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[Tribune] Mazars publie trois leviers de succès pour les startups en 2024

Quel est leur facteur X ?

En amont du salon VivaTech, Mazars en France publie les résultats de sa première étude « Quel est leur facteur X ? » et identifie trois leviers de succès pour les startups en 2024. Réalisée par une équipe d'experts de la Mazars XFactory, l'accélérateur de startups Mazars engagé en faveur de l'entreprenariat féminin, cette étude analyse plus de 1 700 profils de startups issues de plus de 100 pays grâce aux données du Female Founder Challenge, l'un des 4 grands prix de VivaTech. La publication propose aussi des interviews exclusives avec des entrepreneuses, des fonds d'investissement, des business angels, des incubateurs et des acteurs clés de l'écosystème.

Florence Sardas, membre du Comité Exécutif de Mazars en France en charge de l’étude, déclare : « Je suis très fière de porter cette publication aux côtés des équipes de la Mazars XFactory, du Female Founder Challenge de VivaTech et de toutes les éclaireuses qui ont accepté d’apporter leur contribution. Avec cette étude, nous avons souhaité plonger au cœur d’un écosystème pour en déconstruire les idées reçues, les stéréotypes, et libérer toute l’énergie visionnaire qui le caractérise. Nous sommes tous responsables du développement de ces entreprises d’un nouveau genre. »

« Startup or not startup, that’s NOT the question »

L’étude pose d’abord le constat d’une réelle diversité des projets qui se réclament du statut de startup : parmi les 1 700 startups analysées, plus de 12 secteurs sont représentés, avec des tailles d’équipe allant du solopreneur à plus de 100 collaborateurs, des dates de création remontant à il y a plus de 10 ans ou encore des revenus dépassant les 25 millions d’euros. Le terme « startup » ne suffit donc pas à démontrer la réalité des projets dans toute sa diversité : c’est moins le statut de l’entreprise que la nature du projet et la personnalité de celle ou ceux qui le porte(nt) qui en font la viabilité.

Néanmoins, l’étude illustre la persistance de stéréotypes de genre dans le domaine entrepreneurial. Le profil du ou des porteurs de projets demeure encore largement associé au genre masculin. Anne- Sophie Gervais, Co-Head de Raise Sherpas et contributrice, témoigne : « Le monde de l’entrepreneuriat reflète les biais des entreprises traditionnelles, et manque cruellement de rôles modèles féminins ! La notoriété des levées de fonds réalisées par des femmes est déterminante pour ouvrir la voie et encourager d’autres entrepreneuses. »

Les experts de la Mazars XFactory en tirent donc un premier enseignement : la nécessité de bannir le terme de « startup » pour parler davantage des idées, des projets et de ceux qui les portent. C’est l’une des clés pour casser les stéréotypes liés à la notion même de startup et de start-uppeur et encourager l’entrepreneuriat au féminin.

« Non à la levée de fonds à tout prix »

L’étude interroge en second lieu l’intérêt de la levée de fonds, souvent considérée comme le graal de l’entrepreneuriat moderne. Les experts posent trois conditions pour réaliser une levée de fonds en connaissance de cause, évaluer :

  • Le bon montant : les levées de fonds peuvent entraîner une dilution de la propriété des fondateurs et des premiers investisseurs. Il est donc crucial d’évaluer soigneusement les montants levés et la valorisation de l’entreprise. L’étude chiffre le montant moyen de fonds levés à environ 1 million d’euros sur les 1 700 projets, avec une échelle de montants allant de 100 000 à plusieurs centaines de millions d’euros.
  • Le bon moment : lever des fonds peut créer une pression artificielle pour croître à tout prix. Le bon moment pour lever des fonds dépend de la maturité de l’entreprise, de sa traction sur le marché et de sa capacité à démontrer un modèle économique viable. 79% des projets du panel ont levé des fonds durant leurs
    5 premières années, alors que seulement 19% en ont levé au-delà.
  • Les bonnes raisons : une levée de fonds ne doit pas être un objectif en soi, mais un moyen de réaliser des objectifs. Les projets étudiés montrent que l’argent ne suffit pas : il faut aussi travailler sa stratégie de marque et d’influence, son accès à des réseaux de prospects, son expertise sur certaines réglementations, etc.
  • Le bon partenaire : trouver le bon partenaire d’investissement impose de rechercher des personnes ou des fonds qui comprennent le secteur de l’entreprise, partagent ses valeurs et peuvent apporter une expertise et un réseau pertinents.

« Il est regrettable qu’il y ait un tel buzz sur le sujet des levées de fonds., alors que cette étape d’abord financière ne reflète pas la réalité économique d’un projet », déplore Eleonore Crespo, CEO de Pigment et contributrice, « La qualité d’un projet, c’est avant tout de proposer un produit et une proposition de valeur incroyables, et de réussir à déployer rapidement. »

Les startups, super-héros des temps modernes

Enfin, les experts de la Mazars XFactory ont soulevé la capacité singulière des entrepreneurs à penser différemment et à agir rapidement : ils réinventent les codes en créant des modèles vertueux, cherchant à concilier revenus et impact positif. Leurs entreprises deviennent ainsi des acteurs clés de la résolution de nouveaux défis mondiaux, et contribuent à façonner un monde plus résilient et équitable. « La raison

pour laquelle nous quittons des grands groupes pour monter une entreprise, c’est parce que nous sommes obsédés par un problème et que nous pensons que personne que nous n’est mieux placé pour le résoudre dans le monde : c’est là que tout commence ! », soutient Kate Amini, Fondatrice, PDG d’Amini et contributrice de l’étude.

L’étude recense ainsi une part croissante de candidatures originaires de pays émergents au Female Founder Challenge, passant de 3% au lancement, à plus de 7% en 2024. Le dynamisme fort du continent africain est également confirmé avec plus de 220 projets sur la totalité de la période.

La publication propose en sus un zoom spécial sur l’entreprenariat féminin dans un pays en reconstruction, l’Ukraine, et l’illustre de portraits d’entrepreneuses qui viennent apporter un éclairage singulier sur les enseignements de l’étude.

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