Connexion
/ Inscription
Mon espace
ER - Acteurs du secteur financier
ABONNÉS

Résultats du test de résistance à l'assurance de 2018

L’Autorité européenne des assurances et des pensions professionnelles (EIOPA) publie les résultats de son 4ème exercice de stress tests.Cet exercice 2018 évalue la résilience des groupes participants à trois scénarios sévères mais vraisemblables :

- Un choc de remontée des taux combiné à un choc de rachat et d’insuffisance de provisionnement. Cela signifie un risque soudain et important de réévaluation des primes de risque et une forte augmentation de l’inflation des sinistres.
- Un choc de baisse des taux combiné à un choc de longévité. Cela signifie qu’il y aurait une période importante de taux d’intérêt extrêmement faibles et une augmentation de l’espérance de vie.
- Une succession de catastrophes naturelles où les pays européens sont touchés par une suite de quatre tempêtes, deux inondations et deux tremblements de terre.

La couverture de marché des 42 groupes d’assurance et de réassurance ayant participé à l’exercice cette année est d’environ 75% de l’ensemble des actifs consolidés. La date de référence choisie pour cet exercice est le 31 décembre 2017.
L’impact des différents scénarios sur le bilan et les fonds propres des groupes participants est évalué au travers de l’actif net et via une estimation du ratio de couverture de l’exigence en capital de solvabilité (« SCR », Solvency Capital Ratio).

Compte tenu des défis opérationnels et méthodologiques en lien avec la réévaluation du SCR groupe, les participants étaient autorisés à utiliser des approximations et simplifications dès l’instant que ces dernières garantissaient le sens et l’ordre de grandeur des chocs.
En situation initiale (« baseline »), les participants reportent un ratio de couverture des passifs par les actifs (« AoL », Assets over Liabilities) de 109,5% et un ratio de couverture du SCR de 202,4%.

Au total, l’exercice confirme la sensibilité importante du marché européen de l’assurance à des chocs de marché combinés à des chocs assurantiels. Globalement, le secteur est convenablement capitalisé pour pouvoir absorber les chocs spécifiés.

- Dans le scénario de remontée des taux (« YCU », Yield Curve Up), le ratio de couverture des passifs par les actifs est réduit d’environ un tiers (-32,2%) et le ratio de couverture du SCR diminue à 145,2% après choc. Six groupes reportent un ratio SCR inférieur à 100%.

Dans le scénario de taux bas prolongé (« YCD », Yield Curve Down), l’effet sur le ratio de couverture des passifs par les actifs est similaire (-27,6%) avec un ratio de couverture du SCR de 137,4% après choc. Sept groupes ont reporté un SCR inférieur à 100% pour ce scénario.

Dans le scénario de catastrophes naturelles, une baisse de seulement 0,3 point de pourcentage a été constaté sur le ratio de couverture des passifs par les actifs. Au total, les participants prouvent leur très grande résilience à la succession de catastrophes naturelles démontrant ainsi l’importance des mécanismes de transferts des risques en vigueur - c’est-à-dire la réassurance - qui absorbent 55% des pertes. En conséquence, les groupes les plus affectés sont les réassureurs et les groupes d’assurance impliqués dans des activités de réassurance.

Un des objectifs de l’exercice de cette année, en lien avec les recommandations récentes de la Cour des comptes européenne (« ECA », European Court of Auditors), était d’accroître la transparence en demandant à tous les participants de publier, sur une base volontaire, une liste d’indicateurs individuels. À date, seuls quatre des 42 groupes participant ont donné leur consentement pour la publication de leurs résultats individuels.

Pour Gabriel Bernardino, président de l’EIOPA : « Cet exercice marque une étape importante dans l’évaluation de la résilience du secteur européen d’assurance à un ensemble de scénarios adverses mais vraisemblables et fournit une base de discussions précieuse avec les groupes participants sur les vulnérabilités identifiées, les mesures préventives et les mesures de gestion probables si les scénarios devaient se matérialiser ».

 

Lire la suite...


Articles en relation