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5 conseils gérer son épargne salariale au mieux

PEE, PERCO, actions, obligations, monétaires, profils de risque... Difficile de faire un choix de placements quand autant de critères complexes sont à prendre en compte et que l’accompagnement est bien souvent insuffisant. La question est d’autant plus cruciale cette année que les débats sociétaux en cours font ressortir les avantages de l’épargne salariale sur le pouvoir d’achat des français.

Alors que la majeure partie des salariés commencent à recevoir leurs bulletins de participation et d’intéressement, Charlotte Thameur, Directrice conseil de Yomoni, donne 5 conseils pratiques permettant de profiter au mieux de ce dispositif souvent sous-exploité et méconnu.


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Pas de bonne épargne salariale sans bonne information

Avant d’épargner, il est important de bien comprendre le dispositif proposé. L’idée n’est pas que le salarié tape à la porte de son manager toutes les cinq minutes, mais qu’il identifie la ou les personnes au sein de son entreprise en charge de répondre à toutes ses interrogations. Les deux dispositifs qui peuvent être proposés sont le Plan d’Epargne Entreprise (PEE) et le Plan Epargne Retraite Collective (PERCO). Chaque dispositif a ses propres spécificités, notamment le blocage de l’épargne. Hors cas de retrait anticipé, les sommes investies dans un PEE sont disponibles au bout de 5 ans, celles investies sur le PERCO ne sont débloquées qu’au départ à la retraite.

2 - Se poser les bonnes questions

Pourquoi j’épargne ? Quel est mon projet ? Quand aurai-je besoin de débloquer de l’argent ? Comme pour tout produit d’épargne, le salarié doit se poser ces questions essentielles sur ses projets. Un jeune cadre qui débute dans la vie active, sans projet précis à court terme, peut se permettre de prendre plus ou moins de risque, alors que le salarié proche de la retraite devra se montrer de plus en plus prudent, à mesure que la date de son départ approche. Ne pas se poser ces questions essentielles, c’est prendre le risque que l’épargne ne soit pas disponible à temps pour concrétiser un projet.

3 - Les fonds ne doivent plus avoir de secrets pour les épargnants !

Pour le salarié novice en finance, il est très tentant de se tourner tout de suite vers les fonds monétaires, sécurisés et fiables. Environ 30% des sommes investies via l’épargne salariale le sont en monétaire, alors que ce type de fonds a enregistré une baisse de 2% en moyenne ces dernières années. Ce réflexe est bien souvent provoqué par un manque de connaissances des produits financiers. Pour faire les choix les plus adaptés à ses projets de vie, il est important de comprendre sur quoi l’argent est investi : Actions ? Obligations ? ou Monétaire ? De plus, lire les fiches techniques des fonds (DICI), disponibles sur les plateformes, est indispensable pour comprendre dans quel type d’entreprise l’argent sera investi. Pour s’aider, il est aussi possible de s’appuyer sur la base de données de sélectionneurs de fonds comme Morningstar. Enfin, le salarié doit prêter une attention particulière aux frais qui sont ou seront à sa charge tels que les frais de gestion, les frais de tenue de compte (supportés par l’entreprise tant que l’employé y travaille) ou encore d'éventuels frais d'entrée sur les FCPE ou SICAV, imposés par certains teneurs de compte.

4L’épargne salariale nécessite autant d’attention que l’assurance-vie...

L’épargnant doit suivre activement l’évolution de son épargne salariale. Trop nombreux sont les salariés qui, une fois les choix de placements effectués, ferment la page de la plateforme de gestion et ne s’y reconnectent que l’année d’après, pour effectuer leurs nouveaux choix. Un suivi régulier est recommandé pour s’assurer que les choix effectués sont les bons. L’épargnant ne doit pas oublier qu’une fois ses choix enregistrés, son argent est placé sur les marchés. Comme pour tout placement financier, des ajustements sont donc parfois nécessaires.

5  - ...et est même parfois plus intéressante fiscalement !

Le PEE n’est soumis qu’aux prélèvements sociaux, les plus-values ne sont pas fiscalisées, ce qui le rend plus intéressant fiscalement. Le salarié n’a que les frais de gestion à payer (plus ou moins élevés en fonction du gestionnaire). Rien ne l’oblige donc à récupérer son argent au bout des 5 ans (dans le cadre du PEE) ! Au contraire, s’il n’en a pas besoin tout de suite, il peut gagner à laisser son épargne fructifier dessus encore quelques temps et continuer ainsi à bénéficier de sa franchise d’impôt.

En conclusion de ces conseils, les salariés doivent comprendre qu’ils peuvent être les animateurs de leur épargne salariale en évaluant la qualité des plans et des supports d'investissement proposés par leur entreprise. Ils peuvent également challenger leur DRH et dirigeants sur d'éventuelles alternatives plus intéressantes.

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