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[Expertise] Assurance emprunteur et loi Lemoine : trois ans après...

Trois ans après la Loi Lemoine, les économies générées par la résiliation infra-annuelle sont plus élevées que jamais, mais les démarches bancaires continuent de freiner son plein effet. UTWIN, spécialiste de l’assurance de personnes, publie une infographie exclusive qui met en lumière les gains de pouvoir d’achat (+65 € par mois en moyenne), les délais persistants (22 jours en moyenne pour obtenir la réponse d’une banque) et les profils les plus concernés par les reprises. Un panorama clair du marché 2025 et des obstacles qui limitent encore l’impact de la réforme.

Des gains de pouvoir d’achat désormais massifs et quantifiables

Les économies réalisées par les emprunteurs ayant changé d’assurance n’ont jamais été aussi élevées. Selon les données UTWIN 2025, le gain moyen atteint 65 € par mois, soit 15 600 € sur 20 ans, en hausse de +474 € par rapport à 2024.

La réforme a également ouvert plus largement le marché :
• Plus de 70 % de l’activité d’UTWIN concerne désormais des contrats de reprise,
• Une forte progression des jeunes emprunteurs,
• Une sur-représentation des couples et des non-cadres parmi les bénéficiaires.

Ces constats rejoignent ceux de l’Apcade, selon laquelle 46 % des emprunteurs ayant « switché » déclarent avoir économisé plus de 5 000 €, et 15 % plus de 10 000 €.

Un parcours qui se heurte encore aux pratiques bancaires

Si l’intention de changer d’assurance progresse, le parcours emprunteur reste semé d’embûches. Les données 2025 d’UTWIN mettent en évidence :
• Au moins deux allers-retours administratifs avec la banque pour la majorité des dossiers,
• Un délai moyen de 22 jours, soit plus du double du délai légal de 10 jours ouvrés,
• 36 % de refus bancaires, entraînant parfois plus de 30 jours de retard supplémentaires,
• Une insatisfaction marquée : 6 clients sur 10 jugent leur banque trop lente.

Face à ces obstacles, l’expertise opérationnelle d’UTWIN permet d’obtenir 95 % de dossiers validés, illustrant la valeur d’un accompagnement expert pour sécuriser le parcours emprunteur-courtier.

Un tournant : les premières sanctions contre les banques

Pour la première fois, plusieurs établissements ont été sanctionnés par la DGCCRF pour non-respect des délais légaux. Parmi les amendes prononcées :
• CIC Est : 196 000 €
• BRED Banque Populaire : 298 000 €
• Crédit Agricole IDF : 323 518 €
• Caisse d’Épargne IDF : 80 000 €

Un signal fort, qui confirme que la réglementation entre désormais dans une phase d’application stricte et pourrait contribuer à fluidifier le marché.

Un marché encore très largement dominé par les banques

Malgré la réforme, la concurrence reste limitée :
• 77 % des nouvelles souscriptions restent captées par les contrats bancaires,
• Les bancassureurs détiennent 84 % du stock total,
• Les assureurs alternatifs progressent lentement : 15,3 % en 2021 → 16,1 % en 2023

Dans un contexte de taux moyens à 3,14 % et d’allongement record de la durée des prêts (250 mois), le coût global du crédit augmente — renforçant le rôle stratégique de l’assurance comme levier d’optimisation budgétaire.

La Loi Lemoine : une réforme qui fonctionne, mais dont le potentiel reste partiellement exploité

Pour UTWIN, trois conditions sont essentielles pour atteindre la pleine maturité de la réforme :
1. Simplifier les processus bancaires pour réduire les délais.
2. Renforcer la pédagogie auprès des emprunteurs sur leurs droits et avantages.
3. Accélérer la digitalisation du suivi et de la substitution.

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