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[Etude] Finastra : les institutions financières françaises privilégient les valeurs ESG, mais sont les plus prudentes à l'égard de l'IA

  • 85% des institutions financières considèrent les prêts verts comme un levier de croissance et de revenus durable.
  • 28% seulement des institutions ont optimisé ou déployé l'IA au cours des 12 derniers mois, contre 34% en 2022.

L’étude annuelle de Finastra « Services Financiers : State of the Nation », révèle que malgré un contexte économique incertain, les institutions financières françaises continuent d’investir dans des initiatives environnementales, sociales et de gouvernance (ESG), ainsi que dans des technologies plus larges. Plus de 8 sur 10 (84%) estiment qu’elles doivent soutenir les initiatives ESG et cherchent à se développer activement dans ce domaine. C’est plus que leur homologues britanniques et allemandes, qui sont respectivement 81 et 77% à penser la même chose.

En outre, les prêts verts (SLL, ou sustainability linked loans en anglais) restent considérés comme une opportunité de croissance et de revenus par 85% des dirigeants français, soit 11 points de plus qu’en 2022. C’est l’un des taux les plus élevés parmi tous les pays interrogés dans l’étude.

L’étude révèle également que le Banking as a Service (BaaS) et la finance embarquée (embedded finance en anglais) sont de plus en plus prioritaires pour les entreprises françaises. Près de la moitié (48%) des dirigeants interrogés déclarent avoir investi dans l’optimisation ou de déploiement de technologies de BaaS durant les douze derniers mois (20 points de plus qu’en 2022), et plus d’un tiers (35%) dans la finance embarquée (10 points de plus qu’en 2022). À titre de comparaison, 35% des dirigeants allemands ont investi dans le BaaS et 40% dans la finance embarquée, tandis que ces chiffres tombent à 34% et 28% pour les dirigeants britanniques.   

Cependant, en matière d’IA, l’Allemagne et le Royaume-Uni prennent une longueur d’avance sur les entreprises françaises qui semblent moins intéressées et plus prudentes quant à son adoption. Ainsi, 28% des dirigeants déclarent avoir optimisé ou déployé l’IA au cours des 12 derniers mois. C’est 6 points de moins qu’en 2022 et la part la plus faible parmi l’ensemble des pays interrogés dans l’étude. Toutefois, près d’un tiers des entreprises françaises (31%) prévoient d’investir dans l’IA en 2024 (3 points de plus qu’en 2022), contre 38% en Allemagne et 36% au Royaume-Uni.

En outre, les dirigeants français sont moins nombreux que leurs voisins à s’intéresser à l’intelligence artificielle générative (Gen AI), malgré un taux élevé de 74%, et seulement 16% ont mis en œuvre l’IA générative, soit le plus faible niveau au monde avec Singapour. Les cas d’usage de Gen AI les plus fréquemment cités par les personnes interrogées concernent l’amélioration de la gestion des risques, la prise de décision et l’analyse prédictive, ainsi que la collecte, le traitement et l’analyse des données ESG, notamment dans le cadre d’accords de prêts et d’investissements durables.

Autres enseignements clés de l’étude

  • Malgré un contexte économique morose, les entreprises françaises sont optimistes : 78% des dirigeants interrogés déclarent que leurs investissements technologiques ont été limités par la conjoncture économique, soit un niveau identique à la moyenne mondiale et légèrement supérieur à celui de 2022 (75%). Cependant, le sentiment positif prévaut, puisque 72% d'entre eux espèrent que leurs investissements seront intégralement rentabilisés d'ici la fin du premier semestre 2024, contre une moyenne mondiale de 69%.

  • L'investissement dans la croissance et la gestion des liquidités demeure vigoureux : Près de 8 dirigeants sur 10 (77%) affirment que leur organisation a augmenté ou prévoit d'accroître ses investissements dans la croissance après le récent ralentissement économique, et une part égale a augmenté ou prévoit d'augmenter ses investissements dans la gestion des liquidités en raison de ce contexte.

  • La finance décentralisée est une technologie populaire : un tiers (33%) des répondants déclarent que leur organisation a optimisé ou déployé la finance décentralisée (DeFi) au cours des 12 derniers mois (9 points de plus qu’en 2022), contre 31% en Allemagne et 21% au Royaume-Uni. La même part prévoit de le faire au cours des 12 prochains mois, contre 24% en Allemagne et 20% au Royaume-Uni.

  • Les dirigeants sont enthousiasmés par la rapidité du changement : face au rythme des évolutions technologiques et culturelles du secteur, 77% des dirigeants interrogés déclarent être enthousiastes d’un point de vue personnel, 70% du point de vue de leur entreprise, et 75% du point de vue du secteur. Néanmoins, les Français se montrent moins optimistes que les Allemands qui se déclarent enthousiastes à 81%, 72% et 88%.

« Malgré un climat économique difficile, notre étude révèle qu’investir dans l’innovation, en particulier le BaaS et la finance embarquée, reste la priorité numéro un des institutions financières, déclare Simon Paris, Directeur général de Finastra. Nous partageons l'engagement fort de ces dernières en faveur des initiatives ESG - en particulier les entreprises françaises qui restent des leaders dans ce domaine - ainsi que leur optimisme quant à l'avenir des services financiers et au rôle de la technologie dans la création de futures opportunités. »

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