Les opérateurs mobiles ont annoncé des calendriers d’arrêt entre fin mars 2026 et 2029 dans l’Hexagone des technologies 2G et 3G sur leurs réseaux. Ceux-ci continueront à fonctionner avec les technologies 4G et 5G. L’Arcep est particulièrement attentive aux actions mises en œuvre auprès de leurs abonnés pour les sensibiliser à cet arrêt et, le cas échéant, les accompagner dans les actions nécessaires pour l’anticiper. Elle veille à mettre à disposition des utilisateurs et de l’ensemble des parties prenantes les informations utiles dans cette perspective.
L’Autorité rappelle quelques chiffres de l’actuel usage des
technologies 2G et 3G et publie ce jour un rapport du comité d’experts
technique chargé de formuler des avis indépendants sur les réseaux mobiles
(voir encadré ci-après). Ce rapport analyse l’impact de l’extinction des
technologies 2G et 3G sur la couverture des réseaux mobiles en France
métropolitaine.
Le rapport s’inscrit
dans l’attention portée par l’Arcep au suivi de l’extinction des technologies
2G/3G et de son impact sur les utilisateurs
La généralisation de la
4G ainsi que la croissance continue du parc de terminaux compatibles avec les
services 4G amène les opérateurs mobiles à fermer leurs réseaux 2G et 3G. Ce
mouvement est mondial.
En France, les
décisions d’extinction des technologies 2G et 3G relèvent de la stratégie des
opérateurs, qui ont communiqué sur leur calendrier. L’Arcep a précédemment
publié des éléments d’information, d’analyse et de suivi de cette extinction,
que vient compléter ce nouveau rapport.
Un usage
continuellement en retrait des technologies 2G et 3G à l’approche de leur
extinction
Fin décembre 2025, le parc total de cartes SIM dans des terminaux compatibles uniquement 2G et 3G/2G était de 2,4 millions, en baisse de 11% en 6 mois. Par ailleurs, pour des terminaux compatibles VoLTE, les analyses des campagnes de mesures terrain réalisées par l’Arcep en 2025 montrent que moins de
0,1% des communications
voix/SMS/internet mobile réussies sont réalisées en 2G et moins de 0,9% des
communications voix/SMS/internet mobile réussies sont réalisées en 3G. Derrière
ces chiffres, deux problématiques se posent :
- Dans un contexte de l’extinction annoncée de
la 2G, existe-t-il des différences de couverture des services voix, IoT et
internet mobile selon qu’ils sont fournis avec les technologies 2G, 3G ou 4G/5G
?
- Comment évoluera la couverture de chacun de
ces services lorsque les technologies 2G et 3G seront toutes les deux éteintes
?
L’arrêt des réseaux 2G
puis 3G ne devrait pas se traduire par des variations substantielles du niveau
global de couverture du territoire
A ce sujet, l’étude conclut que :
- pour les services IoT et internet mobile,
l’interface radio 4G permet intrinsèquement des performances supérieures par
rapport aux réseaux 2G/3G ;
- pour les services voix, bien que certains
éléments techniques propres à la 4G seraient de nature à générer des écarts
entre le niveau de couverture VoLTE et celui de la voix classique en 2G/3G au
détriment de la VoLTE, la technologie 4G et ses évolutions récentes ainsi que
des évolutions d'ingénierie réseau permettent aux opérateurs de mettre en œuvre
plusieurs leviers afin d’améliorer la couverture du service VoLTE et de
contrebalancer les limitations identifiées par rapport à la 2G/3G.
Au regard de ces
éléments, il n’apparaît pas que l’arrêt des réseaux 2G puis 3G puisse se
traduire par des variations substantielles du niveau de couverture du
territoire par les réseaux mobiles. L’étude souligne à ce sujet que les
opérateurs ont les moyens de gérer l’extinction de la 2G puis de la 3G sans une
régression de la couverture mobile pour les clients équipés de terminaux
compatibles VoLTE pour le service voix.
Un rapport élaboré par
le comité d’experts techniques sur les réseaux mobiles
Le comité d'experts technique sur les réseaux mobiles a été créé par l'Arcep en 2018. Composé d'experts techniques représentant les opérateurs de réseaux mobiles, des équipementiers, ainsi que des participants issus du monde académique et de l’ANFR, le comité peut formuler des avis de nature technique, indépendants de l’Arcep et permettant de partager des éléments, avis ou consensus sectoriel sur toute question technique touchant aux technologies et réseaux mobiles. Présidé par M. Olivier Taffin (responsable technologique des réseaux d’accès radio chez Nokia), le secrétariat et la gestion du comité sont assurés par l’Arcep.


