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[Etudes] 16 au 22 mars, semaine de l’éducation financière : 65% des Francais declarent que l'argent est une source d'angoisse

Des Français formés, responsables… mais hyperanxieux

•   65% déclarent que l’argent est une source de stress (76% chez les 18-34 ans)

•   61% des Français ne peuvent pas absorber une dépense imprévue de 1 000 € malgré une bonne éducation financière.

•   71% jugent nécessaire d’épargner avant 25 ans (85 % des 18–34 ans) et 51 % ont effectivement constitué une épargne avant 25 ans

 

L’argent reste une source d’inquiétude pour une majorité de Français.

 

Selon l’étude « Les français et l’épargne d’INOVEA » menée par l’institut d’étude Discurv, 65% déclarent ressentir du stress lié à leurs finances personnelles. Cette anxiété ne s’explique pourtant pas par un manque d’éducation financière. Les Français connaissent les bases de la gestion de l’argent et adoptent des comportements prudents. Mais le décalage entre les bonnes pratiques et la réalité économique alimente un sentiment de vulnérabilité durable.

 

Les Français, des anxieux financiers

 

Bleus à l’âme. 65% des Français déclarent que l’argent est une source d’angoisse. Le phénomène traverse toutes les générations et tous les milieux sociaux, avec un pic marqué parmi les 18–34 ans.

76 % ressentent une pression financière, contre 55 % des plus de 65 ans – 21 points d’écart. Chez les plus jeunes, la préoccupation n’est pas seulement plus répandue, elle est plus intense : plus d’un quart (27 %) affirment que l’argent est un motif récurrent d’anxiété. Le chiffre tombe à 11 % chez les seniors.

 

L’épargne reflète ce sentiment de vulnérabilité permanente. 69 % des Français épargnent d’abord pour faire face aux imprévus. C’est de loin leur priorité, bien avant la dépense plaisir (46 %), l’investissement immobilier (35 %) ou la retraite (34 %). L’épargne est un matelas. Pas un tremplin.

 

Une génération mieux formée aux règles de l’argent

 

Pourtant, à rebours des idées reçues, les Français déclarent maîtriser les principes fondamentaux de la gestion budgétaire. 84 % disent avoir reçu une bonne éducation financière et mettre de l’argent de côté, au moins occasionnellement.

 

 La règle budgétaire dite “50-30-20”, qui consiste à répartir ses revenus entre dépenses essentielles, dépenses de confort et épargne, est largement connue : près de huit Français sur dix (79 %) la jugent pertinente. Les 18–34 ans ne font pas exception. Familiarisés avec les bonnes pratiques, ils y adhèrent même plus fortement que leurs aînés. 85 % estiment qu’il faut commencer à épargner avant 25 ans

– 14 points de plus que la moyenne nationale (71 %).

 

Responsables… mais contraints par la réalité économique

 

Si les règles sont connues, leur application reste difficile et la pédagogie bute sur la réalité d’un environnement économique tendu. À peine la moitié des Français (51 %) sont parvenus, en pratique, à constituer une épargne avant 25 ans. Plus révélateur encore : seuls 39 % peuvent absorber une dépense imprévue de 1 000 €, et seulement 30 % chez les 18–34 ans.

 

Autre frein identifié : l’accès au conseil financier. 64 % des Français estiment qu’il faut disposer d’au moins 500 € d’épargne mensuelle pour consulter un conseiller en gestion de patrimoine. L’accompagnement paraît réservé à ceux qui disposent déjà d’un capital. Pour beaucoup, il semble hors de portée. Un mécanisme d’auto-exclusion, nourri par un sentiment d’illégitimité économique.

 

Comportements et représentations sont d’autant plus enracinés qu’ils s’héritent. 53 % des Français ont d’abord appris à gérer leur argent au sein de la famille. La première socialisation financière est domestique. La famille transmet des règles, des méthodes, des exigences, mais aussi des prudences, des peurs : une mémoire économique. Ces expériences précoces conditionnent durablement les réflexes à l’âge adulte.

 

« Penser que le conseil est réservé à ceux qui disposent déjà d’une situation financière solide constitue un frein puissant. Notre conviction est exactement inverse : c’est lorsque la marge est la plus étroite que l’accompagnement devient le plus décisif. » conclut Emmanuel Hardy, Président d’INOVEA.

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