VistaPrint et la
Fédération des Très Petites Entreprises (FTPE) annoncent la signature d’un
partenariat national avec le lancement d’un baromètre trimestriel de référence
destiné à analyser, dans la durée, les arbitrages et priorités des dirigeants
de TPE.
Cette première édition,
réalisée auprès de 1 000 chefs d’entreprise TPE, s’intéresse à un sujet central
dans le contexte économique actuel : quelles dépenses demeurent stratégiques
lorsque les marges de manœuvre se réduisent ?
Priorité à la stabilité
: la trésorerie sous surveillance
La prudence domine très
largement les choix stratégiques des dirigeants de TPE : 46 % déclarent que
leur priorité est de maintenir leur niveau d’activité sans engager de nouveaux
investissements. 18 % vont plus loin et cherchent à réduire immédiatement leurs
coûts. À l’inverse, seuls 19 % investissent pour transformer leur entreprise à
moyen ou long terme.
Ces déclarations se
traduisent concrètement dans les décisions prises au cours des 12 derniers mois
: 45,5% ont réduit certains postes de dépenses et 20,5 % ont gelé des
investissements initialement prévus.
La gestion de
trésorerie s’impose comme la ligne directrice des arbitrages : 38 % placent sa
préservation en tête de leurs priorités, devant leur propre rémunération (32 %)
et l’investissement d’avenir (20 %).
Cette tension
financière se reflète dans la perception de leur situation : 27 % des
dirigeants estiment aujourd’hui être en mode survie.
Autre indicateur
révélateur de la pression exercée sur les entrepreneurs : 46 % ont déjà réduit
ponctuellement leur propre rémunération pour préserver l’entreprise, et 18 %
l’ont fait de manière durable, confirmant que l’ajustement porte d’abord sur
eux-mêmes avant de toucher la structure.
La relation client
s’impose comme le socle stratégique des TPE
En dépit d’une gestion
budgétaire extrêmement prudente, certaines dépenses demeurent prioritaires. Si
un seul poste devait être maintenu, 56 % des chefs d’entreprise interrogés
choisiraient la capacité à trouver ou conserver des clients. Ce chiffre place
la dynamique commerciale au cœur de la résilience des entreprises et
l’acquisition de nouveaux clients est considérée comme un poste de dépense
incontournable pour 34 % des dirigeants.
Dans cette logique, on
note aussi que 42 % considèrent le marketing et la communication comme des
priorités pour l’année à venir. 41 % indiquent avoir ainsi maintenu leurs
dépenses de communication tout en les adaptant.
Autrement dit, lorsque
les marges de manœuvre se réduisent, les TPE privilégient ce qui alimente
directement leur chiffre d’affaires.
Parallèlement, 44 %
placent le bien-être et la santé mentale parmi leurs priorités, révélant une
pression entrepreneuriale forte. Ces résultats soulignent une prise de
conscience croissante : la capacité d’un dirigeant à préserver son équilibre
personnel constitue un facteur tout aussi déterminant pour la pérennité de
l’entreprise que sa solidité financière.
« Ce baromètre montre
que les dirigeants arbitrent avec une grande discipline financière. Mais ils
continuent d’investir dans ce qui soutient directement leur activité : leurs
clients et leur visibilité. Dans un environnement incertain, l’enjeu n’est pas
seulement de réduire les coûts, mais de préserver les fondamentaux. », déclare Sabine
Léveiller, Vice-Présidente Marketing Europe chez VistaPrint.
Investissements
technologiques : intérêt mesuré pour l’IA
L’intelligence
artificielle suscite un intérêt réel, mais son appropriation reste progressive.
37 % des chefs d’entreprise interrogés n’ont pas encore investi mais déclarent
y réfléchir, tandis que 25,5 % ont déjà déployé des outils d’IA ou prévoient de
le faire dans l’année.
Pour 36 % des répondants, l’IA constitue avant tout un levier de développement et de productivité.
22% l’associent prioritairement à la réduction des coûts et à l’automatisation. Toutefois,
28 % reconnaissent ne pas savoir encore comment
l’utiliser concrètement dans leur activité, signe d’une maturité technologique
encore hétérogène au sein des TPE.
Cybersécurité : une
vulnérabilité sous-estimée
À l’inverse, la
cybersécurité demeure largement reléguée au second plan. 43 % des dirigeants
déclarent ne pas se sentir concernés, et 21 % n’investissent pas faute de
budget. Pourtant, 14 % ont déjà identifié une tentative de cyberattaque.
Ce décalage entre
perception du risque et exposition réelle traduit une fragilité des très
petites entreprises face aux menaces numériques, alors que la digitalisation de
leurs activités s’accélère.
FOCUS SUR… Les
Municipales
À l’approche des
élections municipales, une majorité des chefs d’entreprise exprime un sentiment
de distance vis-à-vis des élus locaux : 54 % estiment que les enjeux des TPE ne
sont pas suffisamment pris en compte. Un tiers considèrent même que la municipalité
ne joue aucun rôle réel dans leur capacité à investir ou à se développer.
Les attentes
prioritaires sont claires :
- 42 % demandent un
soutien renforcé au commerce de proximité.
- 35 % souhaitent une
fiscalité locale plus favorable.
- 24 % attendent un
allègement des contraintes administratives locales.
« Les TPE représentent la majorité du tissu entrepreneurial français. Ce baromètre a vocation à devenir un outil régulier de lecture économique des territoires et un support de dialogue avec les pouvoirs publics. Les arbitrages actuels traduisent une tension réelle, mais aussi une volonté de tenir », souligne Jean-Matthieu Delacourt, Président de la FTPE France.


