Connexion
/ Inscription
Mon espace
Etudes & Enquêtes
ABONNÉS
Partager par Linked-In
Partager par Twitter
Partager par Xing
Partager par Facebook
Partager par email
Suivez-nous sur feedly

[Témoignage] STUDIOS Architecture appelle à un mouvement vers une architecture passive

Face aux tensions qui règnent sur l’approvisionnement en énergie, les entreprises sont sommées par l’exécutif de réduire de 10% leur consommation.

Pour les architectes de Studios : les actions curatives immédiates, comme éteindre la lumière ou baisser le chauffage, permettront certes d’atteindre cet objectif à court terme mais ne suffiront pas à adresser les enjeux climatiques pour 2030, fixé à 40% par le décret tertiaire du Ministère de la transition écologique.

Parce que l’énergie la plus durable est celle que nous ne consommons pas, le collectif d’architectes appelle à un mouvement vers une architecture passive, c’est-à-dire neutre en énergie. Il n’y a pas de fatalité, des solutions existent et ne demandent qu’à être activées pour transformer durablement l’immobilier tertiaire :

  • Systématiser l’approche bioclimatique. Studios Architecture défend une architecture de bon sens qui, dans la conception même du bâtiment, minimise la consommation d’énergie en tirant parti de son environnement immédiat, de son orientation, de la ventilation naturelle, de la proportion de plein et de vide de la façade, de sa matérialité ou encore de sa couleur. Une approche qui permet de capter, transformer, diffuser, se protéger de la chaleur et du froid selon la saison et d’optimiser la lumière naturelle.
  • Tendre vers des bâtiments autosuffisants. Le bâtiment doit être en capacité de produire l’énergie nécessaire à sa consommation. L’installation de panneaux photovoltaïque, d’éoliennes ou de système de récupération de la chaleur dégagée par des unités informatiques sont des solutions parmi d’autres pour rééquilibrer la consommation d’énergie des bâtiments tertiaires.
  • Développer des modèles de partage des ressources à l’échelle des villes et des quartiers. A l’image des réseaux urbains qui centralisent les productions d’énergie, il s’agit de créer des boucles vertueuses entre producteurs et consommateurs d’énergie. Une approche circulaire qui peut s’appliquer à l’échelle du bâtiment grâce à la mixité des usages.
  • Optimiser et piloter les consommations d’énergie en s’appuyant sur la data et les nouvelles technologies. Grâce au smartbuilding de nouvelles possibilités s’offrent à nous : détection de la présence des collaborateurs, fermeture automatique des volets, ouverture des fenêtres la nuit …Des outils qui permettent également de rationaliser le taux d’occupation des bâtiments, devenu plus aléatoire avec le télétravail.

  • Garantir la totale résistance thermique des bâtiments, en privilégiant l’isolation des enveloppes extérieures d’une part et, d’autre part, en optimisant la gestion des ponts thermiques qui permettent de conserver une température naturelle confortable.

Enfin, il s’agit aussi de réparer l’existant en intégrant ces solutions dans la rénovation et permettre au bâti de s’adapter aux nouveaux enjeux.

Lire la suite...


Articles en relation