Par décret signé le 30 mars 2026, le Premier ministre a classé la forêt de Montmorency en forêt de protection, sur proposition de Monique Barbut, ministre de la Transition écologique, de la Biodiversité et des Négociations internationales sur le climat et la nature.
Avec ses 2 154 hectares, la forêt de Montmorency est l’un
des grands espaces naturels d’Île-de-France. Très fréquentée, elle constitue à
la fois un lieu de promenade et de respiration pour des millions d’habitants,
un refuge pour la biodiversité, un atout face au changement climatique et un
espace de production forestière.
Ce classement lui
confère la protection foncière la plus élevée prévue par le droit français pour
les espaces forestiers. Il garantit durablement l’intégrité du massif en
empêchant toute urbanisation ou artificialisation des sols.
La forêt de Montmorency
devient ainsi la 8ème forêt classée en forêt de protection en Île-de-France,
après Fontainebleau, Rambouillet, Sénart, Fausses-Reposes, l’Arc boisé du
Val-de-Marne, Saint-Germain-en-Laye et Bondy.
Ce classement est l’aboutissement d’un travail approfondi de concertation conduit sous l’autorité du
préfet du Val-d’Oise, avec les élus et l’ensemble des acteurs du territoire. Il couvre un périmètre de
2 154 hectares, réparti sur 15 communes, et inscrit
durablement la vocation forestière du massif dans la politique menée par l’État
pour préserver les espaces naturels franciliens.
Avec près de 5 millions
de visites par an, la forêt de Montmorency figure parmi les massifs les plus
fréquentés de la région. Elle joue également un rôle environnemental majeur :
elle abrite une biodiversité remarquable, contribue au stockage du carbone,
participe à la régulation du ruissellement et à la filtration des eaux de
pluie. Elle alimente enfin les filières de valorisation du bois, ressource
renouvelable au cœur de la transition écologique.
Le classement en forêt
de protection garantit la préservation du massif tout en permettant une gestion
active et équilibrée. L’Office national des forêts (ONF), gestionnaire de 95 %
de la surface classée, continuera d’y conduire une gestion multifonctionnelle
conciliant l’accueil du public, la préservation de l’environnement et la
production de bois, comme dans les autres grandes forêts publiques.
La forêt de Montmorency
est également confrontée à un défi de long terme : la diversification de ses
essences. Marquée par son histoire, elle est composée à près de 70 % de
châtaigniers. Depuis le début des années 2010, ces peuplements sont touchés par
la maladie de l’encre, qui attaque les racines des arbres et provoque leur
dépérissement. Dans la continuité des actions déjà engagées, l’ONF poursuivra,
dans les années à venir, le remplacement des châtaigniers malades ou morts par
des essences plus diversifiées et mieux adaptées aux effets du changement
climatique.
Conclusion de Monique Barbut, ministre de la Transition écologique, de la Biodiversité et des Négociations internationales sur le climat et la nature : « La forêt de Montmorency est un patrimoine naturel précieux pour le Val-d’Oise et, plus largement, pour l’ensemble du nord francilien. En la classant en forêt de protection, l’État prend une décision forte pour préserver durablement ce massif emblématique, protéger sa biodiversité, accompagner son adaptation au changement climatique et garantir aux habitants un espace naturel d’exception. »


