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[Question de Gestion] Ecofi va un cran plus loin en faveur du climat et de la biodiversité

Après avoir exclu un certain nombre de secteurs et 71 paradis fiscaux, Ecofi renforce ses engagements ISR. Elle exclut désormais les fabricants de pesticides (à partir de 10% du chiffre d’affaires) et les entreprises impliquées dans de nouveaux projets dans les énergies fossiles non conventionnelles.

La stratégie d’engagement ISR d’Ecofi repose à la fois sur l’analyse des enjeux environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG), les exclusions sectorielles et des paradis fiscaux, la gestion des entreprises controversées et la réduction de l’intensité carbone comme objectif de gestion.

Si cette stratégie repose avant tout sur une démarche de progrès et de dialogue avec les entreprises, Ecofi a considéré, à partir de 2019, que, en tant qu’investisseur responsable, elle ne pouvait pas continuer à investir dans certains secteurs qui ont démontré leur nocivité ou voués à disparaître. Ecofi a ainsi exclu les armements controversés, les jeux d’argent, le tabac, les énergies fossiles non conventionnelles et le charbon et planifié la sortie progressive des énergies fossiles conventionnelles.

Aujourd’hui, Ecofi va encore plus loin

1/ Interdiction d’investir dans des entreprises qui ont des plans de développement dans le pétrole et/ou le gaz non conventionnels

Ecofi exclut déjà dès le premier euro les entreprises impliquées dans les énergies non conventionnelles, soit les principales majors pétrolières (BP, ENI, Total...).

Ce critère, strict, ne suffit plus, et doit inclure les plans de développement. L’Observatoire de la finance durable explique ainsi que les énergies non conventionnelles présentent davantage de risques pour l'environnement que le pétrole et le gaz conventionnels. De plus, une étude de 2019 des Amis de la Terre et de Reclaim Finance montre que leur développementaux Etats-Unis et au Canada pourrait représenter 85% de la croissance globale de la production de pétrole et de gaz d’ici 2025.

Cette décision place Ecofi au niveau des meilleures pratiques observées parmi les acteurs financiers par l’ONG Reclaim Finance. Sa mise en œuvre s’appuiera sur la « Global Oil and Gas Exit List » fournie par l’ONG allemande Urgewald, devenue une référence en Europe.

2/ Exclusion des fabricants de pesticides (à partir de 10% du chiffre d’affaires)

Ecofi intégrait déjà les risques liés à la biodiversité, à travers les exclusions sectorielles comme le charbon, l’extraction, le raffinage, le transport et la production d’énergie liée au pétrole ou encore l’extraction d’énergies fossiles non conventionnelles.

Cet enjeu est également pris en compte dans l’analyse ESG ainsi que dans l’analyse des controverses. Ecofi œuvre par ailleurs pour la préservation des espèces à travers sa politique d’engagement actionnarial.

A travers cette nouvelle exclusion, Ecofi souhaite renforcer l’intégration de la biodiversité dans son processus ISR tant il y a urgence à agir. En effet le rapport Planète Vivante du WWF, publié en octobre dernier, fait un constat alarmant. Ce rapport, qui suit l'état de santé de la nature depuis près de 50 ans, montre un déclin moyen de 69% des populations d'espèces sauvages surveillées dans le monde entre 1970 et 2018.

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