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Covid-19 et marchés immobiliers européens

Generali Real Estate, acteur de l’immobilier européen, avec +30 Mds€ d’actifs sous gestion, publie l'analyse « Covid et marchés immobiliers européens : ce s’est-il passé et à quoi faut-il s’attendre sur les marchés immobiliers européens », dont voici quelques extraits : 

« Depuis l’irruption du Covid-19 en Europe en février 2020, les répercussions financières sur l’immobilier ont été erratiques. Elles dépendent en effet largement du moment où le virus a frappé chaque pays et des réactions/mesures de confinement pas toujours homogènes prises par différents gouvernements. 

Comme dans la plupart des crises où l’incertitude se répand chez les acteurs du marché, nous observons une réduction substantielle des nouveaux projets en cours de développement. Les processus de vente et d’acquisition déjà entamés et proches de la phase d’exécution sont soit reportés, soit conclus selon des conditions différentes des termes préalablement convenus.

En raison de leurs caractéristiques physiques et de leur valeur intrinsèque en tant qu’actifs corporels, les biens immobiliers sont généralement moins affectés par la volatilité en période de ralentissement. Leur réévaluation potentielle affiche également un retard par rapport à l’économie générale, car les flux de trésorerie ont tendance à être plus délicats avec le temps. Compte tenu de la structure du choc actuel, les retombées du Covid-19 sur l’immobilier seront strictement liées à la dynamique du marché des occupants et donc à la modification attendue du comportement des consommateurs à moyen/long terme.

À moyen terme, jusqu’à ce qu’un vaccin soit disponible, nous pensons que l’ampleur du revirement au niveau des consommateurs sera principalement influencée par le type de besoin couvert par les activités des locataires (c’est-à-dire couvrant d’abord les besoins de base, tels que la nourriture, les produits pharmaceutiques, les biens de consommation courante, ensuite les vêtements et l’électronique, et d’autres comme les produits de luxe, les loisirs) et sera associée à l’existence de solutions alternatives de « distanciation sociale » pour satisfaire les besoins commerciaux ou sociaux pertinents. 

À titre d’hypothèses générales, les tendances et les évolutions du marché seront plus prononcées dans toutes les régions où le Covid-19 s’est manifesté avec davantage de vigueur ou, ce qui est plus grave sur le plan économique, plus longtemps.

À long terme, après la solution à la crise (disponibilité, mais aussi distribution généralisée du vaccin ou découverte d’un traitement efficace ou, selon un scénario plus long et plus baissier, à travers l’immunité collective), les habitudes des consommateurs reviendront à la normale, sauf pour celles qui se sont avérées améliorer leur qualité de vie ou être plus efficientes/efficaces d’un point de vue purement économique.

À cet égard, les actifs immobiliers liés d’une manière ou d’une autre aux interactions sociales, comme le commerce de détail, retrouveront leur objet et fonction d’origine, tandis qu’une série de changements structurels et culturels, principalement liés à une adoption plus disciplinée de la numérisation et à la poursuite du développement de l’infrastructure informatique, est envisageable. »

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