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[Etude] Le rôle déterminant du private equity pour assurer la transition écologique de l’Europe

  • D’après une étude internationale du cabinet Roland Berger, le private equity (capital-investissement) a un rôle déterminant à jouer dans la transition écologique de l’Europe, en investissant notamment dans des actifs conformes aux normes ESG et en permettant aux entreprises de se transformer, tout en restant profitables.

  • Selon l’Union Européenne, le passage à une économie verte requiert des investissements à hauteur d’environ 8 000 Mrds€ d’ici à 2030, hors inflation, crise ou récession.

  • Le rapport du cabinet Roland Berger identifie cinq défis majeurs que le private equity devra relever pour que l'objectif de création de valeur soit compatible avec celui de neutralité carbone : rendements stables, connaissance de la règlementation, identification de nouvelles innovations et opportunités commerciales, critères de rémunération des dirigeants, et coopération entre les acteurs.

Le cabinet Roland Berger publie l’étude From Gray to Green – How private equity can create value in the European green transformation, consacrée à la place du private equity dans la transition écologique européenne. Le rapport s’intéresse au rôle du capital-investissement dans le développement d’une économie verte, ainsi qu’aux défis auxquels ce levier est confronté, tout en proposant des stratégies pour transformer ces challenges en opportunités.

Vers le développement d’une économie verte européenne

Depuis 1990, les émissions mondiales de gaz à effet de serre ont augmenté d'environ 45%. Or, si l'humanité poursuit cette trajectoire, les experts du GIEC prévoient des conséquences désastreuses du réchauffement climatique, notamment un appauvrissement de la biodiversité, des vagues de chaleur prolongées, une perte de fertilité des sols et de rendement des cultures, ainsi que des difficultés d’approvisionnement en eau douce. Agir sur le changement climatique relève donc désormais de la responsabilité collective des dirigeants politiques, économiques et financiers.

Pour ralentir les conséquences de la crise climatique, les pays renforcent progressivement leurs réglementations. Mais le passage à une « économie verte » nécessite des innovations et des investissements structurels considérables. L'Union européenne estime en effet que ces derniers devraient s’élever à environ 8 000 milliards d'euros d'ici à 2030, hors inflation et croissance.

Si près d’un quart de cet argent proviendra du secteur public, le private equity a également un rôle majeur à jouer comme catalyseur de la transition écologique, en investissant dans des actifs conformes aux normes ESG ou commercialisation des solutions ayant un fort impact en matière de réduction d'émissions CO2.


Le capital-investissement peut jouer un rôle majeur dans le financement de la transition écoligique

Estimation par l'UE des fonds nécessaires, de leurs sources et de leur répartition par destination d'ici à 2030

 

Transition vers une économie verte : 5 défis majeurs pour le private equity

Depuis plusieurs années, les investisseurs cherchent à obtenir des rendements à partir d'actifs conformes aux critères ESG, ce qui a conduit à l'essor de diverses méthodologies et cadres de notation.

Au cours de cette étude, le cabinet Roland Berger a tenté de déterminer si l'objectif de création de valeur était réellement compatible avec celui de neutralité carbone.

Afin de devenir un catalyseur d’un changement économique positif, le private equity devra surmonter cinq défis majeurs :

1/ Selon les gestionnaires de fonds interrogés, 83% des investisseurs exigent des rendements stables, pourtant il est souvent difficile de les garantir et de définir en amont la manière de les générer. De plus, plus de la moitié des gestionnaires considèrent que la réglementation nuit à leur capacité à produire de la valeur financière.

2/ Le sentiment d'incertitude est exacerbé du fait de l’existence des nombreux cadres réglementaires. Néanmoins, la majorité des investisseurs estime que l'environnement législatif offre aujourd’hui suffisamment de garanties.

3/ Lors des réunions entre les gestionnaires de fonds et les administrateurs des entreprises en portefeuille, les discussions sur l'ESG ont tendance à se concentrer sur la conformité et le contrôle plutôt que sur l’innovation et les opportunités commerciales.

4/ Selon plus de 70% des gestionnaires et PDG d’entreprises en portefeuille interrogés, les critères de rémunération des dirigeants ne sont pas alignés avec les objectifs de performance ESG.

5/ Si 96% des gestionnaires encouragent les bonnes pratiques en matière de transition écologique au sein de l’ensemble des entreprises de leur portefeuille, la coopération entre participations peut être encore améliorée.

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