Première organisation représentant les professionnels de l’immobilier, la FNAIM a pris connaissance avec la plus grande attention des résultats rendus publics par l’association SOS Racisme, issus d’un testing mené auprès de près de 200 agences immobilières au sein de plusieurs réseaux. La FNAIM réaffirme sa détermination totale à combattre toute forme de discrimination et à faire de l’immobilier un secteur irréprochable en matière d’égalité d’accès au logement.
La FNAIM déplore
profondément que, dans certains cas, l’accès au logement ne soit pas garanti de
façon égale à tous les citoyens, en violation des principes légaux et éthiques
qui fondent notre profession.
« Ces résultats ne
correspondent pas aux valeurs que nous prônons, déclare Loïc
Cantin, Président de la FNAIM. Ils montrent qu’il reste encore un long
chemin à parcourir pour éradiquer toute forme de discrimination dans l’accès au
logement. C’est inadmissible, et toute pratique discriminatoire doit être
fermement combattue. »
La Fédération condamne
avec la plus grande fermeté toute discrimination fondée sur l’origine, réelle
ou supposée, et rappelle que la discrimination à l’accès au logement est
strictement interdite par la loi, assortie de sanctions pénales.
Depuis de nombreuses
années, la FNAIM sensibilise ses adhérents et leurs collaborateurs, met à leur
disposition des outils pédagogiques et déploie des actions de formation pour
savoir détecter et réagir face à des demandes discriminatoires. La sensibilisation
à la non-discrimination est également au cœur des formations dispensées par
l’École Supérieure de l'Immobilier (ESI).
La FNAIM s’est aussi engagée dans un partenariat avec SOS Racisme, signé
en décembre 2022, afin de renforcer la prévention et la lutte contre les
discriminations dans l’accès au logement.
« Nous avons commencé à
former les titulaires de cartes professionnelles, avant même l’obligation
légale, et ces formations commencent à porter leurs fruits, même si elles
restent manifestement insuffisantes. » rappelle Loïc Cantin.
La FNAIM milite depuis
2014 pour la publication du décret de formation minimale obligatoire – en
présentiel – pour l’ensemble des collaborateurs des agences immobilières,
incluant des modules dédiés à la lutte contre les discriminations. Cette mesure
n’a jamais été aussi urgente, alors que le Conseil d’État, saisi par la FNAIM,
a enjoint au Premier ministre de le publier au plus vite.
Parallèlement, la FNAIM
réitère sa demande de mise en place d’une commission de contrôle et de sanction
pour la profession intégrée au Conseil national de la transaction et de la
gestion immobilière (CNTGI), afin d’assurer un encadrement et une responsabilité
effectifs des acteurs du marché.
« On ne gagnera pas ce combat sans règles communes, sans formation obligatoire et sans capacité réelle de sanction. L’État doit maintenant prendre ses responsabilités », conclut Loïc Cantin.


