans les principaux secteurs émetteurs : énergie, déchets et agriculture. Responsable d’environ un tiers du réchauffement climatique actuel, le potentiel de réchauffement du méthane est plus de 80 fois supérieur à celui du CO sur 20 ans.

 

Malgré les engagements internationaux, les émissions mondiales de méthane restent à un niveau trop élevé. La conférence a ainsi permis de réaffirmer l’urgence d’intensifier les efforts.

 

Monique Barbut, ministre de la Transition écologique, de la Biodiversité et des Négociations internationales sur le climat et la nature, a appelé à une mobilisation collective autour de trois priorités :

•   Accélérer les réductions des émissions de méthane dans les secteurs clés, en particulier dans l’énergie, où des réductions rapides et à faible coût peuvent être réalisées ;

•   Renforcer la transparence et la mesure des émissions, grâce aux nouvelles technologies permettant d’identifier précisément les sources de pollution ;

•   Déployer des solutions concrètes et des cadres réglementaires ambitieux, à l’image de la réglementation européenne entrée en vigueur en 2024.

 

Ces priorités ont notamment donné lieu à plusieurs engagements concrets annoncés lors de la conférence, ainsi que nourrit la dynamique d’action.

 

L’initiative Oil and Gas Methane Partnership 2.0, qui rassemble les entreprises du secteur pétrolier et gazier qui s’engagent à appliquer les standards les plus stricts sur les fuites de méthane, continue de s’étendre et couvre désormais près de la moitié de la production mondiale de pétrole et de gaz. Par ailleurs, une nouvelle base de données mondiale sur les émissions des mines de charbon est désormais disponible, renforçant la transparence et le suivi des émissions à l’échelle internationale.

 

Dans le secteur de l’énergie, l’International Methane Emissions Observatory (IMEO) a confirmé l’extension du système mondial d’alerte et de réponse aux émissions de méthane, MARS (Methane Alert and Response System), aux secteurs du charbon et des déchets, en plus du pétrole et du gaz. Cette extension renforce la capacité internationale de détection et de réponse aux fuites de méthane.

 

Sur la transparence et la mesure des émissions, un partenariat entre le Programme des Nations Unies pour l’environnement et l’Agence internationale de l’énergie continue à renforcer son système commun de traitement des alertes satellites. L’objectif est d’accélérer le passage de la détection à la réponse opérationnelle sur le terrain.

 

Monique Barbut, ministre de la Transition écologique, de la Biodiversité et des Négociations internationales sur le climat et la nature a déclaré : « Nous n’avons plus besoin de débattre de l’importance du méthane : nous avons besoin de décisions, de partenariats et de résultats concrets. Sa réduction est un levier immédiat, efficace et directement mobilisable, au croisement de l’action climatique, de la sécurité énergétique et de la performance économique. La France poursuivra cette mobilisation dans les prochaines échéances internationales, notamment en vue de la COP31, afin de faire du méthane une priorité durable de l’agenda climatique mondial et d’obtenir des résultats rapides et mesurables. »

Lire la suite...


Articles en relation