Roland Lescure, ministre de l’Économie, des
Finances et de la Souveraineté industrielle, énergétique et numérique, annonce
la finalisation ce jour de l’acquisition par l’État de l’intégralité du capital
de Bull auprès d’Atos Group. Agréée avec Atos Group en juillet 2025 pour une
valeur d’entreprise pouvant aller jusqu’à 404 millions d’euros, cette opération
constitue une étape majeure pour la souveraineté technologique française et
européenne, en particulier dans les domaines du calcul haute performance, de
l’intelligence artificielle et du quantique.
Marque historique du
secteur, Bull est un acteur de référence dans la conception et la fabrication
de supercalculateurs et de serveurs haute performance mais également de
serveurs d’entreprise, de solutions logicielles et cas d’usage pour
l’intelligence artificielle et d’innovations en informatique quantique. Forte
d’une empreinte R&D pérenne, Bull dispose par ailleurs de la seule usine de
supercalculateurs d’Europe, située à Angers. Les supercalculateurs qui y sont
fabriqués répondent aux besoins les plus exigeants de la défense nationale, de
l’industrie, de la recherche fondamentale et représentent également une
capacité indispensable à l’entraînement et au déploiement des modèles
d’intelligence artificielle. Ils sont reconnus pour leur performance et leur
efficacité énergétique, deux critères déterminants pour l’entraînement de
grands modèles d’IA.
Cette acquisition
s’inscrit dans une dynamique ambitieuse pour le calcul intensif en Europe et
particulièrement en France. Elle intervient alors que la livraison réussie, à
Jülich en Allemagne, du supercalculateur exascale JUPITER, dans le cadre du
programme européen EuroHPC, place la France et l’Europe à la pointe de la
recherche et de l’innovation. Elle accompagne également le lancement de la
construction d’Alice Recoque, prochain supercalculateur français, qui
renforcera les capacités nationales en simulation, en intelligence artificielle
et en traitement de données massives, au service de la souveraineté
technologique.
Bull regroupe plus de 3
000 professionnels et experts, pour la moitié basée en France, et son activité
a réalisé un chiffre d’affaires d’environ 720 millions d’euros en 2025.
L’entrée de l’État au
capital de Bull apporte à l’entreprise un actionnaire public de long terme,
garant de la stabilité, de la continuité stratégique et de la préservation de
compétences critiques au service d’une filière française et européenne d’excellence.
Leur commentaire
Roland Lescure,
ministre de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle,
énergétique et numérique : « Avec la finalisation de cette acquisition,
l’État actionnaire franchit une étape décisive pour la souveraineté
technologique de la France. La livraison de JUPITER et le lancement d’Alice
Recoque illustrent notre capacité à innover et à nous positionner comme un
acteur majeur du calcul haute performance et de l’IA en France, en Europe et
dans le monde. Le renouveau de Bull, que nous allons accompagner activement,
marquera le début d’une nouvelle ère pour la filière stratégique du calcul
haute performance et de l’intelligence artificielle. Ensemble, nous allons
bâtir une offre française et européenne compétitive, créatrice d’emplois, de
valeur ajoutée et d’excellence. »
Sébastien Martin,
ministre délégué chargé de l'Industrie : « La reprise par l'Etat des
activités de Bull permet de s'assurer du maintien en France de capacités et de
compétences critiques pour les industries de défense notamment, et de garantir
notre souveraineté industrielle. J'ai toute confiance dans la capacité de Bull
et de ses salariés de poursuivre sur le chemin de la croissance et de l'avance
technologique, dans les supercalculateurs et l'intelligence artificielle, des
composants électroniques jusqu'aux couches logicielles. »
Anne Le Hénanff,
ministre déléguée chargée de l’Intelligence artificielle et du Numérique :
« L’arrivée de
l’État au capital de Bull marque une étape décisive pour notre souveraineté
numérique. Dans un contexte où l’intelligence artificielle et le quantique
redéfinissent en profondeur les équilibres technologiques, la France se dote
d’un acteur industriel de premier plan dans le calcul haute performance. En
soutenant l’émergence de Bull, nous faisons le choix de l’indépendance
stratégique. C’est un signal fort : celui d’un pays qui investit, qui protège
ses savoir-faire et qui entend rester souverain dans les technologies qui
feront le monde de demain. »
Emmanuel Le Roux, directeur général de Bull : « Le renouveau de Bull comme entreprise indépendante, soutenue par l’Etat français, marque une étape déterminante dans notre histoire. Portés par un actionnaire stratégique de long terme, nous renforçons notre position de partenaire industriel de confiance sur l’ensemble de la chaine de valeur du calcul intensif, de l’informatique quantique et de l’intelligence artificielle. Grâce à notre chaîne intégrée de la conception à la fabrication, ainsi qu’à un investissement soutenu en R&D et au déploiement de cas d’usage d’IA avec nos 300 data scientists, nous disposons d’une capacité unique à innover avec rigueur et rapidité. Cette nouvelle structure nous apporte l’agilité nécessaire pour répondre aux enjeux d’un marché en profonde transformation sous l’effet de l’évolution rapide de l’IA et ainsi fournir à nos clients des technologies souveraines, performantes et durables. »


