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Union européenne : des questions clés sans réponse  

Une analyse de l’équipe de Vincent Chaigneau, Directeur de la recherche de Generali Investments.

L’accord conclu la semaine dernière par les ministres des finances de l’UE était probablement ce que l’on pouvait attendre de mieux compte tenu des différends importants entre les États membres et du degré élevé de politisation du débat. L’évaluation des retombées politiques et économiques de l’accord sera cette semaine au centre des discussions. L’accent sera mis sur les lignes de crédit du MES : chaque pays peut obtenir jusqu'à 2% de son PIB, mais devra le demander et accepter les conditions (légères) qui y seront attachées. C’est un point politique critique pour Italie, le Mouvement 5 Stelle, partenaire principal de la coalition, s’opposant formellement à toute condition. 

Le gouvernement italien pourrait décider de ne pas activer cette solution, optant plutôt pour une augmentation du déficit en 2020. Ce serait risqué compte tenu du niveau de sa dette et laisserait le pays dans l’attente de l’aide du Temporary Recovery Fund, dont la définition est très préliminaire à ce stade, la réunion de jeudi dernier n’ayant fourni que très peu d’indications sur sa taille et surtout sur son mode de financement.
Cette situation donne à la BCE un rôle encore plus crucial. Celle-ci estime que la zone euro aura besoin de 1 500 Mds€ pour faire face à la crise ; étant donné l’appel répété de la banque centrale pour un soutien budgétaire, et le précédent établi par la Fed, il est très probable que la taille du programme actuel d’achat extraordinaire d’obligations - actuellement 750 Mds€ - sera rapidement augmentée.

 

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