Alors que l’Europe affiche des ambitions fortes en matière de souveraineté numérique,
un constat s’impose : le principal frein
à son développement en intelligence artificielle est aujourd’hui humain.
Selon le Baromètre européen de l’IA (JFD x EY Fabernovel), auquel
Epitech a été associée, le manque de compétences constitue l’un des obstacles
majeurs à l’investissement et à l’innovation sur le continent.
L’école souligne ainsi un enjeu clé : la souveraineté numérique ne
pourra se construire sans une transformation profonde de la formation aux
métiers technologiques.
Une dépendance technologique qui interroge
Les données du baromètre mettent en lumière une dépendance structurelle de l’Europe :
- 70% du cloud européen est
contrôlé par des acteurs extra-européens ;
- L’Union européenne ne représente que 5% des
performances mondiales en matière de clusters GPU, contre 75% pour les
États-Unis ;
- Les investissements dans les
start-ups IA sont 7 fois inférieurs à ceux observés outre-Atlantique ;
- 77% des entreprises
européennes identifient le manque de talents comme un frein majeur à leurs
projets IA.
À ces éléments s’ajoute une adoption encore limitée : seules 18% des
entreprises françaises utilisent aujourd’hui l’intelligence artificielle,
contre 42% au Danemark.
Le véritable enjeu : former les compétences de demain
Au-delà des infrastructures et des investissements, le baromètre met en
évidence un défi central : la capacité à former des profils capables de
concevoir, piloter et sécuriser des systèmes technologiques complexes.
Dans ce contexte, pour Epitech, la question n’est plus seulement
technologique : elle est avant tout humaine.
Former à l’autonomie à l’ère de l’IA
Depuis sa création en 1999, Epitech a fait le choix d’un modèle
pédagogique fondé sur l’apprentissage par projets, visant à développer
l’autonomie, l’adaptabilité et la compréhension globale des systèmes
technologiques.
Cette approche, historiquement centrée sur l’« apprendre à apprendre »,
trouve aujourd’hui un écho particulier dans un contexte marqué par l’essor
rapide des intelligences artificielles génératives. Ces IA transforment en
profondeur les compétences attendues : il ne s’agit plus seulement de coder,
mais de concevoir, orchestrer et piloter des systèmes augmentés par l’IA.
Selon Laura Hassan, Directrice générale d’Epitech : « La souveraineté numérique ne se décrète pas : elle commence dans
la pédagogie et se construit par la formation. Former des profils capables de
comprendre, de choisir et de maîtriser les technologies est aujourd’hui un
enjeu stratégique pour l’Europe. En exposant les étudiants à l'IA dans des
environnements ouverts et réversibles, Epitech forme une génération capable de
choisir ses technologies plutôt que de les subir. »
Un enjeu structurant pour l’écosystème européen
Face à la montée en puissance des technologies d’IA, la formation
apparaît comme un levier stratégique pour renforcer l’autonomie numérique
européenne.
En contribuant à former des profils opérationnels et adaptables, les établissements d’enseignement supérieur spécialisés participent directement à la construction d’un écosystème technologique plus souverain et plus résilient.


