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Les Français ouverts aux Fintech et aux Insurtech

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Comparateurs, cryptomonnaies, et transferts d’argent sont dans le top 3 des services au plus fort potentiel. Cette dernière décennie a été marqué par l’avènement des services digitaux, connectés et collaboratifs dans le secteur financier et assurantiel. Fintech et insurtech ont émergé rapidement aux côtés des acteurs traditionnels.

Depuis 2015, Deloitte suit de près l’arrivée de ces nouveaux services en analysant leur notoriété, l’intérêt porté et l’usage qui en fait par les Français. Dans la 3ème vague de ce baromètre, « Fintech 2018 », la tendance est nette : les Français sont ouverts aux Fintech et aux Insurtech, ils réalisent désormais la plupart de leurs opérations bancaires courantes en ligne, mais ne veulent pas pour autant se passer de leurs banques et assurances traditionnelles

-  78% des Français ne connaissent pas les Fintech et encore moins les InsurTech (86%)…5 points de mieux qu’en 2017
-  A leurs yeux, le potentiel que représentent ces nouveaux services financiers est en hausse et les plus plébiscitéssont les comparateurs, les cryptomonnaies, le transfert d’argent et les cagnottes, les assurances de santé connectée, et les assurances habitation et auto connectées.
-  A quand l’envolée de ces nouveaux services ?
-  70% des répondants considèrent que ce sont des services d’avenir et qu’ils vont se généraliser,considérés comme véritablement innovants (par 81% d’entre eux), et utiles (55%) :

  • 26% sont prêts à utiliser ces services s’ils sont proposés par leur banque ou leur assurance
  • 44% estiment même que cela renforcerait leur relation avec leur établissement financier
  • Des freins subsistent en matière de pédagogie pour 35%et de sécurité des données pour 36%
  • Il faut également tenir compte de la proportion des Français déclarant envisager de quitter leur banque pour les Fintech qui baisse à 22% (-3 points vs. 2017) et 55% des Français souhaitent avoir un interlocuteur unique


Un frémissement du secteur de l’innovation bancaire / financière

Si la notoriété spontanée des FinTech et InsurTech reste limitée (7% des Français savent à peu près ce que sont les FinTech ou les InsurTech), elle est néanmoins en hausse significative par rapport à la mesure réalisée un an plus tôt. Concrètement, 12% des Français peuvent citer au moins une entreprise / un sujet en relation avec les FinTech, et seulement 5% pour les InsurTech : au global, des citations très éparses laissant deviner un marché très éclaté complexifiant le message. Un éclatement du marché, perçue par une minorité de connaisseurs, justifiant certainement la part plus importante de Français percevant trop d’innovation dans le secteur banque et finance : une rationalisation du marché peut s’avérer nécessaire.


Une notoriété portée par les paiements et transferts d’argent en ligne

Dans l’ensemble la connaissance, l’usage et l’intérêt des différents services testés demeurent stables par rapport à la mesure un an plus tôt. Seuls les transferts d’argent et cagnottes en ligne affichent une nette progression par rapport à 2017, passant de 50 à 65% de connaissance et de 15 à 20% d’utilisation. Ceux-ci sont également les FinTech les plus citées spontanément (Paypal, Leetchi, SlimPay, Pumpkin, Lydia...). Les cryptomonnaies, non évaluées en 2017, contribuent également à cette évolution avec 75% des Français déclarant connaitre ces monnaies ; son utilisation reste cependant limitée avec 7% des Français déclarant disposer de cryptomonnaies. Les comparateurs de prix et services sont également plus connus qu’en 2017 avec 71% de connaisseurs (vs. 67% en 2017).


Des services d’avenir mais qui nécessitent toujours de prouver leur utilité...

Près de 7 Français sur 10 estiment toujours que ces nouveaux services sont des produits d’avenir qui vont se généraliser et prendre une place importante dans les secteurs de la finance et de l’assurance. Cependant, comme en 2017, l’utilité de ces services n’est toujours pas évidente : tandis qu’environ la moitié des Français les jugent utiles (plutôt assez utiles que très utiles), l’autre moitié les jugent inutiles dont 11% absolument inutiles.
C’est en effet l’un des principaux leviers évoqués par le Français pour davantage utiliser ces nouveaux services : qu’on leur explique davantage les bénéfices. Le manque de besoin est également une raison souvent évoquée pour expliquer le non intérêt envers chaque service.


Et surtout qui doivent garantir leur fiabilité

La sécurisation des données est également l’un des principaux leviers d’utilisation des services et le principal frein en ce qui concerne les assurances connectées (peur du traçage). Plus d’1 Français sur 2 n’est pas complètement rassuré en ce qui concerne la transmission de ses données personnelles sur Internet : une proportion en hausse par rapport à l’an dernier. Le manque de confiance envers les sites, les dispositifs ou les acteurs est la première raison de non intérêt des services la plus souvent évoquée.

www2.deloitte.com

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