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[Baromètre] Les infrastructures ont résisté à la crise

Les infrastructures ont prouvé leur résistance pendant la pandémie et deviendront encore plus résilientes à l'avenir, a déclaré Agnès Pannier-Runacher, ministre déléguée auprès du ministre de l’Économie, des Finances et de la Relance, chargée de l’Industrie, à l’occasion d'une conférence organisée par Vauban Infrastructure Partners le 8 décembre 2020 sur le thème de la digitalisation des infrastructures.

La ministre a ainsi déclaré aux participants de la conférence que la digitalisation rapide des infrastructures au cours de la crise du Covid-19 renforcera encore la valeur et l'attrait de cette classe d'actifs. « Les infrastructures sont au cœur de la vie sociale et économique par le biais des services publics, des télécommunications, des réseaux de transport et des hôpitaux. Leur résilience est devenue une préoccupation majeure de notre gouvernement, et elles ont été jugées fiables pendant la crise. Les processus digitaux sont également rentrés en ligne de compte pour soutenir les infrastructures, et ils seront désormais incontournables à l'avenir. »

La conférence a été suivie par plus de 200 professionnels du secteur des infrastructures, et intégrait deux panels de personnalités du secteur. Le premier panel a discuté de la digitalisation des infrastructures dans un monde post-Covid, tandis que le second a abordé la manière dont les investisseurs internationaux s'adaptent au nouvel environnement de marché.

La conférence a également été l’occasion de dévoiler un rapport de Vauban et Altermind, une société de conseil, qui soutient que la digitalisation des infrastructures est un agent de résilience et d'opportunité dans un monde incertain. Des professionnels de l'industrie, des organismes publics et des universitaires ont participé à la rédaction de ce rapport, intitulé « L'ère des infrastructures 4.0 ».

Le rapport affirme que l'économie mondiale pourrait se diriger vers l'une de ces quatre options :

  • La décroissance, dans le cadre de laquelle les communautés réduisent considérablement leur activité économique et se replient sans aucune coopération internationale ;
  • Le chaos, par lequel des politiques à court terme mal conçues et non coopératives entraînent des chocs financiers et économiques ;
  • Les années folles, où la coopération internationale se concentre uniquement sur la relance à court terme et ignore les défis du changement climatique ;
  • Un scénario de New Deal vert dans lequel le choc de la crise du Covid-19 encourage la communauté internationale à planifier un avenir durable à long terme.

Nous devrions viser le scénario du new deal vert », a déclaré Agnès Pannier-Runacher. « C'est de loin le scénario le plus souhaitable et nous emploierons tous les moyens pour y parvenir. »

Gwenola Chambon, directrice générale de Vauban Infrastructure Partners, a de son côté déclaré que la crise sanitaire avait révélé la valeur de la connectivité. « Notre rapport montre clairement que la digitalisation des infrastructures est un élément clé pour améliorer leur résilience ainsi que leur capacité à faire face à la combinaison des transitions sociétales, environnementales et technologiques, à même de façonner notre société à l'avenir. »

La digitalisation des infrastructures fait partie de la solution aux problèmes liés au changement climatique, selon la Banque européenne d'investissement (BEI). Ambroise Fayolle, vice-président de la BEI, a déclaré aux participants de la conférence que l'innovation conduirait à une économie plus durable. « Il est très important d'avoir plus d'intégration entre les actifs physiques et les personnes qui les exploitent », poursuit-elle.

La digitalisation aiderait la BEI à réaliser sa feuille de route sur le climat, approuvée en novembre 2020 par les 27 États membres de l’UE, au cours des cinq prochaines années.  Piliers de cette feuille de route :

  • Allouer 1 000 Mds€ d'investissements pour la durabilité environnementale au cours de la décennie d’ici à 2030 ;
  • Aligner l'ensemble des financements à partir de fin 2020 sur l'accord de Paris ;
  • Consacrer plus de 50% des financements aux investissements verts d'ici 2025 ;
  • Développer davantage de services de conseil et de financement écologiques pour les technologies innovantes à intensité bas carbonique ;
  • Soutenir les marchés de capitaux « verts ».

Le renforcement de l'engagement des gouvernements et des institutions internationales en faveur de la durabilité a été un des rares effets positifs de la pandémie. Selon Gwenola Chambon, bien que certaines mesures aient été appliquées dans l’urgence lors de celle-ci, beaucoup d'entre elles s’installeront durablement. « Parfois, les situations d’urgence ont des issues positives car elles permettent d’accélérer des processus historiques qui pourraient autrement prendre des années », a-t-elle souligné. « C'est une grande leçon de cette crise et un avantage majeur pour les infrastructures en général et les infrastructures digitales en particulier. »

Enfin, Agnès Pannier-Runacher a averti que la tâche consistant à s’assurer de la résilience des infrastructures n'a pas encore été menée à son terme, malgré les progrès rapides enregistrés. « Nous devons adapter et mettre à niveau les infrastructures », a-t-elle déclaré. « C'est un défi car cela nécessite un changement du modèle économique et social. Néanmoins, je ferai tout mon possible pour assurer une transition verte et digitale. »

 

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